Le CH n'a pas été dans le coup

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Jonas Brodin met en échec Tomas Plekanec devant le filet de Devan Dubnyk en deuxième période. Le gardien du Wild a été solide en repoussant 30 des 31 tirs du Tricolore, dont 14 au dernier vingt.

La Presse, Robert Skinner

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(Montréal) Non, le Canadien ne pourra pas inclure la rencontre de samedi dans la prochaine compilation des meilleurs matchs de son histoire. Plombé, il est vrai, par les trop nombreuses blessures en cette pénible fin de saison, il n'a pas été un rival bien menaçant pour le Wild du Minnesota, qui a pu sortir du Centre Bell avec une victoire facile de 4-1.

Le Canadien n'a jamais vraiment été dans le coup. Et ça n'a pas aidé au milieu de la première période quand le gardien Mike Condon a pensé à on ne sait trop quoi lorsqu'il s'est avancé et a tenté une longue passe... qui s'est retrouvée directement sur la palette de Nino Niederreiter. L'attaquant du Wild n'en demandait pas tant.

Mark Barberio, muté sur le premier duo défensif en raison de l'absence de P.K. Subban, a bien répliqué pour le Canadien moins de deux minutes plus tard. Ce fut le seul moment joyeux de la soirée pour l'équipe et ses partisans.

Mikael Granlund s'est chargé de la suite des choses en réussissant deux buts, dont le deuxième, en deuxième période, réalisé en avantage numérique, sur un retour que Condon (18 arrêts) n'a pu maîtriser. Erik Haula a marqué un quatrième but dans un filet désert à la fin de la rencontre. Devan Dubnyk a effectué 30 arrêts.

Le Wild a bien neutralisé Alex Galchenyuk, qui avait marqué deux buts à chacun de ses trois derniers matchs et 11 à ses huit dernières rencontres. Il a été limité à deux tirs, tous en troisième période.

«Ils ont bien joué contre notre premier trio», a admis l'entraîneur-chef Michel Therrien. [Ryan] Suter est un des meilleurs du circuit. Il passe la moitié du match sur la glace. Il faut leur donner crédit.»

Therrien a par ailleurs été fort élogieux envers Barberio. «Il a été très bon». J'ai trouvé qu'il était très engagé, qu'il a bien patiné et bien distribué la rondelle. Il joue avec beaucoup de confiance. Ç'a été une belle prestation.

«Il y a beaucoup de choses que j'aime chez lui : son jeu de transition, son sang-froid avec la rondelle, sa bonne première passe, le fait qu'il joue la tête levée et qu'il est capable de soutenir l'attaque. De plus, il améliore constamment son jeu défensif.»

Problème d'exécution

En plus de la longue liste des blessés déjà connus, le Canadien a dû se débrouiller sans les attaquants Lars Eller (virus) et Stefan Matteau. «J'ai aimé le niveau de compétition de notre équipe. On a eu plusieurs chances autour du filet, mais on a manqué de finition. Leur gardien a été très solide», a noté Therrien,  qui a vu les siens inscrire 14 tirs (contre 2 du Wild) en troisième période.

«Ç'a surtout été un problème d'exécution», a analysé Tomas Plekacec.«Nous avons eu nos occasions autour de leur filet, mais nous n'avons pu convertir nos chances et ça n'a pas été suffisant. Nous comprenons la situation avec tous ces blessés, mais en même temps, c'est la chance aux plus jeunes de se faire remarquer.»  Avec La Presse Canadienne

Mikko Koivu (9) est un des trois joueurs,... (La Presse, Robert Skinner) - image 2.0

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Mikko Koivu (9) est un des trois joueurs, avec Jared Spurgeon et Marco Scandella, à avoir connu la dégringolade du Wild lors de la saison 2011-2012. 

La Presse, Robert Skinner

Une dégringolade rarissime

Être au premier rang de son association le 1er décembre avant de manquer les séries quelques mois plus tard n'est pas un destin que le Canadien aura été le seul à connaître.

En 2011-2012, le Wild du Minnesota avait piqué du nez pour terminer le calendrier au 12e rang de l'association de l'Ouest. Il ratait ainsi les séries pour une quatrième saison de suite et ça allait secouer le noyau de l'équipe.

«En début de saison, quand on était au sommet du classement, on gagnait des matchs sans donner notre pleine mesure», se souvient le défenseur Jared Spurgeon un des trois joueurs du Wild avec Mikko Koivu et Marco Scandella à faire toujours partie de l'équipe quatre ans plus tard.

«On remportait des matchs par la marge d'un but, mais nos gardiens avaient besoin d'être époustouflants. Quand le niveau de jeu s'est mis à augmenter, au fil de la saison, c'est là que les choses ont pris une tournure différente... On se sent bien quand on est au sommet, mais quand ça se met à mal aller, on commence à tenir nos bâtons trop serrés. Il y a des moments où on sentait que cette spirale ne finirait jamais.»

Épidémie de blessures

Cette année-là, le Wild avait perdu 395 joueurs-matchs en raison de blessures et avait employé pas moins de 47 joueurs, dont 10 avaient connu leur baptême de feu dans la LNH. En comparaison, les blessures ont certes rattrapé le Tricolore cette saison, à commencer par celle de Carey Price qui a bousillé tous les plans, mais l'équipe était encore au milieu du peloton pour les joueurs-matchs manqués au début de février, au moment où les éclopés se sont mis à se multiplier. L'équipe n'était déjà plus classée en vue des séries à ce moment-là.

Les dégringolades comme celles du CH et du Wild sont rares. Depuis 20 ans, 45 % des équipes au sommet de leur association le 1er décembre terminent le calendrier au même rang. 

En fait, lors des 20 dernières saisons, une seule autre équipe s'est écroulée de la même façon que le Wild et le Canadien : les Rangers de New York de 2001-2002. Portés par l'émotion du 11 Septembre, ils avaient amorcé la campagne en force et avaient joué leur meilleur hockey au mois de novembre.

Or, Eric Lindros et Radek Dvorak s'étaient absentés en raison de blessures et le capitaine Mark Messier avait raté les 23 derniers matchs de la saison à la suite d'une opération à une épaule. Le dg Glen Sather avait tenté le tout pour le tout à la date limite des transactions en mettant la main sur Pavel Bure, mais les Blue Shirts avaient terminé le calendrier au 11e rang de l'Est

La réalité de l'époque était différente, car il n'y avait pas de plafond salarial. Sather avait bâti une équipe atteignant plus de 70 millions $ en salaires, mais pour mieux la voir rater les séries pour une cinquième saison de suite.  La Presse

Promotion inattendue

Fraîchement rappelé des IceCaps de St. John's, Charles Hudon avait une place de choix pour se faire remarquer samedi, puisqu'il complétait un deuxième trio en compagnie de Tomas Plekanec et Paul Byron. Cette promotion a surpris le principal intéressé. «Quand j'ai vu que mon nom n'était pas sur le tableau du vestiaire pour le quatrième trio, j'ai envoyé un texto à mes parents pour leur dire que je ne jouais pas. Mais je leur ai envoyé un autre texto quand j'ai vu ensuite mon nom sur le deuxième trio... Je ne m'attendais pas à ça, mais c'est à moi de prouver que je suis un attaquant de top 6.» Hudon ne s'attendait pas non plus à être rappelé par le Canadien, même si la liste des blessés du club rallonge de jour en jour. Il en était, samedi, à un troisième match avec le CH. «J'ai reçu l'appel hier [vendredi] à midi à St. John's, et ça m'a surpris... Ça allait bien pour moi dans la Ligue américaine, je suis passé du centre à l'aile, et je travaillais sur mon jeu dans ma zone et mon jeu offensif. Je dois continuer comme ça.»  La Presse

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