Plus de profondeur devant le filet du CH

Charlie Lindgren, des Huskies de l'Université St. Cloud State,... (AP, Ann Heisenfelt)

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Charlie Lindgren, des Huskies de l'Université St. Cloud State, sera l'adjoint de Mike Condon jeudi contre le Lightning à Tampa Bay.

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(Montréal) Ça a fonctionné une fois avec Mike Condon, pourquoi ça ne fonctionnerait pas avec un autre?

En mettant sous contrat mercredi Charlie Lindgren, issu des rangs universitaires américains, le Canadien a ajouté de la profondeur devant le filet sans avoir utilisé un choix au repêchage, ni investi des années de développement difficiles à prévoir dans un gardien. Un gardien qui, dès jeudi, sera l'adjoint de Condon face au Lightning de Tampa Bay.

«Nous sommes dans un monde où les joueurs autonomes sont suivis assidument et il y a eu des équipes à sa poursuite durant toute l'année», a confié l'entraîneur-chef des Huskies de l'Université St. Cloud State Bob Motzko, où Lindgren a passé les trois dernières saisons.

«Nous avions une bonne idée à la fin de l'année dernière qu'il pourrait s'en aller parce qu'à partir de Noël, cette année-là, il est vraiment devenu un gardien dominant dans notre conférence. Nous étions une jeune équipe et il nous a amené dans le tournoi de la NCAA. Cette saison, il a repris là où il avait laissé. Il nous a guidé vers une saison de 31 victoires [un record de concession].»

En entrevue au St. Cloud Times, en début de semaine, le gardien de 22 ans disait que l'équipe qui lui offrirait la meilleure opportunité allait constituer le facteur déterminant dans sa décision. «C'est de savoir où tu crois avoir le meilleur chemin pouvant te mener à la LNH», a expliqué Lindgren. «En tant que recrue, je ne pense pas que le salaire puisse beaucoup changer. C'est vraiment une question d'opportunité et d'intérêt démontré par les dg et les équipes.»

Or, le Tricolore a sorti l'artillerie lourde pour damer le pion aux deux autres formations les plus insistantes auprès de Lindgren. Il lui a offert d'emblée un poste dans la LNH et l'assurance qu'il y passerait le reste de la saison. Lorsque son contrat a été officiellement paraphé et annoncé, mercredi matin, le gardien de 6'2'' et de 190 livres était déjà à Brossard pour passer ses tests médicaux et faire valider son équipement auprès de la LNH.

Le Canadien a offert à Lindgren un contrat à deux volets de deux ans qui entre en vigueur dès maintenant. C'est donc dire que le gardien originaire du Minnesota sera admissible à un nouveau contrat dès la fin de la prochaine saison et qu'il pourrait être disponible en vue d'un éventuel repêchage d'expansion à l'été 2017.

Son ancien coach Bob Motzko s'est dit très déçu de le voir partir un an avant sa graduation, mais il y était préparé. Selon lui, même s'il doit encore parfaire sa technique, Lindgren est un gardien extrêmement athlétique qui a tous les facteurs intangibles que recherchent les équipes de la LNH.

«Les gardiens d'aujourd'hui sont si avancés au plan de la technique, ils ont de bons entraîneurs des gardiens pour les guider et un équipement qui les sert bien», a rappelé Motzko. «Mais ce qu'on veut savoir, c'est ce qu'il y a sous le capot en termes de compétition. Or, ce jeune-là est un gagnant et un battant. C'est son plus grand attribut.»

Scrivens largué

À sa troisième saison à l'Université St. Cloud State, Lindgren a présenté un dossier de 30-9-1, en plus de terminer troisième dans sa division pour le taux d'arrêts (,925) et quatrième pour la moyenne (2,13). Avant de jouer sous les ordres de Motzko, il avait évolué pendant deux ans avec le Stampede de Sioux Falls dans la USHL. En 2013, il avait été choisi le gardien junior de l'année aux États-Unis.

En embauchant Lindgren, le Canadien a choisi de larguer Ben Scrivens. Le vétéran de 29 ans était avec l'équipe selon les termes d'un rappel d'urgence depuis son acquisition des Oilers d'Edmonton, le 28 décembre. Sitôt que Carey Price ou un autre gardien se montrait à la disposition de l'équipe, il fallait obligatoirement qu'il soit soumis au ballottage. Ça a été fait mercredi midi.

Déjà familier avec le logo

Charlie Lindgren ne sera pas trop dépaysé dans l'uniforme du Canadien puisque le logo des Huskies de l'Université St. Cloud State est un calque de celui du CH. «C'est à cause de Herb Brooks», explique l'entraîneur-chef Bob Motzko. «Quand il est arrivé en 1987 - sept ans après sa conquête de la médaille d'or olympique -, le programme était en troisième division. C'est lui qui a permis à l'université de passer en première division en plus d'obtenir les fonds pour faire construire un nouvel aréna. Dans cet élan de renouveau, il a veillé à ce que le logo de l'équipe soit changé.»

C'est quand même étonnant qu'au Minnesota, un château fort du hockey aux États-Unis, l'entraîneur américain le plus auréolé ait choisi Montréal comme symbole! «Oui, mais ça fonctionne!» fait remarquer Motzko.

Le CH intéressé par Yakupov

Nail Yakupov... (La Presse Canadienne, Jason Franson) - image 4.0

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Nail Yakupov

La Presse Canadienne, Jason Franson

Le divorce entre Nail Yakupov et les Oilers d'Edmonton semble réalisé, ne reste qu'à l'officialiser. Yakupov et son agent Igor Larionov auraient même reçu à la date limite des échanges la permission de parler directement avec des clubs pour concocter un échange que les Oilers auraient par la suite approuvé ou non. Le premier choix au total en 2012 a déclaré aux médias d'Edmonton en début de semaine que le Canadien figurait parmi les clubs intéressés. Il aurait ainsi pu retrouver son ancien compagnon de trio à Sarnia, Alex Galchenyuk. Elliotte Friedman, de Sportnet, rapporte que l'écart entre l'offre des organisations adverses et la demande des Oilers était trop grand.

Andrighetto ira aux Mondiaux

Sven Andrighetto aura l'occasion de poursuivre sa saison... (La Presse Canadienne, Graham Hughes) - image 6.0

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Sven Andrighetto aura l'occasion de poursuivre sa saison au Championnat du monde de hockey, présenté ce printemps en Russie.

La Presse Canadienne, Graham Hughes

Sven Andrighetto fait-il partie des plans à long terme dans le camp du Canadien? L'attaquant suisse de 23 ans ne connaît toujours pas la réponse à cette question, lui qui est sans contrat en vue de la prochaine saison et qui pourrait devenir joueur autonome avec restriction. «C'est sûr que je joue en pensant à la prochaine saison, mon contrat se termine cette année. Mais j'essaie de ne pas y penser. J'essaie seulement de penser à la chance qu'on me donne.» Andrighetto aura l'occasion de poursuivre sa saison au Championnat du monde de hockey, présenté ce printemps en Russie. Andre Rufener, son agent européen, a confirmé à La Presse la présence de son client avec la Suisse. «L'entraîneur-chef de l'équipe nationale prévoit qu'il sera une partie importante de l'attaque suisse», a dit Rufener. 

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