Le long voyage de Friberg, acquis en retour de Tokarski

Âgé de 23 ans, Max Friberg (43) a... (Archives AP, Alex Gallardo)

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Âgé de 23 ans, Max Friberg (43) a joué seulement cinq matchs avec les Ducks d'Anaheim cette saison. Il a par contre amassé 17 points en 25 rencontres dans la Ligue américaine avec San Diego.

Archives AP, Alex Gallardo

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(Montréal) San Diego est situé dans le sud-ouest de la Californie, à quelques jets de pierre du Mexique. C'est là que le club-école des Ducks d'Anaheim est établi. La jolie ville de St. John's est sise à l'extrémité est de Terre-Neuve, de loin la portion la plus orientale de l'Amérique du Nord, et abrite les espoirs du Canadien.

Bref, quand le Canadien a envoyé Dustin Tokarski aux Ducks d'Anaheim contre Max Friberg, jeudi, les deux joueurs échangés devaient donc effectuer le plus long voyage qui soit entre deux villes de hockey du continent.

«Je décolle [vendredi matin] à 7h et j'atterris vers 21h30 à St. John's. Heureusement, j'ai une seule correspondance à faire. Mais avec le décalage horaire de quatre heures et demie, je n'aurai pas trop de misère à dormir en arrivant!» raconte Friberg, entrevue à La Presse.

La nouvelle acquisition débarquera donc à Terre-Neuve dans l'espoir d'y faire bonne impression et d'être rappelée par le Tricolore. À Anaheim cette saison, cet ancien choix de 5e tour (143e au total) en 2011 a eu droit à cinq matchs et a passé le reste de son temps dans la Ligue américaine à San Diego, où il a engrangé 17 points en 25 sorties. À 23 ans, craignait-il que la porte se soit fermée pour lui chez les Ducks?

«Non, j'ai été rappelé quelques fois cette saison. Tu ne penses jamais que la porte est fermée. Tu te dis toujours que si tu travailles fort, ils vont te remarquer», estime-t-il.

«L'échange a été un choc. Je faisais partie de l'organisation des Ducks depuis quatre ans et demi. Mais j'étais très content quand j'ai appris que c'était Montréal. C'est une des six équipes originales, c'est la chance de jouer au Canada, où le hockey est le sport le plus important. J'espère que ce sera positif pour moi.»

Travailleur acharné

Friberg dit avoir toujours joué à l'aile, à droite comme à gauche. Au Championnat du monde de hockey junior 2012, le Suédois de 5'11'' et de 200 livres avait conclu le tournoi au premier rang des marqueurs avec neuf buts. Pour ceux qui ne l'ont pas vu jouer depuis ce temps, comment décrirait-il son style?

«Je joue bien dans les deux sens de la patinoire. Je veux d'abord faire les bonnes choses défensivement et quand je transporte la rondelle, je veux créer des chances. Je patine, je suis acharné en échec avant, je travaille très fort!» Le joueur suédois typique, quoi!

En résumé, le Canadien obtient un attaquant dont le contrat est valide jusqu'en 2017 et qui sera - dans le pire scénario - un élément productif dans la Ligue américaine. En échange, Marc Bergevin règle son surplus de gardiens - il y aurait eu congestion à St. John's au retour de Carey Price - et se défait d'un joueur plus vieux, dont le plafond était déjà connu. En outre, Tokarski en arrachait même dans la Ligue américaine (fiche de 3-3-4, avec une moyenne de 2,84) et n'était pas réputé pour avoir la meilleure attitude.

En attendant la transaction majeure que la twittosphère espère depuis des semaines, le directeur général du Canadien continue tout de même à améliorer son effectif, même si cette transaction n'aura pas vraiment d'impact dans la LNH cette saison.

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