L'heure est à l'apprentissage pour le Canadien

Le jeune Michael McCarron (34) est pleinement conscient... (La Presse Canadienne, John Woods)

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Le jeune Michael McCarron (34) est pleinement conscient de l'occasion qui se présente à lui, alors qu'il sera utilisé à toutes les sauces d'ici la fin de la saison. Il ne reculera devant personne, pas même devant  l'arrière format géant des Jets de Winnipeg Dustin Byfuglien (33).

La Presse Canadienne, John Woods

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(Montréal) Jamie Benn, Tyler Seguin, Jason Spezza et Patrick Sharp contre Tomas Plekanec, Max Pacioretty... et bien des joueurs qui feront leur possible. Dans ce qui ressemblera à un combat entre David avec une jambe cassée et Goliath sur les stéroïdes, le Canadien recevra mardi soir les puissants Stars de Dallas au Centre Bell.

Lundi, Michel Therrien a confirmé que Brendan Gallagher serait absent en raison d'une blessure au bas du corps subie samedi. À son cas s'ajoutent ceux d'Alex Galchenyuk (bas du corps) et Lars Eller (haut du corps). Leur présence face aux Stars est incertaine. Bref, dans un scénario catastrophe où ces trois joueurs seront absents, des joueurs comme Paul Byron, Michael McCarron et Stefan Matteau pourraient être appelés à former la deuxième unité d'avantage numérique...

Le malheur des uns signifie toutefois une porte ouverte pour d'autres. Et jusqu'ici, Greg Pateryn a sans doute été le grand gagnant de ces infortunes, si bien qu'il gagne des points en vue de 2016-2017. Le défenseur disputera mardi soir un 12e match de suite. Dans les six derniers, il a joué 17 minutes ou plus, puisqu'il est employé dans le deuxième duo avec le vétéran Alexei Emelin.

«Il joue un style très simple, moi aussi», a estimé Pateryn, au sujet d'Emelin. «On essaie de s'aider, nos jeux sont faciles à lire. J'aime jouer avec lui. On montre qu'on peut former un duo solide et fiable.»

Dans les six matchs depuis qu'il est jumelé au Russe, Pateryn a présenté un différentiel de - 1, a obtenu deux points et a distribué 18 mises en échec. Des statistiques fort respectables dans la mesure où le CH a affronté au cours de cette séquence les Capitals de Washington et les trois équipes californiennes, toutes sur la route, quand Michel Therrien n'a pas le luxe de choisir les confrontations.

Besoin de jouer

McCarron en est un autre qui a beaucoup à gagner, lui qui a pris part aux cinq dernières rencontres du CH. Il a même eu droit à plus de six minutes d'utilisation en avantage numérique pendant cette période. «Son rythme est meilleur qu'au camp. Il sait comment jouer, il protège bien la rondelle et il a une bonne présence devant le filet. Il doit se développer et il a besoin de jouer beaucoup de minutes», a laissé tomber Therrien.

Bref, à entendre parler l'entraîneur-chef, McCarron aura amplement de chances, d'ici la fin du calendrier, de montrer qu'il peut aider cette équipe la saison prochaine.

Matteau est un autre joueur dans cette catégorie, lui qui apprivoise encore son nouvel environnement. Comme l'a fait remarquer Therrien, il prenait part, lundi, à son premier entraînement avec le CH. Au sein d'une équipe aussi petite, le nouveau venu de 220 lb aiderait ses patrons s'il était capable de prouver qu'il a sa place dans la LNH. Au New Jersey, ça n'a pas fonctionné.

Occasion en or

Sven Andrighetto, lui, bénéficie d'une chance inespérée en l'absence de Gallagher. À l'entraînement, il jouait encore à la droite de Tomas Plekanec et de Max Pacioretty. Dans son cas, on sent toutefois un brin d'impatience de la part de Therrien. «Il joue dans un trio offensif, donc on veut le voir produire», a dit Therrien. Andrighetto n'a pas marqué à ses neuf derniers matchs.

Les expériences, c'est bien beau, mais derrière tout ça, il y a un gardien qui pourrait en voir de toutes les couleurs contre la troisième équipe au classement général de la LNH. Et ce gardien est lui aussi en apprentissage, justement.

Mike Condon devrait prendre part à son 45e match de la saison. Tout indique qu'il dépassera sa marque personnelle de 48 matchs de la saison dernière, dans la Ligue américaine. «Au collège, je ne jouais pas autant, donc je rattrape le temps perdu! » lance-t-il à la blague.

Pour Condon, le baptême dans la LNH s'est passé à la vitesse grand V, en l'absence de vous-savez-qui. En octobre dernier, il s'attendait plutôt à jouer une vingtaine de duels au cours de la saison. Pas 50! Et pas contre les puissances de la ligue que sont les Capitals (trois fois), les Stars et les Blackhawks!

«Sauter dans le feu de l'action est la meilleure façon d'y arriver, estime-t-il. Le meilleur moment pour faire quelque chose, c'est maintenant. Ça me permet d'apprendre rapidement, de m'adapter rapidement à chaque situation. Être gardien, c'est une position d'adaptation, et j'ai vu plusieurs équipes et jeux différents.»

Phillip Danault, un spécialiste qui répond aux attentes... jusqu'ici

Quand le Canadien a acquis Phillip Danault de Chicago, il y a 10 jours, Michel Therrien avait notamment souligné que son nouveau protégé était réputé coriace dans les mises au jeu. Jusqu'ici, il répond amplement aux attentes à ce chapitre.

En cinq matchs avec le Canadien, Danault a remporté 39 de ses 57 mises au jeu, pour un taux de succès de 68 %. Évidemment, un tel rythme ne peut pas être maintenu à long terme (la saison dernière, Patrice Bergeron des Bruins de Bostona mené la LNH avec un taux de 60,2 %). Mais c'est tout de même un aspect du jeu qui servira grandement à son équipe.

Derrière ces succès, il y a l'aide de celui qui a longtemps été un des meilleurs de la LNH dans cet art. «Yanic Perreault [entraîneur au développement chez les Blackhawks] m'a aidé beaucoup à Chicago, a admis Danault. Il m'a donné beaucoup de conseils, il m'en donne encore, d'ailleurs! Ce sont de bons conseils que j'ai pu amener ici. Il y a aussi Dan Lacroix qui m'a donné de bons trucs, et c'est différent. C'est toujours mieux d'avoir plus de façons de gagner les mises au jeu que moins.»

Avant de connaître un tel succès à Montréal, Danault vivait toutefois des difficultés à Chicago au cercle des mises au jeu. Mais son taux de 44,2 % était celui d'un joueur qui découvrait encore la LNH.

«J'avais seulement 30 matchs d'expérience dans la ligue. J'en ai pas beaucoup plus aujourd'hui, mais j'apprends à chaque match. Aussi, je connais de mieux en mieux les arbitres, et ce sont de petites choses comme ça qu'il faut savoir.»

Pour un joueur qui sera appelé à remplir des missions défensives, à prendre des mises au jeu dans son territoire et à jouer en désavantage numérique, c'est évidemment un aspect qui sera crucial dans sa carrière.

«En désavantage numérique, une mise au jeu gagnée, c'est la chance de dégager la rondelle dans l'autre zone et de faire perdre 20 secondes à l'adversaire, rappelle Danault. Les mises au jeu sont vraiment importantes pour nous donner possession de la rondelle.»

Le Tricolore vient au sixième rang dans la LNH au chapitre des mises au jeu (51,2 %), une des rares statistiques positives de l'équipe cette saison.

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