McCarron suscite de grands espoirs

Michael McCarron n'a jamais été un marqueur naturel,... (La Presse Canadienne, Graham Hughes)

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Michael McCarron n'a jamais été un marqueur naturel, mais les plus optimistes voient en lui un genre de croisement entre Cam Neely et Milan Lucic...

La Presse Canadienne, Graham Hughes

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(Montréal) Michael McCarron n'a pas grandi en rêvant au Canadien de Montréal, alors peut-être ne peut-il pas comprendre. Ne pas comprendre à quel point ce club, cette ville, ces partisans attendent depuis longtemps l'arrivée de ce fameux «gros attaquant», l'arrivée de ce prototype de rêve qui échappe à l'équipe depuis des années. Depuis trop d'années.

Jeudi, au Centre Bell, contre les Sabres de Buffalo, McCarron disputera le neuvième match de sa carrière dans la LNH. Une très jeune carrière qui commence à peine pour cet attaquant de tout juste de 21 ans, choisi au premier tour du repêchage de 2013.

McCarron n'a jamais été un marqueur naturel et n'a jamais brûlé les rangs juniors non plus. En deux saisons au hockey junior de l'Ontario, à London, il a récolté 42 buts. Chez les IceCaps de St. John's cette saison, il a obtenu 15 buts.

Ce qui n'empêche pas les plus optimistes de voir en lui une espèce de croisement de Cam Neely et Milan Lucic, ou quelque chose du genre. «Je comprends les fans, mais je suis ici juste pour faire mon travail», répond timidement le principal intéressé. «J'essaie de ne pas trop porter attention à ce qui se dit à mon sujet, même si c'est difficile parfois. J'essaie seulement de jouer mon rôle et d'aller au filet.»

McCarron comprend parce qu'il a jadis lui aussi aimé les gros joueurs tout en puissance. Il a grandi au Michigan en rêvant aux Red Wings de Detroit et en suivant de très près la carrière d'un joueur du même type, Darren McCarty, qui a déjà réussi une saison de 49 points au milieu des années 90. Le genre de récolte qui ferait bien plaisir au Canadien et à ses fidèles.

Mais McCarron refuse les miroirs qu'on lui tend, refuse de croire tout ce que l'on dit à son sujet. Quand on lui demande s'il estime pouvoir être un membre permanent du Canadien en octobre prochain, il hésite un peu.

«C'est sûr que c'est le but. Mais j'ai encore du chemin à faire avant d'être un joueur permanent ici. Je suis sur la bonne voie, j'apprends, je comprends ce que ça prend pour être un joueur permanent dans cette ligue. J'adore être ici, je ne veux pas retourner en bas [dans la Ligue américaine]... et je vais tout faire pour que ce soit une décision difficile à prendre pour la direction du club.»

Améliorer son coup de patin

Un peu après, quand on lui demande ce qu'il doit améliorer pour rester ici, McCarron n'hésite pas une seconde - «Je dois apprendre à convertir mes chances de marquer» -, mais il sait aussi que tôt ou tard, on va lui parler de son coup de patin. C'est inévitable.

«Je suis un gros joueur, et mon coup de patin sera toujours un sujet de discussion», admet-il. «Je vais toujours devoir travailler là-dessus. En fait, je n'en parle même plus, parce que c'est devenu une habitude pour moi que de travailler là-dessus chaque jour.»

En attendant, l'Américain de 6'6" tente d'y aller pas à pas, sans trop penser à demain.«Je pense que je joue bien depuis mon rappel, je m'adapte au jeu dans cette ligue. Mes coéquipiers me facilitent la vie, bien sûr, et j'ai fait des progrès à chaque match, j'ai eu des occasions de marquer, et c'est la prochaine étape pour moi : convertir ces occasions de marquer. Je vais finir par y arriver.»

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