49 lancers n'ont pas suffi

Le gardien des Blues, Brian Elliott, n'a cédé... (AP, Jeff Roberson)

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Le gardien des Blues, Brian Elliott, n'a cédé que trois fois sur les 49 tirs du Tricolore, samedi, à St. Louis.

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(St. Louis) D'ordinaire, une équipe qui tire 49 fois au filet a de bonnes chances de gagner un match. Mais pour le Canadien de 2015-2016, ce n'est jamais si facile.

Eh oui, le Canadien a bel et bien tiré à 49 reprises vers Brian Elliott, samedi à St. Louis. Mais cette pétarade s'est tout de même conclue par une défaite en prolongation, 4-3, face à des Blues qui n'ont pourtant tiré que 22 fois.

Le Canadien a coulé en prolongation à trois contre trois, quand Andrei Markov, visiblement vidé, n'a pas été capable de suivre le rythme de Jori Lehtera, qui a filé seul devant Mike Condon et marqué pour faire subir au CH une troisième défaite de suite.

«Les très bonnes équipes trouvent une façon de gagner un match comme celui-là, les équipes moyennes aussi. Avec une avance de 3-2, on ne peut aller perdre ça», a laissé tomber Max Pacioretty. «On fait en sorte que tous les gardiens qui jouent contre nous sont incroyables ces temps-ci.»

Cette défaite fait d'autant plus mal que le Canadien avait une avance de 3-2 avec moins de sept minutes à faire au match, quand Tomas Plekanec a réussi son neuvième but de la saison. Mais 44 secondes plus tard, Ty Rattie a porté la marque à 3-3, profitant d'une confusion entre le défenseur Mark Barberio et Condon.

«Nous avions une chance de gagner», a ajouté Condon. «Il y a eu un problème de communication entre Mark Barberio et moi sur leur troisième but. Et je n'ai pas été très bon.»

«Décevant», a résumé l'entraîneur Michel Therrien. «Je n'ai pas d'explication à ça. C'est toujours la même histoire», a indiqué Lars Eller. «Il faut trouver une façon et il faut qu'on soit meilleurs que ça», a renchéri Brendan Gallagher.

La soirée avait d'ailleurs bien mal commencé pour le Canadien. Après seulement 34 secondes de jeu, Robby Fabbri a fait 1-0.

P.K. Subban (3e), sur un tir de la pointe complètement raté, et Pacioretty (18e) ont aussi marqué pour le CH. Paul Stastny a marqué l'autre but des Blues en faisant dévier un tir de la pointe de Colton Parayko, tir qui avait aussi dévié sur le bâton de Tomas Fleisch-mann pour se retrouver derrière un Condon qui n'y pouvait strictement rien.

Hockey du bon vieux temps

On a eu droit à du hockey du bon vieux temps par moments, alors que les échauffourées se sont enchaînées. Gallagher s'est retrouvé au coeur du premier incident, quand il est entré en contact avec Elliott. Alexei Emelin a ensuite appliqué une très sévère mise en échec à Stastny.

Jacob De La Rose, fraîchement rappelé de la Ligue américaine, en était à un premier match cette saison avec le Canadien. Dale Weise, lui, était de retour au jeu après une absence de quatre matchs pour cause de blessure. Le Canadien va conclure ce petit voyage de deux matchs dans le Midwest américain avec une rencontre à Chicago dimanche soir. C'est Ben Scrivens qui sera devant le filet.  Avec La Presse Canadienne

Bartley prend le rang de Tinordi

Acquis vendredi des Predators de Nashville, Victor Bartley est arrivé trop tard pour participer à l'entraînement matinal du Canadien, samedi à St. Louis. Natif d'Ottawa, le défenseur de 27 ans ne connaît pas la date de son premier match avec le Canadien. «On y va au jour le jour», a dit celui qui a hérité du numéro 20. «C'est un rêve de me retrouver ici avec cette équipe. À Nashville, il y avait beaucoup de défenseurs et j'étais pris derrière eux.»

Pour acquérir Bartley, le Canadien a dû laisser aller un autre défenseur qui était pris derrière les autres, soit Jarred Tinordi, qui n'avait plus aucun avenir à Montréal. «C'est dommage parce que c'est un ami», a expliqué le capitaine Max Pacioretty. «Je ne crois pas que personne aurait pu accepter sa situation comme Jarred l'a fait avec nous cette saison.» L'entraîneur-chef Michel Therrien en a profité pour souhaiter bonne chance à Tinordi, qui tentera maintenant sa chance chez les Coyotes de l'Arizona. «J'espère qu'il va avoir une occasion là-bas, on croit qu'il peut jouer dans la LNH mais ici, il y avait d'autres défenseurs devant lui.» La Presse

Mark Barberio n'y est pas allé de main... (AP, Jeff Roberson) - image 3.0

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Mark Barberio n'y est pas allé de main morte contre le capitaine des Blues, David Backes, en deuxième période. 

AP, Jeff Roberson

Gagner en épuisant l'adversaire

Le Canadien ne gagne plus et Ken Hitchcock croit bien savoir pourquoi.

Plus tôt cette saison, les Blues de St. Louis ont perdu 3-0 contre le Canadien. C'était le 20 octobre au Centre Bell. Toutefois, selon Hitchcock, le Tricolore n'est plus la même équipe ces jours-ci et il croit en connaître la raison.

«Carey Price avait été très bon ce soir-là au Centre Bell», s'est souvenu le pilote des Blues, samedi matin. «Mais ce que le Canadien faisait à ce moment-là, c'est qu'il épuisait ses adversaires à la longue. Plus le match avançait et plus le Canadien réussissait à épuiser l'autre équipe. Bien sûr que Carey Price faisait des gros arrêts, mais le Canadien épuisait tout le monde, surtout en deuxième moitié de match.»

Hitchcock comprend cependant très bien que les blessures peuvent changer le cours d'une saison. Les Blues ont d'ailleurs eu à composer avec plusieurs malchances cette saison, incluant des blessures à leur gardien partant Jake Allen - il est toujours à l'écart -, ainsi qu'à l'attaquant vedette Paul Stastny, qui ne disputait qu'un 30e match samedi. Le défenseur Jay Bouwmeester à quant à lui raté l'affrontement contre le Canadien en raison d'une blessure. 

«Quand il y a des blessures, autant pour nous que pour le Canadien, on ne peut pas continuer à jouer selon le même système de jeu. Il faut savoir s'adapter», a ajouté Hitchcock.

«Je vois que le Canadien joue maintenant de manière différente, mais l'équipe doit le faire par nécessité. Quand on a des gars différents qui sortent de la formation comme ça, il faut savoir s'ajuster. Les blessures, c'est une réalité dans notre ligue, tout le monde doit composer avec ça.»

Interrogé au sujet des propos de Hitchcock, Michel Therrien a estimé que son équipe n'a pourtant rien modifié à sa façon de jouer. «Notre philosophie n'a pas changé.»  La Presse

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