Le Canadien s'incline 2-1 contre les Blackhawks

Max Pacioretty, Brendan Gallagher et Tomas Plekanec après... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

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Max Pacioretty, Brendan Gallagher et Tomas Plekanec après la défaite du Canadien, jeudi, contre les Blackhawks.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Montréal

Le Canadien a honorablement tenu tête aux Blackhawks de Chicago, l'équipe de l'heure dans la Ligue nationale de hockey. Mais malgré une solide prestation, il a subi un revers crève-coeur de 2-1 jeudi soir au Centre Bell.

Les hommes de Joel Quenneville l'ont emporté même si le meilleur marqueur de la LNH, Patrick Kane, a été tenu en échec pour seulement la septième fois cette saison. Et même si le Canadien s'est fait beaucoup plus menaçant que ses prestigieux visiteurs.

D'ailleurs, la vedette des Blackhawks aura été Corey Crawford, intraitable. Seul Paul Byron (8e), à mi-chemin de l'engagement initial, est parvenu à le déjouer. Le gardien de Châteauguay a fait face à 40 tirs, dont plusieurs de qualité et décochés de courte distance.

Jonathan Toews (17e), Ryan Garbutt (2e), tous deux en première, ont trouvé le fond du filet face à Mike Condon, qui a réalisé 31 arrêts.

Tout comme face aux Penguins de Pittsburgh samedi dernier, le gardien du Canadien n'a rien eu à se reprocher, mais n'a pu bénéficier du soutien offensif de ses coéquipiers.

Du coup, les Blackhawks ont signé un neuvième gain consécutif et n'ont toujours pas perdu en 2016. Leur dernier revers remonte au 27 décembre, une défaite à domicile de 2-1 aux mains des Hurricanes de la Caroline.

Ce match a par ailleurs permis à Quenneville de doubler l'illustre Al Arbour au deuxième rang du classement de tous les temps pour le nombre de victoires en carrière par un entraîneur-chef, avec 783. Il lui faudra cependant quelques années encore s'il espère rejoindre le grand Scotty Bowman, qui domine à ce chapitre avec 1244 en 30 saisons dans la LNH.

De son côté, le Canadien a subi un deuxième échec d'affilée et a perdu trois de ses quatre sorties depuis la Classique hivernale, un match qui, espéraient ses joueurs, allait les relancer après un éprouvant mois de décembre.

Cette défaite laisse le Canadien au troisième rang de la section Atlantique avec 49 points, un seul devant le Lightning de Tampa Bay et deux devant les Bruins de Boston, tous deux inactifs jeudi.

Le Canadien disputera ses deux prochaines rencontres à l'étranger, d'abord samedi à St. Louis avant de renouer avec les Blackhawks dimanche soir, dans la Ville des Vents. Il sera de retour au Centre Bell mardi, pour y affronter les Bruins.

Désarroi dans le vestiaire

Le jour de la marmotte approche, mais le Canadien semble déjà vivre les mêmes scènes d'un match à l'autre. Sur la patinoire, les buts se font rares. Et dans le vestiaire, ce sont les mots qui manquent.

Autant le capitaine Max Pacioretty que Paul Byron, le seul ayant fait allumer la lumière rouge derrière Corey Crawford jeudi soir, avaient de la difficulté à exprimer leur désarroi à la suite d'un autre revers crève-coeur, celui-là aux mains des Blackhawks de Chicago.

Après un début de match un peu timide, les hommes de Michel Therrien ont livré une performance qui leur aurait peut-être rapporté une précieuse victoire contre n'importe quelle autre équipe de la LNH. Mais contre une formation encore invaincue en 2016 à qui tout sourit, ce ne fut pas suffisant.

«Il faut continuer de se battre, et c'est ce que nos gars ont fait ce soir. Nous avons joué le genre de hockey nécessaire pour connaître du succès. Personne ne peut critiquer notre effort, a déclaré Therrien.

«Nous avons récolté 40 tirs aux buts contre les champions de la coupe Stanley. Nous avons eu de nombreuses chances de marquer. Mais nous devons capitaliser sur ces opportunités. Nous avons plein d'occasions, mais nous sommes incapables de marquer», a ajouté Therrien.

Les statistiques le confirment: à ses 13 dernières sorties, le Canadien n'a inscrit que 23 buts, incluant un match de cinq buts contre les Bruins de Boston. Durant cette séquence, il a subi un jeu blanc et a été limité à un seul but pas moins de sept fois.

Pour bien faire, il aurait fallu que le Tricolore soit impeccable pendant 60 minutes, ce qui n'a pas été le cas. Le jeu de l'équipe a laissé à désirer pendant le premier vingt, le seul lors duquel les Blackhawks ont réussi à déjouer Mike Condon.

«Nous sommes sortis un peu à plat en première période, et nous avons bien joué en deuxième et en troisième période, estimait Pacioretty.

«Mais comme c'est arrivé lors d'autres matchs, nous ne marquons pas. C'est quelque chose qui s'est produit fréquemment au cours du dernier mois et demi. Et nous devons trouver des moyens de marquer. Il faut plus qu'un but pour gagner des matchs de hockey.»

Byron a lui aussi reconnu que les visiteurs avaient eu l'avantage du jeu lors des 20 premières minutes.

«Ils ont joué une très bonne première. Quand on est revenu dans le vestiaire, on savait que ce n'était pas assez pour leur tenir tête. On voulait s'améliorer en deuxième et en troisième, et c'est ce que l'équipe a fait ce soir. Mais nous n'avons pas eu le résultat espéré. Tout le monde ici travaille fort, mais en bout de ligne, on n'a pas les deux points. Il faut changer quelque chose, aller dans les zones difficiles pour marquer des buts.»

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