Kassian reconnaît ses torts

Zack Kassian a fait sa place chez les... (Archives PC, Jason Franson)

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Zack Kassian a fait sa place chez les Oilers à la mi-janvier, après un bref séjour avec le CH en début de saison, trois mois en cure de désintoxication et sept matchs dans la Ligue américaine en décembre.

Archives PC, Jason Franson

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(Ottawa) L'entaille dans l'arbre qu'a percuté la camionnette est encore là. C'est la seule trace qui reste du passage de Zack Kassian à Montréal.

Car l'ancien ailier du Canadien n'a joué aucun «vrai» match avec l'équipe. À peine cinq rencontres préparatoires, l'automne dernier, qui avaient plus ou moins confirmé son poste avec l'équipe. Du moins, jusqu'au matin du 4 octobre.

Kassian n'était pas au volant du véhicule, mais il était en état d'ébriété au moment de l'accident. Le nez fracturé, un pied aussi... de même que sa relation avec le Tricolore. «J'ai foiré, c'est à moi d'assumer», a reconnu l'attaquant de 25 ans, jeudi à Ottawa, alors qu'il se préparait à prendre part à son huitième match dans l'uniforme des Oilers d'Edmonton, qui seront en visite au Centre Bell samedi.

Lorsque Marc Bergevin s'était assis avec lui après l'avoir obtenu des Canucks de Vancouver en retour de Brandon Prust, durant l'été, il avait été clair : un seul faux pas et c'était terminé. «Quand un dg s'assoit avec toi et te dit que c'est ta dernière chance, il faut s'attendre à ce qu'il tienne parole. Et Marc est un homme de parole», affirme Kassian. «C'est un passionné de hockey et un gars qui se respecte. Cette faute-là était seulement la mienne. J'ai gâché cette occasion.»

Kassian a été suspendu sans salaire et est entré en cure de désintoxication, à Malibu, pour les trois mois suivants. Sitôt ce processus enclenché, il savait qu'il n'aurait pas la chance de prouver au Tricolore qu'il serait une nouvelle personne au terme de l'exercice.

«Si je pouvais revenir en arrière, je ferais les choses différemment. Mais en même temps, cette erreur m'a permis de devenir l'homme que je suis aujourd'hui. Durant ces trois mois, j'ai vécu beaucoup de choses. Autrefois, j'aurais peut-être trouvé quelqu'un à montrer du doigt, mais je suis vraiment le seul à blâmer. Je l'ai accepté même si c'était difficile au début.»

À sa sortie de cure, l'éphémère numéro 8 du Tricolore a été soumis au ballottage, puis échangé aux Oilers en retour du gardien Ben Scrivens. Kassian se montre reconnaissant envers Bergevin de l'avoir sorti de Montréal. «Il avait d'autres options à sa disposition...»

L'ancien gérant des Expos Felipe Alou a déjà dit que Montréal est une ville où l'on peut perdre son âme. A posteriori, n'était-ce pas un guêpier pour Kassian de l'attirer ici?

«Il faut avoir la tête à la bonne place», répond le jeune ailier. «Quand on décide de se mettre dans le trouble, on peut le faire n'importe où! C'est sûr que Mont-réal est un peu plus reconnue pour sa vie nocturne, mais c'est l'état d'esprit dans lequel j'étais qui m'a coûté cher.»

Bien malgré lui, certaines fréquentations durant son court séjour à Montréal n'ont pas été des plus recommandables pour un joueur du Canadien. Il s'est retrouvé associé au Roi du Camion, entreprise de la Rive-Nord dont le père des deux propriétaires était lié à Vito Rizzuto, le défunt parrain de la mafia montréalaise.

«J'ai été mis en contact avec eux par un ami de Montréal qui a une compagnie d'autos. C'était des gens bien, ils m'ont donné une camionnette», a simplement dit Kassian. «Mais je ne connaissais rien d'eux.»

Dernière chance

Le Zack Kassian qui était dans le vestiaire du Canadien au camp d'entraînement, avec sa casquette du Roi du Camion vissée sur la tête, n'a plus l'air du même homme aujourd'hui. Son timbre de voix a un tantinet changé. Mais surtout, il a les yeux plus clairs.

«Entre ce moment-là et aujourd'hui, j'ai fait de grands pas, même si je ne suis pas encore sorti du bois. Je dois rester à l'affût. Mais je suis très fier de moi, après tout ce qui s'est passé, de me retrouver ici aujourd'hui. Je peux me regarder dans le miroir tous les jours et être fier de moi.»

Kassian, qui a récolté deux buts et quatre points en huit matchs avec les Oilers, sait qu'il s'agit de sa dernière chance. Mais il est à l'aise avec l'idée. «Je veux être un leader, partager ce que j'ai traversé afin de contribuer à ce que d'autres n'aient pas à vivre ce que j'ai vécu. Parce que ce n'était pas plaisant.»

Éviter les pièges

À la fin décembre, les Oilers ont indiqué à Zack Kassian le chemin de Bakersfield, là où se trouve leur club-école de la Ligue américaine. Il a disputé sept rencontres avec eux. «Il a très bien joué», soutient Jean-François Houle, qui est entraîneur adjoint là-bas. «Il est dur à affronter, il est fatigant. Il a aussi réussi à produire un peu...Très bonne attitude. À son affaire. Prêt pour les entraînements. Travaillait fort... Il a vraiment fait tout ce qu'on lui a demandé.» Maintenant qu'il est de retour dans la LNH, Kassian doit apprendre à éviter les pièges que l'horaire d'un joueur de hockey peut lui tendre, tant sur la route qu'à domicile. «J'ai un bon soutien autour de moi, à commencer par ma famille et mes amis. Il y a aussi des gens que j'ai rencontrés durant cette expérience. Je dois les garder près de moi.» Parmi eux, il y a Luc Beausoleil, un Québécois aujourd'hui installé en Californie qui l'a aidé à retrouver la forme au cours des dernières semaines précédant la levée de sa suspension. «C'est un homme incroyable, il a été très ouvert avec moi dès le premier jour. On a tissé une relation qui va au-delà du hockey.»  La Presse

Price plus à l'aise que mercredi

Carey Price s'est de nouveau exercé jeudi matin, à Brossard, accompagné du thérapeute adjoint Vincent Roof-Racine. Il était encore simplement en survêtement, avec pour seules pièces d'équipement un casque, un bâton de joueur et des gants. Il a notamment pris des tirs sur réception sur un gardien en contreplaqué, en plus d'effectuer plusieurs tours de patinoire. Price a passé une cinquantaine de minutes sur la patinoire, et semblait plus à son aise que ce qu'on a vu sur les images captées par RDS, mercredi, alors qu'il peinait à patiner, en particulier en faisant des croisements du côté droit.  La Presse

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