La Floride est maintenant hockey!

Nikita Nesterov, du Lightning, met en échec Reilly... (AP, Brian Blanco)

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Nikita Nesterov, du Lightning, met en échec Reilly Smith, des Panthers, lors du match de samedi dernier entre les deux équipes floridiennes qui connaissent présentement du succès sur la glace et aux guichets.

AP, Brian Blanco

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(Sunrise) Il se passe de drôles de choses au hockey ce printemps. Alors que ce sera le calme plat dans les sept villes canadiennes de la Ligue nationale, la Floride sera hockey.

Dans la LNH, le Lightning et les Panthers rempliront leurs arénas respectifs et vibreront au rythme des séries. Un produit de la Floride, le défenseur des Flyers Shayne Gostisbehere, pourrait très bien aller à Las Vegas en juin à titre de finaliste pour le trophée Calder.

Même le monde du hockey universitaire aura les yeux tournés vers le «Sunshine State» avec la présentation du Frozen Four, soit les demi-finales et la finale du championnat américain, à l'Amalie Arena de Tampa. Deux Floridiens, Austin Cangelosi et Chase Friskie, y participeront.

À un tout autre niveau, c'est un établissement de la Floride, JW Mitchell, qui a remporté le championnat américain des écoles secondaires, une première dans l'histoire de cet État!

On ne s'emportera pas en déclarant que la Floride est le nouveau Minnesota. Mais il faut comprendre que le gouret part de loin dans cette ancienne colonie espagnole. C'est en parlant aux plus sages de la LNH que l'on comprend à quel point le hockey a fait du chemin ici depuis que le Lightning s'est joint à la ligue en 1992.

«Je n'aimais pas vraiment jouer ici, je devais utiliser trois chandails tellement je transpirais. Ce n'était pas très confortable, la glace était molle, c'était dur de patiner. Beaucoup de choses ont changé», se remémore Jaromir Jagr, seul joueur de la LNH encore actif qui jouait au moment de l'arrivée des deux équipes floridiennes.

Craig Ramsay, conseiller spécial auprès du personnel d'entraîneurs du Canadien, était entraîneur adjoint chez les Panthers lors de leurs deux premières années d'existence, de 1993 à 1995. «Il y avait tout de même du hockey mineur ici, mes fils étaient inscrits à Pompano Beach. Il y avait deux équipes : une pour les jeunes, une pour les plus vieux. La fin de semaine, un de mes gars jouait à 6h du matin et devait ensuite voyager à Tampa ou à Orlando pour y affronter une autre équipe. Un des entraîneurs allait sur la patinoire en espadrilles plutôt qu'en patins! Il fallait vraiment être dévoué pour jouer.»

Pendant longtemps, la Californie semblait être le seul marché non traditionnel que la LNH parvenait à pénétrer. Le passage de Wayne Gretzky chez les Kings de Los Angeles dans les années 90 y est évidemment pour beaucoup, de même que la bonne tenue des Sharks de San Jose. Le hockey y est aujourd'hui en si bonne santé qu'on y retrouve trois des très bonnes équipes de la LNH, de même que cinq clubs de la Ligue américaine, la plupart en bonne santé.

Les progrès ont été plus lents en Floride, mais la conquête de la Coupe Stanley par le Lightning de 2004 a provoqué un déclic. C'était en effet la première fois de l'histoire que le trophée était remporté dans un marché non traditionnel.

Le succès attire les partisans

Trois fois cette saison, les Panthers ont attiré plus de 20 000 spectateurs à leur domicile. À Tampa, le Lightning vient au huitième rang de la LNH avec une moyenne de plus de 19 000 spectateurs cette saison. La question est maintenant de savoir si cette popularité est strictement liée aux succès des deux équipes sur la patinoire ou si un bassin de partisans plus fidèles se forme.

«Si l'équipe avait atteint les séries plusieurs années de suite, on aurait pu bâtir quelque chose», déplore le gardien des Panthers Roberto Luongo. «Mais l'an passé, on a senti un revirement de situation, on a senti un petit buzz qui commençait. Et là, on est revenus avec une autre bonne saison. Les gens voient que ce n'est pas seulement la chance, que ça tient à un bon noyau qui sera ici pendant un bon bout de temps.»

«Une grande partie de la croissance est attribuable à ce que le Lightning a fait hors glace», ajoute Rob Higgins, directeur de la Commission des sports de Tampa Bay. «L'équipe a mis sur pied un projet pour distribuer 22 000 bâtons dans des écoles. Quand tu donnes autant de bâtons et que tu exposes les jeunes au hockey, ça fait grandir le sport. Quand tu développes un sport depuis la base, ça peut durer à long terme.»

En juin, on célébrera le 10e anniversaire de la Coupe Stanley des Hurricanes de la Caroline et d'une époque où l'équipe attirait plus de 16 000 spectateurs à ses matchs. Ce chiffre est passé à 12 000 depuis deux saisons. Cette baisse et les rumeurs de déménagement à Québec sont toutefois de bons rappels que les succès des concessions du sud peuvent être éphémères si l'équipe part à la dérive.

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