Pacioretty montre la voie dans un gain de 2-1

Nathan Beaulieu a engagé le combat avec Mike... (La Presse Canadienne, Graham Hughes)

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Nathan Beaulieu a engagé le combat avec Mike Foligno. Ç'a n'a pas été une bonne idée. Beaulieu a encaissé quelques solides droites, incluant la dernière, qui lui a fait plier les genoux.

La Presse Canadienne, Graham Hughes

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Robert Laflamme
La Presse Canadienne
Montréal

Max Pacioretty devra davantage montrer la voie à ses coéquipiers au cours de l'absence prolongée du gardien Carey Price. Le capitaine s'est levé mardi en marquant le but qui a fait la différence dans la courte victoire de 2-1 du Canadien contre les Blue Jackets de Columbus.

Pacioretty a rompu l'égalité pendant un jeu de puissance à 17:51 de la troisième période. C'était son 13e filet de la saison - son troisième victorieux.

«L'instinct du tueur, je trouve que l'expression sied bien à notre équipe, a affirmé Pacioretty. Nous sommes affectés par les blessures, ce soir nous avons perdu un défenseur (Alexei Emelin, expulsé en première période), et nous avons dû écouler une pénalité de cinq minutes.

«Tous et chacun veulent non seulement accomplir leur travail mais faire la différence, a-t-il continué. N'importe lequel des 20 joueurs peut se lever, et c'est ce qui se passe pour nous cette saison.»

Paul Byron, son troisième, a été l'autre marqueur du Tricolore (19-4-3) tandis que Nick Foligno a été le seul qui a trompé la vigilance de Mike Condon, solide avec 22 arrêts. À l'autre bout, Sergei Bobrovsky a repoussé 24 lancers.

Emelin expulsé

Pour le 14e match de la saison, le Canadien a marqué le premier, tôt à part ça, et grâce au quatrième trio. Byron a habilement redirigé la passe finement soulevée de Christian Thomas.

Déployant un style robuste, les Blue Jackets ont créé l'égalité, à 17:23. Foligno a battu de vitesse Condon après avoir effectué un tourniquet derrière le but.

Peu de temps après, le défenseur Emelin a ébranlé Matt Calvert d'un coup d'épaule dans son angle mort. Calvert n'était même pas impliqué dans l'action.

Au moment où on lui prodiguait des soins sur la glace, le quatuor d'arbitres a statué qu'Emelin méritait d'être sanctionné par une pénalité majeure, en plus d'une pénalité d'inconduite. Calvert s'est relevé et il est demeuré dans la rencontre.

Le Canadien a bien résisté au cours de la longue infériorité numérique qui a empiété sur le début du deuxième vingt.

Beaulieu sonné

Les Jackets se sont tout de même donné du rythme, continuant d'afficher beaucoup de hargne.

Foligno a appliqué une rude mise en échec à Tomas Fleischmann sur le bord de la bande. Nathan Beaulieu a décidé de se porter à la défense de son coéquipier, en engageant le combat avec Foligno. Ç'a n'a pas été une bonne idée. Le jeune défenseur a encaissé quelques solides droites, incluant la dernière, qui lui a fait fléchir les genoux.

Comme Calvert, Beaulieu n'a pas immédiatement retraité dans la «pièce tranquille» afin de subir des examens médicaux, comme le stipule le protocole de la LNH en matière de commotions cérébrales.

L'entraîneur Michel Therrien a expliqué après la rencontre que Beaulieu a passé les tests haut la main pendant l'entracte.

«Qu'il soit assis au banc des pénalités ou dans une chaise berçante dans la chambre noire, il n'y a pas grand-chose de différent, s'est exaspéré Therrien face aux questions des journalistes. S'il ne s'était pas senti bien, il n'aurait pas été au banc. Il n'a pas rejoué en deuxième après avoir purgé sa punition. Nous avons fait confiance à l'équipe médicale. Il a eu le suivi médical requis, et il a livré une solide troisième période.»

Beaulieu n'a pas été rendu disponible aux médias parce qu'il devait recevoir des soins.

Trios rebrassés

Vers la fin du deuxième tiers, Therrien a interchangé Pacioretty et Fleischmann de trios. Pacioretty a retrouvé Desharnais, avec Weise, tandis que Fleischmann a été jumelé à son compatriote tchèque Tomas Plekanec, avec Byron.

En défense, on a souvent vu Subban avec Beaulieu et Andrei Markov avec Jeff Petry.

«J'ai voulu injecter du sang neuf, surtout dans ces deux trios, a expliqué Therrien. Ça nous a donné de la vie. J'ai apprécié la façon que Max s'est comporté avec David, ainsi que Fleischmann avec "Plekie".»

Le Tricolore a effectivement obtenu de bonnes chances à l'attaque, en troisième. Mais Bobrovsky a veillé aux aguets.

La soirée était en voie de connaître son dénouement au-delà du temps réglementaire quand Scott Hartnell a écopé une pénalité, à 2:34 de la fin.

Pacioretty a tôt fait de lui faire payer son indiscipline, 17 secondes de jeu plus tard. Positionné à la droite du gardien, le capitaine a trouvé l'ouverture entre les jambières du gardien sur réception de la courte passe de Weise, de derrière le filet.

Therrien préférait parler de la "maudite" belle victoire du Canadien

La bagarre qu'a livrée Nathan Beaulieu à Nick Foligno, ou plutôt sa conclusion, a grandement fait jaser à l'issue de la victoire du Canadien, au grand déplaisir de l'entraîneur Michel Therrien, qui a ressenti la nécessité de réorienter le point de presse d'après-match.

«En passant, c'est une "maudite" belle victoire ce soir, a-t-il lancé. J'ai aimé le travail de mes gars. Ils ont joué avec beaucoup de hargne. C'est une grosse victoire. Mike Condon a très bien fait ça. Est-ce qu'il y a d'autres questions sur le match?»

Qu'il le veuille ou non, les questions à savoir si l'équipe aurait dû soumettre Beaulieu au protocole de la LNH en matière de commotion cérébrale sur-le-champ plutôt qu'entre les deuxième et troisième périodes sont légitimes.

Le jeune défenseur a été visiblement très ébranlé par le dernier coup de poing de Foligno. Après la rencontre, on a indiqué qu'il se soignait avec de la glace. Elle ne devait pas être appliquée sur les jointures de sa main droite...

Peut-être que comme Dale Weise, qui était revenu au jeu dans le même match il y a quelques années en séries éliminatoires, Beaulieu ressentira les symptômes d'une commotion au cours des prochains jours. Weise, on s'en rappellera, avait été ébranlé par une mise en échec de John Moore des Rangers de New York.

Mardi, l'attaquant du Canadien a expliqué que perte d'équilibre à la suite d'un coup à la tête et commotion cérébrale ne vont pas nécessairement de pair.

«Quand ça arrive, c'est comme si les lumières se fermaient le temps d'une seconde, et ça revient aussitôt. Je ne sais pas trop comment l'expliquer. Un boxeur doit sans doute vivre la même chose. Mais ça ne signifie pas qu'on a obligatoirement subi une commotion.

«En séries, il y a deux ans, j'étais correct sur le coup. Les symptômes ne sont apparus qu'une journée ou deux plus tard. Et ils ne m'ont affecté que pendant une seule journée.»

Gagner le respect de ses coéquipiers

Tant mieux pour le Canadien si Beaulieu ne ressent aucun symptôme. Le jeune défenseur, qui a à son palmarès les deux seules bagarres du Tricolore cette saison, a gagné énormément de respect auprès de ses coéquipiers. Tous, ainsi que Therrien, ont souligné le grand courage dont il a fait preuve.

«"Nate" est un super joueur d'équipe et il l'a démontré encore ce soir, a commenté Max Pacioretty. Un joueur qui agit de la sorte gagne le respect de ses coéquipiers.»

Therrien a dit comprendre parfaitement ce que Beaulieu a tenté d'accomplir. Mais qu'il a peut-être choisi le mauvais moment pour le faire, compte tenu que le Canadien devait se tirer d'affaire avec cinq défenseurs, après l'expulsion d'Alexei Emelin.

«Le jeune va ajouter ça dans son livre d'expériences», a-t-il imagé.

Pacioretty n'a pas voulu se prononcer à savoir si on aurait dû le soumettre à des examens médicaux plus rapidement.

«Ce n'est pas de mon ressort. Nous avons la chance de miser sur un personnel médical très compétent afin de gérer des situations semblables.»

Le défenseur P.K. Subban n'a pas été surpris de voir Beaulieu rester dans l'action.

«'Nate' est un dur. Il n'a pas hésité à se frotter à un adversaire coriace. Il arbore un oeil au beurre noir, les filles vont sans doute le trouver plus attirant», a-t-il lancé à la blague.

«Sérieusement, j'étais heureux de le voir rester dans le match. Je savais qu'il était correct. Je crois qu'il était déjà en déséquilibre au moment d'encaisser le dernier coup de poing, et c'est la raison pour laquelle ses genoux ont fléchi. Il a continué par après comme si de rien n'était. Il a été très solide.»

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