Les carrières de Bute et Alvarez en jeu

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(Québec) Les carrières de Lucian Bute et d'Eleider Alvarez seront sévèrement affectées à l'issue de leur combat, le 24 février prochain. À 36 ans, le premier pourrait ne jamais se relever en cas de défaite, alors que l'autre, aspirant obligatoire à Adonis Stevenson, met de nouveau en péril son ticket pour un duel de championnant du monde.

Les deux pugilistes et leurs équipes étaient réunis en conférence de presse, dimanche, à Québec. L'endroit choisi, le Château Bonne entente, était tout désigné pour ces «deux gentlemens», qui ne dégagent à peu près aucune malice. Fidèles à leurs personnalités, les deux poulains du Groupe Yvon Michel (GYM) ont démontré un grand respect mutuel, se lançant des fleurs plutôt que des flèches. Tellement qu'un journaliste a demandé s'il y aurait de l'animosité sur le ring du Centre Vidéotron dans deux mois. 

Mais les enjeux sont si grands de part et d'autre qu'il n'y a pas de doute à y avoir, ont affirmé les deux boxeurs. Dans le cas de Lucian Bute (32-3-1 25 K.-O.), un duel à 175 lbs représente un défi supplémentaire, et donc un risque. Sa seule présence dans cette catégorie de poids, contre Jean Pascal en 2014, s'était soldée par une défaite et une performance peu éclatante. 

«Je n'avais pas beaucoup d'opportunité [de me battre] à 168 lbs. Je l'ai dit à plusieurs reprises, c'est ma catégorie et je veux rester là», a expliqué le Roumain, questionné par les journalistes sur les raisons qui l'ont poussé à accepter ce combat. «J'ai 36 ans. À ce niveau-là, je ne veux pas avoir des combats préparatoires. Je suis rendu à un niveau où je veux beaucoup de gros combats, j'aime les défis et ça c'est un bon défi pour moi», a-t-il poursuivi. 

Bute cherchait également le chemin le plus court pour se rendre à un combat de championnat du monde. Même si Alvarez (21-0 10 K.-O.) est une lourde commande, il y voit surtout l'opportunité de retourner se battre pour un titre. S'il gagne, il deviendrait - si la WBC sanctionne le combat (voir encadré) - l'aspirant obligatoire à Adonis Stevenson pour le titre de la WBC chez les mi-lourds. 

Mais s'il perd, le vétéran pourrait avoir de la difficulté à s'en remettre. Et il le sait. «Lui [Alvarez] a plus à perdre, mais moi aussi. Je vais mettre en péril aussi mon avenir. Si c'est une défaite contre lui, pour moi c'est aussi mal.» 

Lucian Bute entend se servir de son expérience pour triompher du Colombien de 32 ans. Il est d'avis que la pression est davantage sur Alvarez, «qui n'a jamais connu la défaite», contrairement à Bute.

Alvarez confiant

Dans le clan d'Alavarez, la confiance est à son comble. Le principal intéressé a gagné un combat par décision unanime à Montréal, samedi soir, contre le Polonais Norbert Dabroswki (19-6-1 7 K.-O.). L'enjeu était le même: son titre silver WBC et son statut d'aspirant obligatoire à Stevenson. Attendant depuis plus d'un an sa chance pour le titre, Alvarez a décidé d'accepter des combats plutôt que de s'asseoir sur ses lauriers. 

Son entraîneur Marc Ramsay est tout aussi confiant en vue du 24 février. C'est lui qui avait préparé Jean Pascal à faire face à Lucian Bute en 2014. «J'ai un individu complètement différent, l'approche doit être différente. En même temps, l'adversaire qu'on affronte est sensiblement le même qu'il avait à l'époque. Il y a une certaine partie du travail qui est faite.»

10 000 spectateurs attendus

Pour le gala du 24 février, Yvon Michel... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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Pour le gala du 24 février, Yvon Michel prévoit «six combats maximum» d'une durée minimale de huit rounds.

Le Soleil, Yan Doublet

Malgré des ventes décevantes lors de la dernière présence de Lucian Bute au Centre Vidéotron, le 28 novembre 2015, le Groupe Yvon Michel (GYM) maintient le même objectif d'écouler 10 000 billets. «On attend plus de 10 000 spectateurs», a affirmé le promoteur avec aplomb, dimanche. Disputé la même fin de semaine que la Coupe Vanier et que le Red Bull Crashed Ice, le gala culminant avec une finale Lucian Bute-James DeGale avait attiré 3000 personnes de moins que prévu. Possiblement pour éviter pareil faux pas, la publicité du gala du 24 février a commencé très tôt. Dès la victoire d'Eleider Alvarez samedi soir au Casino de Montréal, Bute est allé rejoindre son futur adversaire pour une conférence de presse... au pied du ring. En plus d'espérer un effet Bute, GYM misera sur une carte à saveur locale. Sébastien Bouchard et Éric Martel Bahoeli seront notamment de la soirée. Yvon Michel prévoit «six combats maximum» d'une durée minimale de huit rounds.

L'argent et la popularité

Eleider Alvarez ne s'en cache pas. L'argent et la popularité ont été des facteurs déterminants quand est venu le temps d'accepter un duel contre Lucian Bute. «Je le fais pour les deux, la notoriété, et l'argent. [...] Lucian Bute est probablement le boxeur le plus populaire ici au Québec», a dit le boxeur, dimanche. Il a l'intention de se faire connaître des Québécois et d'attirer l'attention des réseaux américains le 24 février. Il est conscient qu'il aura à livrer une bonne performance. Pas seulement pour ce qu'il met en jeu, mais aussi pour sa fierté. «Je vise le K.-O.», a-t-il lancé.  

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