Subban: Therrien blâme le marché

L'entraîneur-chef du Canadien, Michel Therrien, a été mitraillé... (Photothèque Le Soleil)

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L'entraîneur-chef du Canadien, Michel Therrien, a été mitraillé de questions sur le dossier Subban.

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Brossard

Si seulement P.K. Subban n'était pas P.K. Subban et si la passion pour le hockey n'était pas si grande au Québec, le revirement coûteux du défenseur contre l'Avalanche, mercredi, n'aurait jamais pris une telle ampleur, croit Michel Therrien.

Pendant presque 12 minutes vendredi, l'entraîneur-chef du Tricolore a été questionné de façon serrée sur Subban. Le dossier a monopolisé son point de presse, où aucun journaliste ne l'a interrogé sur la blessure à David Desharnais - il ratera les trois prochaines semaines en raison d'une fracture au pied gauche subie en Arizona, lundi -, ni sur le match contre les Flyers en soirée.

«Nous sommes dans un marché très émotionnel et très spécial», a lancé Therrien d'entrée de jeu, avant de répéter qu'il n'avait pas aimé le jeu ayant mené au but victorieux de Jarome Iginla avec 2:03 à jouer au troisième vingt. «Il y a le temps qu'il restait au cadran et la situation, avec un score de 2-2. Nous disputions un match solide et il y avait beaucoup d'émotions dans notre jeu. N'importe quel joueur aurait fait ce jeu, et on l'aurait mentionné. Honnêtement, avec beaucoup d'autres joueurs, c'aurait été considéré comme correct. Mais vu qu'il s'agit de notre marché et que ça s'adonne à être P.K., les proportions débordent.»

«Pas une vieille picouille»

Therrien a aussitôt enchaîné en faisant l'éloge de Subban. «Nous sommes très conscients que nous avons un athlète exceptionnel, qui fait beaucoup de bonnes choses pour l'équipe. C'est un gars qui s'est amélioré grandement au fil des quatre dernières années. Nous sommes très contents de travailler avec lui et nous sommes très contents de l'avoir avec notre équipe.

«C'est un gars qui veut continuer de s'améliorer et ça fait partie de notre travail en tant qu'entraîneurs de travailler avec nos joueurs et de nous assurer que ce genre d'erreurs-là ne se reproduisent pas. C'est aussi simple que ça. Faut pas chercher des bibittes où il n'y en a pas.»

Therrien assure entretenir une très bonne relation avec Subban. «P.K. est un gars adorable. Il veut beaucoup de bien à tout le monde. Il arrive à l'aréna et il est enjoué. Nous n'avons pas de problèmes avec ça, au contraire! Nous voulons des gars qui ont de la vie, de l'émotion. C'est agréable de travailler avec lui. Il faut le guider. Ce n'est pas comme une vieille picouille dans le Vieux-Montréal que tu veux faire tourner à gauche et qui tourne à gauche. Il faut que tu le guides et c'est correct ainsi. Et c'est ce que nous voulons, car c'est avec ça que l'on va gagner.»

Instinct et erreurs

Une quinzaine de minutes plus tôt, Subban avait aussi été bombardé de questions. «Mon objectif est d'être le meilleur joueur possible chaque soir», a-t-il dit. «Lorsque j'ai été repêché en 2007, je me souviens avoir dit à Bob Gainey [le dg à l'époque] que je ferais tout en mon pouvoir pour aider cette équipe à gagner. C'est ce que je fais chaque fois que je revêts ce chandail et que je saute sur la patinoire.»

Subban a reconnu beaucoup se fier à son instinct, mais il sait que ses manoeuvres ne seront pas toujours couronnées de succès. «Le hockey est aussi un jeu d'erreurs. Parfois, les choses vont aller comme vous l'espérez et, en d'autres occasions, ça ne fonctionnera pas. Et je suis capable d'accepter mes torts quand ça arrive. Je n'ai pas peur d'échouer. Ça va arriver à l'occasion, mais c'est de cette façon que vous finissez par connaître du succès.»

Subban cite Michael Jordan

Si Michel Therrien a publiquement reproché à P.K. Subban d'avoir tenté un «jeu individualiste» qui a coûté un point au Canadien, mercredi contre l'Avalanche, le défenseur, lui, ne se considère pas comme un joueur égoïste. «Michael Jordan a déjà dit qu'il pouvait accepter l'échec, mais pas le fait de ne pas essayer. Et il a aussi déclaré que pour les milliers de tirs qu'il a réussis, il en a aussi raté une tonne. Ça fait partie du sport. Les plus grands athlètes jouent avec audace, ce qui les pousse à tenter de tels jeux. Et c'est la raison pour laquelle ils reçoivent tant d'argent. C'est le genre d'athlètes que j'admire.»  La Presse Canadienne

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