Les petites habitudes des joueurs du CH

Lars Eller ne se considère pas comme superstitieux,... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

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Lars Eller ne se considère pas comme superstitieux, mais soir après soir, il suit une routine très précise.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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(Montréal) Les joueurs de hockey sont souvent réglés comme de véritables machines. Que ce soit par superstition ou non, nombre d'entre eux respectent scrupuleusement une routine lors des jours de match. Ça se traduit notamment dans l'échauffement d'avant-match.

Premier... après le gardien!

C'est immanquable. Le premier patineur à fouler la patinoire est David Desharnais. «On a tous nos positions. Je pense que Travis Moen était le premier, j'étais derrière lui, et quand il est parti, c'était mon tour de rentrer en premier. Je ne suis pas superstitieux, mais c'est ma place, c'est là où je suis confortable. Si quelqu'un arrivait et voulait absolument être derrière le gardien, ça ne me dérangerait pas de lui laisser ma place.»

Celui qui ferme le rang

Tomas Plekanec, lui, est toujours le dernier à sauter sur la patinoire, laissant même passer le gardien auxiliaire, qui est souvent, dans les autres équipes, le dernier à fouler la glace. «Quand j'étais recrue, je n'avais pas le luxe de choisir quand je sortais. Mais je le fais depuis six, sept ans. J'évite l'énergie de la foule que les premiers joueurs obtiennent. Je préfère me faufiler à la fin.» Sent-il qu'il brise la routine du gardien substitut en y allant en dernier? «Qu'il aille se faire foutre!» blague Plekanec, à quelques mètres de Mike Condon! «Je ne sais pas pourquoi il fait ça!, répond Condon. Mais je ne commencerai pas à changer la routine d'un gars qui a joué autant de matchs.»

S'échauffer... les yeux

À quoi sert l'échauffement pour un gardien? Chacun en tire probablement des bénéfices différents. «Je fais certains étirements pour bien me préparer et je fais des mouvements pour activer mon cerveau, explique Mike Condon. Je regarde les rondelles passer, même si les tirs sont hors cible, pour m'habituer à suivre la rondelle des yeux. Des petites choses pour que ça devienne des automatismes quand le match commence.»

Espionner l'adversaire

Comme le font les journalistes, les entraîneurs du Canadien se servent notamment de l'échauffement pour valider les trios de l'adversaire. Ils sont généralement connus après l'entraînement matinal, mais des changements de dernière heure peuvent survenir.

Pas une superstition

Comme plusieurs de ses coéquipiers, Lars Eller ne se considère pas comme superstitieux. Mais il suit soir après soir une routine tellement précise qu'il est capable d'en énumérer chaque étape. «Je fais deux tours de la patinoire et je décoche deux tirs. Puis, je m'étire, je fais toujours le même étirement au même endroit pendant environ une minute. Ensuite, on commence le premier exercice et je suis le groupe. Je fais quelques virages en zone neutre et je prends une ou deux échappées à la fin.»

Lumières et coups d'épaule

Gardez l'oeil ouvert quand les joueurs se regroupent dans un coin en attendant un des exercices. Alex Galchenyuk se chamaille toujours avec un coéquipier, souvent Brendan Gallagher. «J'ai commencé avec Gallagher à ma première année. Maintenant, peu importe qui est là, je vais le faire. C'est drôle. C'est comme devenu naturel de le faire.» Galchenyuk fait toutefois plus que s'amuser. «J'aime prendre le pouls de l'aréna, j'explore la patinoire. L'éclairage au Centre Bell est unique, donc quand on joue ailleurs, je regarde ça aussi.»

Réglé au quart de tour

Difficile de trouver un joueur plus programmé que Devante Smith-Pelly. Pendant une bonne minute, il récite chaque étape de son échauffement. En voici un extrait. «Quand on fait les 2 contre 1, je fais toujours la passe, je ne tire jamais. Dans les exercices de sortie de zone, je tire en deuxième. Je vise bas du côté du bloqueur, et en général, je marque!»

Seul sur la patinoire

P.K. Subban est toujours le dernier joueur à quitter la patinoire. En 2013-2014, ça donnait d'ailleurs lieu à une situation un brin cocasse, puisque Daniel Brière prenait également son temps pour rentrer au vestiaire. Il fallait voir Subban retourner dans le fond de la patinoire, souvent pour tirer une dernière rondelle dans le filet désert. «S'il avait voulu sortir en dernier, je l'aurais laissé faire, lance Subban. Je ne suis pas superstitieux, mais j'ai une routine.»

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