Subban tombe à son tour

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En poursuivant Marcus Foligno des Sabres, P.K. Subban s'est blessé au cou en entrant en collision avec son coéquipier Alexei Emelin dans le coin de la patinoire avec moins de trois minutes à jouer au match.

La Presse Canadienne, Graham Hughes

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(Montréal) Une blessure au cou de P.K. Subban en fin de rencontre a porté ombrage à une autre brillante performance d'Alex Galchenyuk dans une victoire de 3-2 du Canadien, jeudi face aux Sabres de Buffalo.

Avec moins de trois minutes à faire dans la rencontre, le défenseur vedette a été impliqué dans une bataille dans le coin de la patinoire avec Marcus Foligno et s'est retrouvé à genoux aux côtés de l'attaquant des Sabres. Alexei Emelin s'amenait en renfort pour récupérer la rondelle, mais sa jambe a heurté la tête de Subban de plein fouet.

Subban est demeuré étendu un long moment sur la patinoire et il a dû être transporté hors de la glace en civière. Il n'a toutefois jamais perdu connaissance et n'a pas cessé de bouger les doigts tout au long de l'intervention des médecins.

«Quand les docteurs embarquent sur la patinoire et que ça prend du temps, et qu'on voit le joueur quitter sur une civière, on est tous inquiets, c'est tout à fait normal», a commenté l'entraîneur-chef Michel Therrien. «J'ai eu une bonne conversation avec les médecins et P.K. pouvait bouger tous les membres. C'est une bonne chose dans les circonstances.»

Les médecins des deux équipes se sont affairés un long moment auprès de Subban. Tout près de là, le gardien Mike Condon ne l'a pas entendu parler, mais le voyait bien bouger ses doigts et ses pieds. «C'est un jeu qu'on joue, les gens ont tendance à l'oublier parfois. Des choses terribles peuvent se produire et c'est important de s'entraider.»

Directement impliqué dans l'incident, Alexei Emelin était lui-même trop ébranlé pour venir commenter.

Plus tôt dans la rencontre, le Canadien avait salué son engagement communautaire en lui remettant le trophée Jean-Béliveau. C'est la veuve du grand Jean, Élise Béliveau, qui le lui avait remis sur la patinoire.

L'arrière de 26 ans n'a encore raté aucun match en raison d'une blessure depuis le début de sa carrière, mais il va sans dire que cette séquence est désormais menacée.

Galchenyuk ne dérougit pas

Même si Torrey Mitchell a inscrit le but vainqueur face à son ancienne équipe avec 6:39 à jouer en troisième, cette victoire porte d'abord et avant tout l'empreinte de Galchenyuk. L'attaquant de 22 ans une séquence torride qui, de mémoire, est la plus productive qu'ait connue un marqueur du Canadien depuis des années.

Ce qui s'en approche le plus, ce sont les 11 buts en 11 matchs de Michael Cammalleri durant les séries de 2010. Mais Galchenyuk chauffe à plus haute température encore. Il a maintenant récolté 11 buts en seulement 8 rencontres. Le tout à l'aide de 25 tirs, pour un pourcentage d'efficacité de 44 %!

Les deux buts de Galchenyuk lui ont permis de doubler Max Pacioretty au premier rang des buteurs de l'équipe avec 25. Le héros de la soirée a toutefois admis que le coeur n'y était plus quand il a vu Subban sortir sur une civière à la fin. «On ne veut jamais voir un de ses amis sortir du match dans cette position. C'était difficile d'avoir à reprendre le match après avoir vu ça, avec quelque chose comme deux minutes à faire au match.»

Nicolas Deslauriers et Brian Gionta ont marqué pour les Sabres, qui avant le match de jeudi avaient remporté 10 de leurs 13 derniers affrontements à Mont-réal.  Avec La Presse Canadienne

Subban a été transporté hors de la glace sur... (La Presse Canadienne, Graham Hughes) - image 2.0

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Subban a été transporté hors de la glace sur une civière.

La Presse Canadienne, Graham Hughes

Ce qu'ils ont dit

«P.K. apporte tellement de vie et d'enthousiasme, c'était difficile de le voir comme ça»

- Mark Barberio

***

«C'est très difficile de se remettre à jouer au hockey après avoir vu quelque chose comme ça. [...] Je suis passé par là moi aussi, et je peux vous dire que ça m'a ramené à des souvenirs qui sont vraiment difficiles. C'est très dur pour moi d'en parler parce que j'ai moi-même déjà été dans une telle situation»

- Max Pacioretty. La saison 2010-2011 du capitaine avait pris fin le 8 mars après une mise en échec de Zdeno Chara

Même s'il n'a pas de regret de s'être... (La Presse, Bernard Brault) - image 3.0

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Même s'il n'a pas de regret de s'être joint à une équipe en reconstruction, Brian Gionta aurait bien aimé que les Sabres de Buffalo participent aux séries cette saison. 

La Presse, Bernard Brault

Gionta n'a aucun regret

Quand il a dit oui aux Sabres de Buffalo à l'été 2014, Brian Gionta ne se doutait pas qu'il était sur le point de se joindre à une équipe en pleine reconstruction. Presque deux saisons plus tard, l'ex-capitaine du Canadien doit bien se rendre à l'évidence : oui, les Sabres de Buffalo sont bel et bien engagés sur cette longue et parfois pénible voie.

«Nous avons fait du progrès depuis la saison dernière, mais au bout du compte, nous sommes en retard sur notre échéancier», a admis l'attaquant de 37 ans, jeudi matin. «On voulait faire partie des équipes qui sont dans la course aux séries présentement, et nous n'en sommes pas là.»

Non, les Sabres n'en sont pas là, eux qui se présentaient au Centre Bell avec 63 points au compteur, 5 de moins que leurs hôtes. Aux yeux de Gionta, qui a accepté un contrat de trois ans pour 4,25 millions $ par saison avec les Sabres, la progression de l'équipe ne va pas à la vitesse prévue.

«Nous en sommes cette saison où je croyais que nous allions nous trouver la saison dernière. Mais j'aime cette équipe, nous sommes compétitifs, nous avons perdu plusieurs matchs par un seul but. Nous sommes une jeune équipe qui essaie d'apprendre à gagner.»

«Une décision d'affaires» 

Gionta est aussi bien au fait de la saison difficile de son ancienne équipe, qui est sur le point de rater le tableau des séries pour une première fois en quatre saisons. «J'ai parlé à Max [Pacioretty] à quelques reprises après les matchs, et c'est certainement une année difficile pour les gars du Canadien. La perte de Carey Price a été énorme pour eux, et on ne peut que lui souhaiter un retour à la santé. Quand tu perds un gars comme ça, ça finit par faire mal.»

Même lorsque le Canadien avait meilleure mine la saison dernière, Gionta n'a jamais regretté sa décision de déménager à Buffalo lorsqu'il a atteint le statut de joueur autonome. Le Canadien, rappelons-le, avait choisi de lui offrir un contrat d'une seule saison à ce moment-là. «Non, je n'ai jamais eu de regrets... Le hockey, c'est les affaires, et les dirigeants de l'équipe ont pris une décision d'affaires.»  La Presse

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