Subban et Markov «divorcent»

P.K. Subban fera équipe avec Nathan Beaulieu dans... (Photothèque Le Soleil)

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P.K. Subban fera équipe avec Nathan Beaulieu dans le premier duo de défenseurs du Tricolore pour le match de jeudi contre Los Angeles. Son partenaire habituel, Andrei Markov (79), est rétrogradé dans le troisième duo d'arrières.

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Brossard

Ce n'est pas tous les jours où Andrei Markov va passer autant de temps avec les journalistes que Michel Therrien. C'est ce qui s'est produit après la séance d'entraînement du Canadien, mercredi.

Le sujet de l'heure tournait autour de la décision de l'entraîneur-chef de séparer Markov de P.K. Subban pendant le match de mardi.

Or, l'expérience tentée face aux Sharks de San Jose semble destinée à se prolonger le temps d'au moins une autre rencontre. Mercredi, au Complexe Bell, Subban formait un tandem avec Nathan Beaulieu, avec lequel il avait joué en deuxième moitié de match la veille.

Markov avec Gilbert

Quant à Markov, il s'est entraîné avec Tom Gilbert.

Questionné une première fois à ce sujet après la séance d'entraînement, Therrien s'est fait peu bavard.

«Il a eu un match difficile, a-t-il reconnu en parlant du vétéran russe, et nous avons décidé de faire un changement au sein de nos paires de défense. Je m'attends à beaucoup plus de beaucoup de joueurs.»

Sa deuxième réponse à une question allant dans la même direction a été tout aussi laconique.

«Il y a beaucoup de choses que je n'aimais pas dernièrement. Je n'aimais pas le duo de Markov et de Subban, et j'ai décidé de les changer. C'est tout», a répondu Therrien, dont le point de presse a duré moins de trois minutes.

Markov et Subban ont connu une soirée difficile mardi, se trouvant sur la glace pour les trois buts des Sharks. Le Russe a terminé la rencontre avec un différentiel de -3  et Subban, de - 2.

Markov a même sauté quelques tours, et a joué pendant moins de six minutes au troisième vingt.

«C'est toujours difficile, a admis Markov au sujet de son séjour sur le banc. Ce fut une défaite éprouvante pour nous. Mon match n'a pas été assez bon et je dois assumer la responsabilité de mon jeu. Je vais oublier cette partie et être prêt pour le prochain match.»

Markov a été beaucoup plus succinct, cependant, lorsqu'une journaliste lui a demandé si le fait d'être muté avec Gilbert allait changer quoi que ce soit à sa façon de jouer.

«Posez-moi la question dans deux semaines», a-t-il répondu.

Questionné lui aussi sur les changements apportés la veille, Subban a fini par prendre la défense de son vétéran coéquipier.

«Le match d'hier n'est pas l'affaire d'un joueur, mais de toute l'équipe», a tranché Subban.

«Hier [mardi], nous n'avons pas été suffisamment efficaces. Dernièrement, nous avons joué du bon hockey, mais pas de façon suffisamment constante pour gagner des matchs. Demain, nous allons affronter une très bonne équipe, et nous allons devoir être prêts pour jouer pendant 60 minutes comme nous devons le faire», a ajouté Subban, en faisant allusion à la visite des Kings de Los Angeles.

Style semblable

Beaulieu et Subban, deux défenseurs aux styles semblables, ont été réunis après le troisième filet des visiteurs, marqué à mi-chemin de la période médiane. Ils ont obtenu des passes sur le seul but du Tricolore, celui de Dale Weise, tard au deuxième vingt.

«"Subby" a beaucoup de talent offensif et aime se porter à l'attaque, a rappelé Beaulieu. Nous allons devoir être prudents et bien communiquer pour éviter d'être pris en défaut en zone offensive. Ce sera important d'être sur la même longueur d'ondes.»

«Appelez-moi Denzel»

Faut-il dire «Pi Ké» ou «Pé Ka?» Pour éviter tout imbroglio, P.K. Subban a une suggestion : «Tant qu'à changer la prononciation de mon nom, appelez-moi tout simplement Denzel», a lancé en riant le défenseur du Canadien. Mercredi matin, on pouvait lire que l'Association pour la sauvegarde et la survie de la langue française (l'ASULF) n'appréciait guère que l'on prononce les initiales du prénom de Subban - «P» pour Pernel et «K» pour Karl - à l'anglaise. Elle désirerait plutôt entendre les commentateurs francophones les prononcer avec une intonation française - «Pé Ka» plutôt que «Pi Ké» -, argumentant que les commentateurs anglophones ont tendance à angliciser les noms des athlètes francophones : Vinny pour Vincent Lecavalier, Danny pour Daniel Brière...

Aux yeux de Subban, il n'y a pas vraiment de controverse. Même qu'il trouve la prononciation française plutôt aguichante. «J'ai entendu ce qu'ils suggèrent et c'est pas mal sexy», a-t-il déclaré aux journalistes massés devant son casier. «J'aime ça. Alors je leur dis que "c'est très bien" [en français], mais mon nom est prononcé "Pi Ké". Mais qu'ils m'appellent "Pi Ké" ou "Pé Ka", c'est bien correct.»

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