Courte saison à Winnipeg pour Mathieu Perreault

Mathieu Perreault (à droite), que l'on voit en... (Archives AP, David Zalubowski)

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Mathieu Perreault (à droite), que l'on voit en compagnie de Drew Stafford et de l'entraîneur-chef des Jets, Paul Maurice, a ralenti après avoir connu un début de saison formidable avec 25 points en 31 matchs.

Archives AP, David Zalubowski

(Winnipeg) D'Acadie-Bathurst à Anaheim, en passant par Washington et Hershey, Mathieu Perreault a toujours pu prolonger ses saisons. Même l'an dernier, à sa première campagne avec les Jets, il a aidé l'équipe à se qualifier pour les séries, une première depuis le retour de la Ligue nationale à Winnipeg.

Tout indique que cette formidable séquence prendra fin dans quelques semaines. Pour la première fois de sa vie, le Québécois ne jouera pas en séries.

Ses Jets, qui accueillent le Canadien samedi soir, se retrouvent à 13 points d'une place en séries. Dans la ville et au MTS Centre, l'ambiance est nettement plus morose qu'à pareille date l'an passé, quand Winnipeg se préparait à vivre ses premières séries de la LNH en deux décennies.

«C'est une première pour moi de jouer des matchs, non pas qui ne veulent rien dire, mais qui ont une importance différente. J'essaie de me trouver là-dedans. C'est parfois difficile de se présenter aux matchs et de se trouver une raison de performer», a admis Perreault, après un entraînement cette semaine.

Pour le Drummondvillois de 28 ans, c'est une saison décevante tant sur le plan collectif que sur le plan individuel. À la mi-décembre, il était en voie de dynamiter sa marque personnelle de 43 points en une saison, établie en 2013-2014. Mais après avoir récolté 25 points (4 buts, 21 passes) lors de ses 31 premiers matchs, il a ralenti lors des 31 suivants (5 buts, 6 passes).

«J'étais en feu, mais là, ça fait un bout que ça marche moins», avoue-t-il. «Il y a eu quelques blessures, les trios ont changé, il y a un peu de fatigue. Je connais mon corps, je ne sens pas que j'ai la même énergie qu'avant. J'essaie de retrouver un équilibre dans tout ça. Mais ce sont des périodes qui arrivent dans une carrière au hockey. J'essaie de rester positif, je sais que ça va débloquer.»

En dehors de la glace, par contre, Perreault vit la plus belle expérience de sa vie : la paternité. Le 29 février dernier, sa conjointe a donné naissance à la petite Violette.

«J'ai joué le lendemain, mais je n'avais pas trop la tête au hockey! Le hockey demeure important, mais dans la vie, il y a des choses plus importantes, et avoir un enfant, selon moi, c'en est une.

«C'est dur sur le moral dernièrement pour l'équipe, et pour moi personnellement. Ça rentre moins bien que ce que je souhaiterais, même si les chances sont là. Ça fait du bien de m'aérer l'esprit et de penser à autre chose que le hockey.»

Coupe Longueuil!

Une autre nouveauté dans la vie de Perreault, mais un peu plus frivole : cette magnifique chevelure qui lui donne les allures d'un lutteur du samedi matin dans les années 80.

«Je me suis fait une petite coupe Longueuil pour rire avec les gars, il y a un mois ou deux. Je me suis habitué à ça, donc je vais la garder un petit bout. On se laisse pousser la barbe aussi. Ma blonde n'aimait pas trop ça au début, mais elle a fini par s'habituer!»

Lui et son coéquipier Chris Thorburn, dont la barbe a de quoi rendre jaloux Brent Burns, sont peut-être bien les deux joueurs les plus faciles à reconnaître chez les Jets!

Mark Scheifele... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Mark Scheifele

Photothèque Le Soleil

Les jeunes Jets décollent plus vite

Si vous voulez lancer un débat, allez-y d'un commentaire sur l'utilisation des plus jeunes attaquants du Canadien. Un succès garanti! À Winnipeg, ce débat n'existe pas. Au centre du premier trio des Jets, jeudi, on retrouvait Mark Scheifele, âgé de 22 ans. En défense, Jacob Trouba (22 ans) a passé 24 minutes sur la patinoire. À l'aile, Nikolaj Ehlers (20 ans) a eu droit à une soirée de 18 minutes.

Pour ceux qui suivent le Canadien, le cas de Scheifele (37 points en 52 matchs) est évidemment le plus intéressant, car voici un jeune employé au centre depuis son arrivée dans la LNH. Dès 2014-2015, quand ce choix de premier tour n'avait que 20 ans, il pilotait le deuxième trio. Chez le CH, Galchenyuk est de retour à l'aile depuis la mi-janvier, après avoir passé la première moitié de la saison au centre.

Questionné sur Scheifele, l'entraîneur-chef Paul Maurice a expliqué sa pensée. «J'ai eu Jeff Skinner comme centre [avec les Hurricanes de la Caroline], mais à 18-19 ans, je ne le sentais pas prêt à jouer au centre. Je l'ai donc utilisé à l'aile, il a marqué 30 buts et c'est devenu sa position! Je suis sûr qu'il aimerait mieux revenir au centre, comme tous les attaquants. Mais tu dois lire ton joueur assez vite. Mark, j'ai compris assez rapidement qu'il était un centre. C'est surtout un apprentissage en défense. Tu affrontes les meilleurs joueurs adverses et ces bons jeunes centres, ils n'ont pas passé beaucoup de temps en zone défensive dans les rangs juniors!»

Pour illustrer le progrès de Scheifele, Maurice a évoqué son travail jeudi contre John Tavares (Islanders). «Tu n'as pas besoin de lui montrer constamment de la vidéo pour lui dire qu'il est à 10 pieds d'où il doit être. Il le sait. Il a simplement besoin de répétitions. Mais tu dois décider si tu le vois ou non au centre. Si tu ne l'aimes pas à cette position, tu l'envoies à l'aile et tu trouves quelqu'un d'autre.»  La Presse

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