Roberto Duran ajoute à sa légende

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L'ancien boxeur Roberto Duran lors de la première mexicaine du film Mains de pierre (Hands of Stone)

AFP, Alfredo Estrella

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Agence France-Presse
Mexico

La nuit où les forces américaines ont envahi le Panama, Roberto Duran a quitté le bar où il se trouvait pour retourner chez lui prendre son arme et défendre son pays. Mais il était tellement soûl qu'il s'est endormi.

C'est l'un des épisodes cocasses de la vie du champion de boxe panaméen aujourd'hui immortalisé dans le film Mains de pierre (Hands of Stone) dans lequel apparaît le célèbre acteur de Raging Bull Robert De Niro. 

Certains critiques ont reproché au film, présenté à Cannaes en mai dernier, de ne pas montrer le côté sombre de l'ancien champion, son caractère impulsif, son côté bagarreur de rues alcoolisé. «Je leur ai raconté mon côté sombre», explique Duran. «Je ne sais pas pourquoi le producteur ne l'a pas mis dans le film.» Il faut donc l'avoir en face pour l'entendre le raconter.

Duran, une légende de la boxe considérée comme l'un des plus grands champions de tous les temps dans le ring, voulait affronter les soldats venus déposer le dictateur panaméen Manuel Noriega en 1989. «Je ne voulais pas les frapper. Je voulais leur tirer dessus!» dit-il au sujet des soldats américains lors d'un entretien avec l'AFP à l'occasion de la première mexicaine du film.

Un ami l'a arraché au bar pour le conduire dans la rue d'où il a vu les éclairs des tirs de l'invasion américaine, se souvient-il. «Quel magnifique feu d'artifice!» a dit Duran à son ami.

Dans les rings, il était rare de le voir tomber inconscient. Le boxeur, surnommé «Mains de pierre» et six fois champion du monde, a remporté 103 de ses 119 combats, dont 70 par K.-O. Et il n'a mordu la poussière que quatre fois dans sa vie.

Le Québec conquis

Il avait notamment conquis le Québec en 1980 lors de sa fameuse victoire contre Sugar Ray Leonard devant 46 317 spectateurs au Stade olympique de Montréal. Médaillé d'or aux JO de Montréal en 1976, l'Américain invaincu en 27 combats était pourtant débarqué en favori en sol québécois.

La semaine précédant le combat, Duran (71-1) et son côté latin avaient toutefois séduit les Québécois.

Le 20 juin, le Panaméen était d'ailleurs monté dans le ring avec un drapeau du Québec avant de dépouiller Leonard de son titre WBC des mi-moyens par décision unanime. Un titre que Leonard récupère dès le 25 novembre, au Superdome de La Nouvelle-Orléans, lorsque Duran abandonne au huitième round en disant «No mas» («Pas plus»).

Le film, réalisé par le Vénézuélien Jonathan Jakubowicz avec l'acteur vénézuélien Edgar Ramirez dans le rôle de Duran et De Niro dans celui de son entraîneur (Ray Arcel), raconte le destin de celui qui fut le héros national panaméen, puis sa chute, qui fut aussi celle de tout un pays. L'ex-boxeur admet qu'il est un fêtard invétéré.

«Je ne prends aucune drogue, d'aucune sorte. Je prends des verres avec n'importe qui. Hier soir, j'ai pris une sacrée cuite», dit-il en éclatant de rire, tout en frottant ses mains qui ressemblent aux racines d'un vieil arbre.

Certains affirment qu'il aurait dépensé une avance de 100 000 $ en une semaine pour faire la fête. Faux, réplique Duran en riant : «Je les ai dépensés en trois jours.»

Et pour compléter sa légende, Duran a récemment affirmé qu'il souhaiterait se battre contre Donald Trump, le candidat républicain à la Maison-Blanche.  Avec Le Soleil

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