Et de trois pour le Tricolore!

Brendan Gallagher a été l'un des joueurs les... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

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Brendan Gallagher a été l'un des joueurs les plus menaçants du Canadien à l'attaque, lui qui a inscrit le premier but du match en première période en plus de récolter une passe.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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(Montréal) Combien de personnes, vraiment, auraient pu parier sur Ben Scrivens et Tomas Plekanec pour relancer le Canadien? Eh bien, pourtant, c'est en plein ce qui est en train de se produire.

Oui, le Canadien a remporté un troisième match de suite, mardi soir au Centre Bell, et puis oui, Scrivens et Plekanec en ont été les deux héros, le premier en bloquant 37 tirs, et le second en s'offrant une soirée de trois points, pour mener le Canadien à une victoire de 4-2 sur le Lightning de Tampa Bay.

La victoire est importante puisqu'elle permet au Canadien de se replacer dans la course aux séries, avec un total de 58 points, à trois points de la dernière place disponible au tableau des séries.

«Ceux qui regardaient nos matchs depuis un mois voyaient bien qu'il y avait une question de malchance dans nos résultats», a expliqué Scrivens. «Ce n'était qu'une question de temps avant que la chance ne tourne en notre faveur. C'est bien de voir que les gars sont récompensés de leurs efforts.»

Avec une marque de 1-1 en début de deuxième, Plekanec a inscrit son 11e filet de la saison, un gros but qui a donné des ailes à son équipe. Devante Smith-Pelly a plus tard marqué un gros but lui aussi, en faisant dévier de la jambe un tir de P.K. Subban en fin de deuxième période, avec seulement huit secondes à écouler au tableau.

«On parlait beaucoup d'aller chercher ce genre de but dernièrement», a fait remarquer Michel Therrien. «On jouait très bien, mais on n'était pas en mesure d'aller chercher le but. Ça prend des breaks au hockey, qu'on le veuille ou non. Et le but de Smith-Pelly en est un bel exemple. P.K [Subban] a mis la rondelle au filet, elle a frappé sa jambière et est entrée dans le but. Les breaks sont allés de notre côté ce soir.»

Plekanec, encore lui, est revenu en force avec son deuxième du match, à 6:17 de la troisième, et cette avance de 4-1 a été suffisante pour le Canadien. «Ce trio a été dominant encore une fois ce soir, a analysé Therrien. J'aime la façon dont ils se comportent. Ils vont au filet, font les bons jeux. Ils ont beaucoup de sang-froid avec la rondelle, profitent de leurs chances de marquer et gardent les choses simples. Ils se font récompenser pour leur effort.»

Devant le filet montréalais, Scrivens s'est permis de gagner son troisième départ de suite, toujours avec ce savant mélange de talent, de chance et d'improvisation qui semble faire son succès. Ce n'est parfois pas très joli, ni techniquement parfait, mais Scrivens gagne, et c'est là tout ce que le Canadien lui demande. La foule, qui semble d'ailleurs l'avoir adopté, l'a même imploré de tirer une rondelle dans le filet désert du Lightning en fin de rencontre.

«La chose que j'ai remarquée, c'est qu'il compétitionne, a noté Therrien. Il fait des arrêts de désespoir à l'occasion. C'est ce qu'on remarque depuis samedi. Quand ton gardien garde les buts comme il le fait présentement, ça donne confiance à ton équipe, et ça te donne des chances de gagner.»

Deux fausses notes

Seules fausses notes dans le camp montréalais mardi soir : des blessures à l'attaquant Brian Flynn et au défenseur Nathan Beaulieu, tous deux tombés au combat lors de la deuxième période, Beaulieu après avoir été atteint d'un tir au pied gauche. 

L'entraîneur Michel Therrien a dit espérer que son jeune défenseur soit en mesure de jouer lors du prochain match. «Le défi était de taille contre le Lightning», a résumé un Therrien de très bonne humeur en fin de soirée. «On vient de récolter trois victoires de suite, mais il faut continuer.» Le prochain match du Canadien est prévu pour vendredi soir, chez les Sabres à Buffalo, le premier d'une série de trois à l'étranger.

Les problèmes de l'équipe vus par les anciens

Ken Dryden n'a vu qu'un seul match du Canadien cette saison. C'était contre les Rangers de New York, au Madison Square Garden, la veille de l'Action de grâce américaine. Incidemment, c'était aussi le match où Carey Price a aggravé la blessure dont il n'est toujours pas remis.

«Je ne pouvais pas croire à quel point ils étaient rapides, pas plus que la vitesse à laquelle tout était exécuté. Les Rangers ne sont pas une équipe lente, et on aurait dit qu'ils étaient immobiles», a-t-il raconté hier. 

L'ex-gardien du CH était alors bien loin de se douter - à l'instar de bien du monde - que le club allait ensuite s'engouffrer dans la spirale noire que l'on sait.

Nombreux sont ceux qui ont attribué cette chute libre à l'absence du numéro 31, qui n'en finit plus de se prolonger. Dryden est de ceux-là. Selon lui, il ne faut pas s'étonner du fait que la confiance de toute l'équipe semble s'être évaporée au moment où Price s'est retrouvé sur la touche.

«Le travail du gardien semble être d'arrêter des rondelles et d'empêcher des buts. Mais ce dont il s'agit en réalité, c'est de donner un sentiment de sécurité au reste de l'équipe. C'est en quelque sorte un message à tous les autres joueurs leur disant : "allez-y, les gars, tout est beau par ici"», explique-t-il.

«Le plus souvent, lorsque quelqu'un se blesse, il se blesse pour deux ou trois semaines, ajoute Dryden. Peut-être cinq si c'est un genou. Ça n'arrive pas souvent que ce soit un joueur aussi central qui s'absente pendant aussi longtemps. Ça change tout.»

À trop vouloir en faire...

L'ex-défenseur et directeur général du Tricolore Serge Savard ne partage cependant pas l'opinion de son ancien coéquipier. À son avis, la blessure de Price ne suffit pas pour expliquer le bourbier dans lequel le Canadien s'est enfoncé depuis le début de décembre.

Savard estime plutôt que cette léthargie émane principalement des carences offensives de l'équipe, soulignant au passage qu'elle a inscrit en moyenne «1,6 ou 1,7» but par match au cours des huit dernières semaines.

De plus, à mesure que le CH a accumulé les défaites, les joueurs ont voulu trop en faire pour tenter de replacer leur équipe sur les rails. Et ce faisant, ils se sont tirés dans le pied. «Quand tout va mal, sans s'en apercevoir, les gars essaient tous de faire les choses eux-mêmes, fait valoir Savard. P.K. Subban va prendre la rondelle, essayer de déjouer tout le monde et de se rendre au gardien de but. Il va réussir une fois sur 40. Ce n'est pas ça, le jeu. Quand ça va mal, tout le monde est fâché et tout le monde travaille mal. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'effort. Des fois, l'effort est là, même plus qu'avant. Mais on travaille de la mauvaise manière.»  Avec La Presse Canadienne

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