Toujours travailler, conseille grand-papa Pronovost

André Pronovost est un des rares joueurs à... (Archives Le Nouvelliste, Andréanne Lemire)

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André Pronovost est un des rares joueurs à avoir été coéquipier de Maurice Richard et de Gordie Howe.

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(Detroit) Même si André Pronovost a 79 ans bien sonnés, l'ancien du Canadien et des Red Wings de Detroit reste bien à l'affût de ce qui se passe dans la LNH et dans la LHJMQ. C'est avec les yeux clairs et pleins d'enthousiasme qu'il est arrivé à Detroit pour voir son petit-fils Anthony Mantha représenter les Red Wings à domicile pour la première fois. Contre le Canadien par-dessus le marché!

«C'est excitant, ça me rappelle de vieux souvenirs», confiait M. Pronovost à quelques heures du match. «Il y a 50 ans, en 1966, j'avais eu mon dernier camp d'entraînement, ici même à Detroit. Sauf que les Red Wings avaient fini par me renvoyer dans les mineures. Ted Lindsay était revenu au jeu et c'est moi qui étais descendu au lieu d'un jeune...»

André Pronovost, un des rares joueurs à avoir été à la fois le coéquipier de Maurice Richard et de Gordie Howe - ils sont une demi-douzaine tout au plus -, a remporté quatre Coupes Stanley avec le CH, de 1957 à 1960. Il est depuis toujours l'idole d'Anthony Mantha et les deux se parlent plusieurs fois par mois.

«Je n'ai jamais connu une vedette qui ne travaillait pas», note M. Pronovost. «Le monde pensait qu'ils ne travaillaient pas fort, mais s'ils étaient venus pratiquer avec nous ils auraient vu. Le jeune doit continuer et se motiver par lui-même. Anthony a le pied dans la porte, c'est à lui de continuer à travailler aussi fort qu'il l'a fait lors des quatre premiers matchs.»

«Ça a l'air facile» pour les grands

Le père d'Anthony, Daniel Pronovost, est d'ailleurs bien au fait des commentaires qui ont circulé au fil des ans à propos d'un manque de constance et d'un supposé manque d'intensité de son fils. «Ce n'est pas qu'il se fie sur son talent, mais même Mario Lemieux se faisait critiquer parce qu'il n'avait pas l'air de travailler. C'est souvent ça avec les grands parce que ça a l'air facile pour eux.

«Anthony me disait déjà l'an dernier à quel point les Datsyuk et Zetterberg travaillaient fort. Ça se voit sur la glace, mais aussi dans leur façon d'agir. À ce niveau-là, Anthony a beaucoup grandi dans la dernière année.»

Comme ils ont l'habitude de le faire avec tous leurs espoirs, les Red Wings ont pris leur temps avec Mantha et l'ont fait séjourner dans la Ligue américaine afin qu'il prenne de la maturité. «À 18 ans, on arrive à notre premier camp et on est un peu naïf et on pense qu'on va faire le grand saut tout de suite», admet l'attaquant de 21 ans, qui avait réservé 15 billets pour parents et amis.

Depuis la mi-février, le patineur de 6'5" connaissait beaucoup de succès avec 9 buts et 15 points en 13 rencontres. Il croit avoir fait des pas de géant en matière de constance, un élément que ses entraîneurs lui ont martelé sur une base quotidienne. S'il récolte aujourd'hui les fruits de son travail, ce travail-là n'est jamais terminé. Voilà l'un des principaux messages que son grand-père cherche à lui transmettre.

«Quand j'ai quitté le juvénile de Shawinigan pour aller au camp d'entraînement du Canadien junior, mon coach m'avait dit : "Oublie pas Ti-Coq, tu t'en vas là-bas et c'est tous des gros coqs." C'est le meilleur et celui qui travaille le plus fort qui va finir par ressortir.»

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