Changer sa vie pour le mieux

Les boxeurs David Lemieux et Cristian Rios entourent... (La Presse, Ivanoh Demers)

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Les boxeurs David Lemieux et Cristian Rios entourent le promoteur Camille Estephan lors du point de presse en vue de leur combat de samedi au Centre Bell.

La Presse, Ivanoh Demers

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Montréal

Cristian Rios savait très bien dans quelle galère il s'embarquait quand il a accepté d'affronter David Lemieux. Mais il sait aussi que le risque en vaut la chandelle.

L'Argentin de 33 ans ne s'en cache pas : l'affrontement contre Lemieux (35-3, 32 K.-O.) est le plus important de sa carrière. Loin d'être impressionné par le défi que représente l'ex-champion du monde, Rios (21-7-3, 6 K.-O.) voit plutôt ce combat comme l'occasion d'avoir une nouvelle vie.

Comme plusieurs boxeurs d'Amérique du Sud, Rios ne peut pas encore vivre de la boxe, malgré ses 31 combats professionnels. Celui qui est chef de train chez lui a dû prendre un congé sans solde au cours des trois derniers mois afin de se consacrer à temps plein à l'éreintant camp d'entraînement nécessaire pour grimper dans le même ring que Lemieux.

«Ce n'est pas une bonne façon de gagner sa vie que d'être boxeur en Argentine», a reconnu Rios par le truchement de son interprète. «C'est pourquoi ce combat est si important pour moi : si je devais l'emporter, ma vie entière s'en trouverait transformée.»

Rios devait livrer un combat de remise en forme en Argentine, mais quand l'occasion s'est présentée d'affronter le Québécois de 27 ans samedi au Centre Bell, il n'a pas hésité une seconde à abandonner ce premier combat et... sauter dans le train. Très peu d'observateurs ou d'experts lui accordent la moindre chance face à Lemieux.

«Je suis plutôt habitué à cela. Tout au long de ma carrière, je me suis retrouvé dans la peau du négligé. Ce ne sera pas nouveau pour moi».

Il faut dire que sa fiche peu reluisante ne lui confère pas une place parmi l'élite des poids moyens. Il a toutefois livré des performances plus qu'honorables à l'Anglais Tommy Langford (défaite par décision unanime au Royaume-Uni en octobre 2015) ainsi qu'à son compatriote Jorge Sebastian Heiland (nul en mars 2012). Heiland est l'aspirant no 1 au titre WBC détenu par Gennady Golovkin, tandis que Langford  est classé no 2 pour le titre de la WBO de Billy Joe Saunders.

Un adversaire solide

Même si on a clairement la tête ailleurs au sein du clan Lemieux, tout un chacun jure ne pas prendre à la légère Rios, qui n'a jamais perdu par K.-O. «C'est certain que tu ne peux pas comparer Rios à Golovkin, mais c'est un adversaire solide», a souligné Lemieux. «Lui, il encaisse, moi j'aime donner, alors on va voir ce que ça va donner. Sérieusement, c'est un gars qu'on a pris très au sérieux. On a choisi de bons partenaires d'entraînement. On ne l'a pas du tout pris à la légère.»

Son entraîneur Marc Ramsay souhaiterait d'ailleurs que Rios donne du fil à retordre à son protégé. «Ce que j'aimerais voir, c'est beaucoup de rounds. Que David soit en mesure de gérer techniquement le combat s'il devait s'étirer au-delà du neuvième round. En même temps, avec David, on ne sait jamais.

«Il y a des choses qu'on veut aller chercher dans ce combat-là», a poursuivi Ramsay. «Le fait qu'il soit gaucher, c'est un autre style de boxe. C'est aussi un boxeur très endurant. On a des outils, de l'expérience à aller chercher dans cet affrontement. On espère qu'il va être en mesure de les acquérir.»

En affrontant Rios, le clan Lemieux souhaitait se préparer pour un autre gaucher : Saunders (23-0, 12 K.-O.), qui devait défendre son titre samedi face à Artur Akavov. Le Britannique s'est toutefois blessé et le combat a été reporté en novembre, rendant bien improbable un affrontement contre Lemieux en décembre.

«Ça ne sera certainement pas contre Saunders», a admis Camille Estephan, président d'Eye of the Tiger Management. «Mais si Lemieux sort indemne de son affrontement contre Rios, il y aura un combat en décembre. On a d'autres noms en tête. Ce qu'on a en tête, c'est de l'amener dans un duel contre Canelo Alvarez à la mi-2017. Tous ses prochains combats seront en fonction de cet objectif. On veut Canelo!»

Pascal prêt pour un nouveau défi

Jean Pascal a tourné la page sur sa cuisante défaite contre Sergey Kovalev, en janvier. De retour à l'entraînement intensif depuis un peu plus de trois semaines, il se dit maintenant prêt à relever un nouveau défi, même s'il ignore qui sera son prochain adversaire. «Ça a pris un peu de temps, mais c'est fait. Le plus difficile, ça a été les blessures psychologiques. Mais j'ai fait un bon travail. Je suis en paix avec moi-même et mon esprit est dans un corps sain. Je suis de retour!»

Pascal (30-4-1, 17 K.-O.) s'est récemment associé à Stéphan Larouche. Si parfois un changement d'entraîneur fait en sorte qu'un athlète doive prouver sa valeur, le Lavallaois ne se sent pas obligé de le faire. «Je n'ai aucunes preuves à faire. Le Jean Pascal affamé et sérieux, il a toujours été là. Pendant mes vacances, je vivais mes vacances. Maintenant je suis de retour dans le gym.» Il semble en très grande forme, mais il admet qu'il commence à sentir le passage du temps. «Effectivement, c'est plus difficile la perte de poids : j'aurai 34 ans [le 28 octobre] et je commence à le sentir.» Pas question, pour l'instant du moins, de passer chez les lourds. «Ça fait une couple d'années que j'y pense, mais pour l'instant, je vais rester chez les 175 livres.»

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