Alvarez ne laissera pas Stevenson l'éviter de nouveau

Eleider Alvarez (23-0, 11 K.-O.) est devenu l'aspirant obligatoire... (Photothèque Le Soleil)

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Eleider Alvarez (23-0, 11 K.-O.) est devenu l'aspirant obligatoire au titre en battant par décision majoritaire Isaac Chilemba, le 28 novembre 2015 à Québec. Il a défendu cette position quatre fois depuis.

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Montréal

Eleider Alvarez affrontera Adonis Stevenson à son prochain combat, que ce dernier le veuille ou non.

C'est ce qu'ont déclaré à l'unisson les membres du clan Alvarez mercredi, en réaction aux propos qu'a tenus le champion des mi-lourds du World Boxing Council (WBC) la veille, sur les ondes de TVA Sports. Au cours de cet entretien, Stevenson a indiqué que «c'est certain que ce n'est pas payant d'affronter Alvarez, on ne va pas se le cacher. Affronter [Badou] Jack ou [Andre] Ward, c'est plus payant».

Alvarez a été piqué au vif par ces propos. «Ça me dérange beaucoup ces commentaires de Stevenson. Il dit que la TV  n'est pas intéressée? Ce n'est pas ma faute. Le champion, c'est lui. C'est lui qui devrait vendre la télé. Ce n'est pas un problème pour Canelo Alvarez d'affronter un boxeur qui n'est pas connu : tout le monde achète le combat quand même. Même chose pour [Gennady] Golovkin ou Miguel Cotto. Plusieurs champions qui affrontent des boxeurs moins connus vendent tout de même beaucoup.»

Mais selon le clan d'Alvarez, c'est lui qui a le gros du bâton. Quand il a accepté pour une deuxième fois de céder sa place depuis qu'il est devenu l'aspirant obligatoire au titre afin que Stevenson y aille d'une défense optionnelle contre Andrzej Fonfara, le 3 juin dernier, le boxeur d'origine colombienne a bien protégé ses arrières. Il a alors exigé du WBC que les deux pugilistes signent une promesse d'y aller d'une défense obligatoire dès cet automne.

«J'ai parlé ce matin au président du WBC, Mauricio Sulaiman, afin de voir si les ententes que nous avions tenaient toujours, a raconté Stéphane Lépine, le gérant d'Alvarez. Il m'a confirmé que M. Adonis Stevenson n'a pas le choix d'affronter Eleider dès cet automne et qu'il va envoyer une lettre en ce sens à Yvon Michel dès aujourd'hui, lui redemandant une date et un endroit.»

Stevenson (29-1, 24 K.-O.) est champion de la division depuis qu'il a terrassé Chad Dawson après 76 secondes d'action seulement, le 8 juin 2013. Alvarez (23-0, 11 K.-O.) est devenu l'aspirant obligatoire au titre en battant par décision majoritaire Isaac Chilemba, le 28 novembre 2015 à Québec. Il a défendu cette position quatre fois depuis.

«Il peut penser ce qu'il veut, mais il a besoin de respecter son entente», a martelé Alvarez. «Ça fait près de deux ans que je suis son aspirant obligatoire, j'ai mérité ma chance. J'ai accepté de céder ma place deux fois. Ça, c'est de ma faute :  je l'ai accepté. Maintenant, je ne le ferai plus. C'est à mon tour. Le WBC m'a donné sa parole.»

Michel se retrouve entre l'arbre et l'écorce dans ce dossier, puisqu'il est le promoteur des deux hommes. Il souhaite à tout prix qu'ils trouvent un terrain d'entente.

«Je pense qu'à présent, les deux boxeurs ont fait un parcours parfait», a-t-il déclaré. Eleider Alvarez avait besoin d'une plus grande notoriété. Il l'a acquise en allant se battre contre Lucian Bute et Jean Pascal. Adonis Stevenson souhaitait quant à lui livrer des défenses optionnelles, ce qu'il a pu faire.

«De mon côté, c'est certain que je veux satisfaire les deux. Je veux offrir un combat d'unification à Adonis, mais je comprends très bien Eleider de vouloir obtenir sa chance.»

Michel le concède toutefois : c'est Alvarez qui détient le gros bout du bâton dans ces négociations. «C'est sûr qu'Adonis devra prendre ses responsabilités de champion», a affirmé le président de GYM. «Il devra également comprendre que rien ne peut se faire sans l'accord d'Eleider Alvarez dans ce dossier. Il vaudrait donc mieux pour tout le monde de travailler ensemble.»

Le spectre Haymon

Comme tout ce qui implique Stevenson depuis quelques années, le spectre d'Al Haymon n'est jamais bien loin. C'est d'autant plus vrai que le gérant du champion agit également comme conseiller auprès d'Alvarez.

«À partir d'un certain montant, j'accepte de plafonner le montant que je touche comme gérant à la faveur de Haymon, afin qu'Eleider ne soit pas privé de combats importants en raison de mon manque de contacts», a confirmé Lépine. «Alors pour son bien, j'ai accepté de laisser la place à Haymon.»

«Al Haymon a beaucoup de respect et d'estime pour les deux boxeurs», a renchéri Michel. «Il travaille aussi pour que les deux soient satisfaits. Il m'a d'ailleurs demandé de bloquer des dates dans des amphithéâtres québécois en octobre, novembre et décembre.»

Bien qu'il doive lui-même essuyer quelques critiques dans cette affaire depuis bientôt deux ans, Michel ne regrette pas d'avoir fait croiser les chemins d'Alvarez et de Stevenson. «C'est pas mal plus agréable de devoir gérer le champion et l'aspirant que de n'avoir que le champion sans aspirant dans son écurie», a-t-il conclu.

Reste maintenant à voir si le WBC tiendra parole dans cette affaire.




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