Peu de buts des arrières du CH

En plus de ne pas faire leur part... (La Presse Canadienne, Ryan Remiorz)

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En plus de ne pas faire leur part en attaque, le groupe de défenseurs du Tricolore compte quatre de ses membres parmi le top 15 de la Ligue pour le nombre de revirements : Alexei Emelin (74), P.K. Subban (76), Jeff Petry (26) et Andrei Markov (79).

La Presse Canadienne, Ryan Remiorz

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(Montréal) L'attaque du Canadien manque de punch, ça ne date pas d'hier. La difficulté à marquer des buts est un problème chronique qui était présent bien avant l'arrivée de Marc Bergevin et de Michel Therrien. Toutefois, c'est avec la défense que Bergevin a décidé de faire son lit. Avec Carey Price d'abord, mais aussi avec une brigade défensive dont le statut est unique dans la LNH.

Le Canadien est la seule équipe de la ligue à consacrer plus d'argent à son groupe de défenseurs qu'à ses attaquants. Les proportions sont à peu près équivalentes, mais tout de même : aucune autre formation n'est bâtie de la sorte.

Avec toute sa formation en santé, c'est plus de 29,3 millions $ qui sont consacrés seulement aux arrières du Tricolore, qui trône au premier rang à ce chapitre devant les Flames (28,6 millions $) et les Rangers (26,5 millions $).

Est-ce parce que le Canadien compte sur une brigade défensive particulièrement douée offensivement, qui aide de façon soutenue à produire de l'attaque, qu'il choisit de la payer autant? Si l'on fait le total des points obtenus par les défenseurs de chaque équipe, le Tricolore vient à égalité au 10rang (ex aequo avec les Kings) avec 92 points.

Toutefois, cette même brigade défensive n'a marqué que 12 buts depuis le début de la campagne, ce qui constitue le plus faible total dans toute la LNH. Cette contribution offensive ne représente que 9 % des buts de l'équipe. Encore là, le CH est dernier dans la ligue à ce chapitre. La moyenne du circuit se situe à 16,6 %.

P.K. Subban a fait la manchette la semaine dernière en disant, dans un élan de colère, que ce n'était pas son travail de marquer des buts. Il est vrai qu'on s'attend d'abord à ce que les défenseurs relancent l'attaque et permettent autant à la rondelle qu'à leurs attaquants de s'approcher du filet adverse. Mais la moyenne de la LNH suggère que les arrières ont quand même leur part de responsabilité.

Trop de revirements

Et puis, avec une brigade semblable l'an dernier, les défenseurs de Michel Therrien avaient inscrit 17 % des buts de l'équipe. Tout cela alors que la moyenne de buts par match du Canadien en entier était inférieure à ce qu'il a enregistré jusqu'ici (2,61 buts par match par rapport à 2,70).

Bref, tout le monde peut en faire davantage, mais toutes proportions gardées, les attaquants participent davantage que l'an passé.

L'année dernière, le Canadien avait présenté la meilleure moyenne de buts accordés de la ligue (2,24). Évidemment, il y avait un certain Carey Price devant le filet. Cette saison, le Tricolore donne en moyenne 2,57 buts par rencontre, ce qui le place au 14e rang du circuit. Et si l'on soustrait de l'équation les matchs auxquels Price a participé, l'équipe donne en moyenne 2,74 buts par match. Sur la saison entière, ce serait l'équivalent du 23e rang de la ligue.

Revirements

Se peut-il que Price, à lui seul, fasse toute la différence? Que sa seule présence retranche un demi-but par match à l'adversaire? Avant de jeter indûment la pierre aux gardiens qui l'ont remplacé, on peut aussi regarder de quelle façon les défenseurs n'ont pas aidé la cause.

Les statistiques de revirements sont quelque peu controversées, puisqu'elles ne sont pas compilées de manière uniforme partout dans la ligue. Cela étant dit, le Canadien vient au quatrième rang dans la LNH en ce qui concerne le nombre de revirements dont il est s'est rendu «officiellement» coupable (493).

Il faut noter que les trois équipes qui le précèdent (Dallas avec 518, Edmonton avec 502 et San Jose avec 500) ont chacune un défenseur parmi le top 15 des arrières du circuit pour le plus de revirements. Le Tricolore, lui, en a quatre : P.K. Subban (68, 1er rang de la LNH), Andrei Markov (50, 8e rang), Jeff Petry (44, 14e rang) et Alexei Emelin (43, 15e rang).

Subban, Markov et Emelin en commettent en moyenne plus que l'an dernier, alors que le rendement de Petry à ce chapitre est stable.

Les revirements ont souvent coûté cher au Tricolore cette année, et les statistiques suggèrent que sa brigade défensive est plus fautive que ne le sont la majorité des autres dans la ligue.

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