Une visite à Toronto qui tombe bien

Michel Therrien et le Canadien seront à Toronto... (La Presse Canadienne, Ryan Remiorz)

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Michel Therrien et le Canadien seront à Toronto samedi pour affronter les Maple Leafs, qui présentent la pire fiche à domicile de toute la LNH. L'entraîneur-chef du Tricolore a résumé le défi qui attend son équipe dans les prochaines semaines : «Il faut trouver une manière de gagner sans Carey Price.»

La Presse Canadienne, Ryan Remiorz

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(Montréal) Peut-être qu'une visite chez les Maple Leafs de Toronto est en plein ce dont le Canadien a besoin.

La troupe de Michel Therrien est à Toronto samedi et pour un club montréalais qui traverse ses pires moments de 2015-2016, cette visite ne pouvait mieux tomber. Le Canadien va mal? Les Leafs ne vont pas mieux. Ils n'ont que quatre victoires à leurs 10 derniers matchs. Et ils ont aussi la pire fiche à domicile de toute la LNH, avec seulement sept victoires devant leurs partisans.

De quoi redonner confiance à un Canadien qui, justement, manque cruellement de confiance ces jours-ci. «Nous avons perdu notre confiance», a reconnu l'attaquant Tomas Fleischman, vendredi. «Perdre, ce n'est pas plaisant, et on doit retrouver cet entrain au boulot qu'on avait en début de saison. Si on fait ça, on va être capables de redresser la situation. On dirait que chaque fois qu'on se fait marquer un but, on ne réplique pas comme il le faudrait, et ensuite, ça se met à empirer.»

Fleischmann, qui n'a aucun point à ses 11 derniers matchs, croit que la saison du Canadien est loin d'être terminée, même si l'équipe ne cesse de chuter au classement. «Je pense que notre équipe est l'une des meilleures de la ligue, et on va le prouver.»

Le temps presse

Mais l'heure est un peu à l'urgence. Le Canadien vient de subir cinq défaites de suite. Et depuis le 2 décembre, le club montréalais n'a récolté que trois victoires en temps régulier. Rien de bien rassurant en vue de la dernière ligne droite.

Pendant ce temps, Carey Price, blessé, est toujours incapable de remettre les jambières, lui qui a, une fois de plus, patiné en survêtements avant le reste du groupe, vendredi matin à Brossard. Ceux qui ont longtemps affirmé que le Canadien est le club d'un seul joueur ont maintenant des munitions, mais Jeff Petry ne veut pas les entendre.

«C'est injuste de dire que nous sommes l'équipe d'un seul joueur», a assuré le défenseur. Il est un gardien de classe mondiale, mais il n'est pas le seul joueur ici. Tous les gars dans ce vestiaire apportent quelque chose à notre équipe, à partir du premier trio jusqu'au dernier. Il faut seulement jouer ensemble, faire ce qu'on fait de mieux. C'est quand on joue à notre façon qu'on parvient à obtenir les résultats désirés.»

En guise de conclusion, il importe ici de reprendre ces mots de Michel Therrien, lancés avant le départ de l'équipe pour Toronto, vendredi. Des mots qui viennent résumer le défi qui se retrouve sur la route du Canadien en vue des 35 derniers matchs de la saison : «Il faut trouver une manière de gagner sans Carey Price.» Ce qui semble plus facile à dire qu'à faire, de toute évidence.

Bergevin un leader, selon Subban

Au lendemain du mea culpa du dg Marc Bergevin pour les déboires du CH, P.K. Subban s'est porté à sa défense, vendredi. «Je ne crois pas que ce soit justifié qu'il assume tout le blâme. C'est quelque chose qui relève de toute l'équipe.» Le défenseur estime que son patron a montré des qualités dignes d'un leader en agissant comme il l'a fait jeudi midi. «Depuis son entrée en poste, Marc a été l'un des meilleurs directeurs généraux dans la ligue, sinon le meilleur. [...] Il sait ce qu'il faut pour être un leader, et à quel point l'imputabilité est importante. Et parfois, être un leader signifie de se blâmer même lorsque ça ne devrait pas être le cas.» La conférence de presse de Bergevin et sa rencontre avec sa troupe ont fait du bien aux joueurs. On le sentait dans les propos de Jeff Petry. «Il a montré qu'il soutenait le groupe que nous formons ici. Il nous a démontré qu'il croyait en nous et au personnel d'entraîneurs. Une sortie comme celle de jeudi fait beaucoup de bien. Dans le vestiaire, on sentait qu'il était derrière nous, mais de l'entendre le dire en public, ça va un peu plus loin encore. Ça enlève de la pression de vos épaules et ça vous redonne confiance. On peut ensuite prendre une grande respiration et se sentir un peu plus à l'aise.»  La Presse Canadienne

Le coach des Maple Leafs Mike Babcock a mis... (AFP, Claus Andersen) - image 3.0

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Le coach des Maple Leafs Mike Babcock a mis Pierre-Alexandre Parenteau au pied du mur. S'il voulait continuer à jouer dans la LNH, il devait commencer à travailler. 

AFP, Claus Andersen

Parenteau a trouvé sa place

Les chiffres ne mentent pas : après deux années tumultueuses, Pierre-Alexandre Parenteau s'est trouvé une niche à Toronto.

Mal aimé de son entraîneur au Colorado, puis à Montréal, Parenteau se sent maintenant à son aise à Toronto. C'est un attaquant qui a une fiche de 23 points en 45 matchs que le Canadien retrouvera, samedi soir, au Centre Air Canada.

La vie est effectivement bonne pour le Québécois dans la Ville reine. On vient tout juste de franchir la mi-saison que déjà, il a surpassé son total de 22 points de la saison dernière. Et son temps d'utilisation ne cesse de croître. Samedi dernier, contre les Bruins de Boston, il a passé plus de 22 minutes sur la patinoire!

Évidemment, les Maple Leafs ne sont pas un modèle de profondeur à l'attaque cette saison. Mais ces minutes auraient très bien pu être distribuées à un autre coéquipier. «C'est vraiment valorisant», a admis Parenteau, vendredi. «J'ai une bonne relation avec le coach, aussi. C'est fou ce que ça peut faire quand t'as la confiance de quelqu'un.»

Coup de pied au cul

Il y a trois mois pourtant, son histoire s'annonçait plutôt pour être celle du joueur incapable de relancer sa carrière. Après 10 matchs, il ne totalisait qu'un but et une aide. À deux reprises, il avait joué moins de 10 minutes.

«Au début, j'ai joué quelques matchs au sein du quatrième trio. Je devais aussi me prouver auprès de Mike Babcock, car on était plusieurs gars dans la même situation. Mais je me suis comme donné un coup de pied au cul», a raconté l'ancien numéro 15 du Canadien.

Si Parenteau n'est pas entré dans les détails de ce coup de pied au postérieur, l'entraîneur-chef, lui, l'a fait. «Un jour, je lui ai demandé : "Que veux-tu devenir? Veux-tu que ce soit ta dernière équipe ou t'aimerais continuer à jouer? Si tu veux continuer, tu as intérêt à commencer à travailler. Si tu veux travailler, compétitionner, te replier, être bon sans la rondelle, si tu veux protéger la rondelle, tu vas jouer. Sinon, je serai un autre entraîneur envers qui tu es fâché. C'est ton choix."»

Cela dit, ce faux départ de Parenteau a fait partie des obstacles qu'il a dû surmonter. En 2013-2014, à sa deuxième saison avec l'Avalanche du Colorado, des problèmes de santé l'ont ralenti. Malgré une production respectable de 33 points en 55 matchs, le courant ne passait pas avec l'entraîneur-chef Patrick Roy.

L'Avalanche l'a donc échangé au Canadien contre un joueur en fin de carrière, Daniel Brière, afin de se soulager des deux dernières années du contrat de Parenteau. À Montréal, ce ne fut guère plus concluant, et Marc Bergevin a opté pour un rachat de la dernière année de contrat de l'ailier droit.

Dans ce contexte, le lent début de saison de Parenteau lui trottait dans la tête. «J'en suis venu à douter de moi-même. Mais j'ai confirmé que ce n'était pas moi, le problème.»  La Presse

Un but en réserve

On devine que Pierre-Alexandre Parenteau va affronter samedi soir son ancienne équipe et son ancien entraîneur-chef Michel Therrien avec la proverbiale fiente sur le coeur. À ce sujet, Mike Babcock a bien fait rigoler les journalistes, vendredi. Le coach revenait sur la défaite de jeudi des Leafs, 1-0 en prolongation contre les Hurricanes de la Caroline. Pince-sans-rire, il s'en est permis une. «En prolongation, il avait le but gagnant au bout de son bâton. Il doit sûrement garder ce but-là en réserve!»  La Presse

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