La descente aux enfers laisse pantois Plekanec

Tomas Plekanec n'arrive pas à expliquer le revirement... (La Presse Canadienne, Graham Hughes)

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Tomas Plekanec n'arrive pas à expliquer le revirement de situation chez le Canadien depuis décembre.

La Presse Canadienne, Graham Hughes

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(Montréal) Toutes sortes de chiffres étonnants peuvent servir à expliquer l'actuelle chute du Canadien de Montréal. Mais de tous les chiffres que l'on peut trouver, le chiffre sept est peut-être le plus révélateur et le plus important.

Sept, c'est le nombre de joueurs montréalais qui ont participé au dernier match de l'équipe, samedi soir au Centre Bell, et qui étaient aussi de la formation lors du premier match de la saison, le 7 octobre contre les Maple Leafs de Toronto.

Autrement dit, 13 joueurs qui ont pris part à la soirée d'ouverture du club en octobre ne sont plus avec l'équipe aujourd'hui, soit parce qu'ils ont été échangés, soit parce qu'ils sont blessés, soit parce qu'on leur a tout simplement montré la porte (bonjour, Alex Semin).

Voilà pourquoi il fallait être très attentif lors de la défaite de samedi soir, un revers sans appel de 4-1 contre le Wild du Minnesota. À moins d'avoir sous la main la feuille officielle de statistiques de la LNH, il était par moments très difficile de reconnaître certains des joueurs qui portaient un maillot tricolore.

«Je n'ai jamais vécu une telle situation depuis que je suis avec l'équipe», a reconnu l'attaquant Tomas Plekanec, samedi soir. «Nous avions connu une saison difficile il y a cinq ou six ans, mais ça, c'est quelque chose.»

Samedi, le Canadien avait dans sa formation un joueur dont c'était le premier match à vie dans la LNH (le défenseur Darren Dietz), un joueur dont c'était le troisième match (l'attaquant Charles Hudon), et aussi un défenseur, Mark Barberio, qui avait été incapable de percer la formation de départ en octobre et qui avait été cédé au club-école de St. John's. Mais ce même Barberio a fini la rencontre de samedi avec plus de 25 minutes de temps de jeu, au deuxième rang des plus hauts totaux à ce chapitre parmi les joueurs montréalais!

On dit parfois qu'il faut avoir un peu de chance pour gagner au hockey. Le Canadien en est la preuve : la saison dernière, le club avait été le moins «blessé» de toute la LNH.

Cette saison, c'est l'hécatombe. «C'est sûr qu'après le départ que nous avons connu cette saison, et maintenant avec toutes ces blessures à nos joueurs importants, ce n'est pas facile, a reconnu Plekanec. Mais ça arrive. Ça arrive à toutes les équipes chaque saison dans cette ligue, et il faut trouver une façon de survivre à ça.»

Survivre à 13 matchs

Le Canadien n'a plus que 13 matchs pour survivre à ça, et Plekanec assure que lui et ses coéquipiers n'ont pas déjà la tête aux vacances. «Ce n'est pas difficile de disputer ces matchs-là, on comprend la situation dans laquelle on se trouve, mais on a aussi un travail à faire, a-t-il tenu à dire. Ce n'est pas une question de motivation. Quand tu es jeune, ton rêve, c'est de jouer dans la Ligue nationale. C'est quelque chose qu'on ne peut jamais tenir pour acquis, et c'est pourquoi il faut donner sa pleine mesure chaque soir, peu importe la situation.»

Après avoir eu congé, dimanche, le Canadien reprend lundi l'entraînement à Brossard. Il ne sert plus à rien de regarder le classement, les joueurs et les dirigeants le savent. Au mieux, ces 13 derniers matchs serviront d'audition aux plus jeunes qui espèrent un poste à temps plein avec l'équipe en octobre.

Et pour les plus vieux, comme Plekanec, ces 13 derniers matchs vont peut-être s'avérer un peu douloureux, parce qu'après, la grande danse des séries va s'amorcer un peu partout sur la planète LNH, mais pas à Montréal. «Ça va être dur de regarder les autres équipes aller en séries, ça, c'est sûr, a-t-il admis. On n'a pas raté les séries très souvent depuis que je suis ici. Quand ça arrive, c'est toujours difficile.»

Subban évalué au jour le jour

C'est un P.K. Subban souriant qui a été vu en train de quitter le Centre Bell, samedi soir, en compagnie des autres blessés de l'équipe. Le défenseur du Canadien semble se porter bien, même s'il a eu toute une frousse jeudi soir au Centre Bell, à la suite de sa blessure au cou provoquée par un contact accidentel avec le défenseur Alexei Emelin. Après le match de samedi, l'entraîneur Michel Therrien n'a pu s'avancer sur une date de retour concernant Subban, se contentant de dire qu'il serait évalué sur une base quotidienne. 

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