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Le boxeur David Whittom dans le coma après un dur K.-O.

Le boxeur de Québec David Whittom se trouve... (Photothèque Le Soleil)

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Le boxeur de Québec David Whittom se trouve présentement dans un coma artificiel après que les médecins aient découvert une hémorragie cérébrale sévère à la suite de son combat contre Gary Kopas.

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(Québec) David Whittom a subi une hémorragie cérébrale, samedi soir, à la suite d'une défaite par K.-O. lors d'un combat à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Opéré d'urgence, le boxeur de Québec se trouve sous respirateur, «dans un coma artificiel prolongé», explique son entraîneur, François Duguay. Il reposait dans un état stable, dimanche soir.

«Ça ne se compte pas en heures. Ça se compte en jours, ça se compte en semaines, ça se compte en mois», a prévenu un Duguay dévasté, dimanche après-midi, après avoir raconté les dernières heures.

Dans la 10e ronde de son combat chez les lourds-légers contre Gary Kopas, Whittom se retrouve au tapis. Sonné, il met quelque temps à retrouver ses esprits, mais quitte en marchant, puis rejoint le vestiaire, où il se retrouve seul avec Duguay. Le boxeur prend une douche et semble aller mieux. Il se plaint de l'eau trop froide.

Whittom évoque aussi un combat revanche, ce à quoi Duguay s'oppose tout de suite. «Je ne veux plus que tu boxes. C'est fini», lui dit le coach. Whittom retrouve sa nouvelle copine et les deux hommes partent chacun de leur côté. Tout semble sous contrôle.

Mais 10 minutes après son arrivée à l'hôtel, il reçoit un appel de la copine de Whittom. Celui-ci est en sueurs, se plaint de maux de tête et de maux de coeur. Des signes indicateurs d'une commotion cérébrale sévère, sait très bien Duguay. Il demande à ses amis de se rendre à l'urgence. Lorsqu'il rappelle quelques secondes plus tard, il entend Whittom vomir.

Une fois à l'urgence de l'hôpital de Fredericton, sa condition se détériore. Un scan de son cerveau révèle une hémorragie sévère du côté gauche. Il est transféré à l'hôpital régional de Saint John, où il sera opéré.

«Je trouve ça très difficile», dit Duguay, qui a demandé aux gens de prier pour Whittom sur Facebook. «Ces gars-là, c'est des guerriers. Ça fait cinq ans que je parle à David, que je lui dis : crime, c'est assez. Un moment donné, il faut que tu leur dises d'arrêter», ajoute-t-il, mentionnant aussi le nom du bon ami de Whittom, le poids lourd Éric Martel-Bahoéli.

Carrière difficile

Whittom, 38 ans, est originaire de Saint-Quentin, au Nouveau-Brunswick. Il est papa d'un garçon de 10 ans. Jeune boxeur prometteur, il a vu sa carrière professionnelle ternie par des problèmes de consommation, dont il parle ouvertement. Il a malgré tout affronté Adonis Stevenson en 2007 et Adrian Diaconu en 2009. Sobre depuis plus de deux ans, il agissait comme entraîneur et partenaire d'entraînement pour d'autres pugilistes de Québec, dont Martel-Bahoéli et Sébastien Bouchard.

«On est tous au courant des risques qu'on court, mais quand ça arrive à quelqu'un qu'on connaît, on est sous le choc», a réagi Bouchard, qui avait remarqué des changements positifs dans l'humeur de son collègue au cours des derniers mois. «Il est passé par des hauts et des bas, mais là il était dans un haut.»

«Ça me fait réfléchir», dit Martel-Bahoéli

Éric Martel-Bahoéli (photo) a été mis K.-O. par... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Éric Martel-Bahoéli (photo) a été mis K.-O. par Adam Braidwood à 2:01 du cinquième round le 25 février dernier au Centre Vidéotron.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

«Ça me fait réfléchir. Ça remet tout en perspective.» Secoué par l'infortune de son ami David Whittom, Éric Martel-Bahoéli n'est plus certain d'enfiler les gants comme prévu, cet été, en Côte-d'Ivoire.

«Ça me jette un peu à terre. [...] Ma mère m'a texté. Elle m'a écrit : "il est temps que tu prennes ta retraite. La vie t'envoie un signe"», a raconté le poids lourd de 35 ans, dimanche après-midi.

Whittom et Martel-Bahoéli se connaissent depuis près de 20 ans. Depuis les débuts du deuxième dans la boxe, en fait. «Il a vu mon premier combat amateur», s'est souvenu Martel-Bahoéli, dimanche. Unis par le sport, les deux hommes ont développé une solide amitié au fil du temps.

Martel-Bahoéli n'a pas tout de suite réalisé la gravité de la situation, en l'apprenant. Mais après avoir lu sur le sujet, il a compris à quel point son ami était dans le pétrin.

À cela s'ajoute cette cruelle constatation : «C'était son dernier combat, c'était évident, dit Martel-Bahoéli. On parle souvent du combat de trop... Je pense que c'était peut-être le cas ici.»

Le boxeur de Québec ne veut pas vivre son combat de trop. «Il faut savoir tirer la plug», dira-t-il au fil de la conversation. Déjà, son dernier duel lui a coûté cher psychologiquement. Battu par K.-O. au Centre Vidéotron par Adam Braidwood en février, Martel-Bahoéli admet avoir mis deux mois à s'en remettre. «Je commence à aller mieux.»

Trop tôt pour spéculer sur l'avenir du colosse boxeur. Il est la tête d'affiche d'une carte de boxe qu'il coorganise dans son pays d'origine, la Côte-d'Ivoire. Une chose est sûre, il compte se rendre au Nouveau-Brunswick pour visiter son ami et sa famille.




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