«The Next» déborde de confiance

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Au dire de son entraîneur, Lexson Mathieu, 17 ans, de Québec, fait peur à ses adversaires potentiels.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Une puissance redoutable, une intelligence hors du commun dans le ring et une tête de jeune premier. Rencontrez Lexson Mathieu, «l'avenir» de la boxe à Québec.

Pour le jeune homme de 17 ans, cet avenir ressemble de plus en plus au présent. Il sera parmi les trois Canadiens à participer aux Championnats du monde jeunesse, du 14 au 27 novembre en Russie. Il se pointera à Saint-Pétersbourg en pleine confiance, auréolé du titre continental chez les 81 kilos conquis au Costa Rica, début octobre.

«Ça fait juste montrer que je suis capable de faire ce que j'envisage», dit laconiquement Mathieu de sa présence aux Mondiaux. Une première pour un homme de la région de Québec.

Son entraîneur François Duguay n'a jamais dirigé un athlète avec un pareil talent au même âge. D'où ses grandes ambitions. Les adversaires potentiels de Mathieu au Canada en ont peur, lance le coach lors d'une rencontre entre Le Soleil et les deux hommes, au Centre Sportif Empire. «Les gars, quand ils voient qu'il est dans une catégorie, ils s'en vont», dit Duguay de son poulain.

Mentalité familiale 

Lexson Mathieu vient d'une famille d'athlètes. Ses deux parents ont fait des sports de combat, dont de la boxe pour son père. Il tient d'eux cette «mentalité d'aller guerroyer». Tout jeune, Mathieu débute avec le taekwondo. «Je gagnais tout le temps», se souvient le résidant de Limoilou qui a grandi à Saint-Gabriel-de-Valcartier. «Les seules fois où je perdais, c'était par disqualification. Parce que je frappais trop fort au corps. Alors, mes parents m'ont changé de sport parce que c'était pas du vrai contact.» Vers 10 ou 11 ans, il devient boxeur.

Duguay voit rapidement son potentiel. Principale qualité, sa puissance. Des preuves pour vous convaincre : les images de ses deux dernières victoires par K.-O., disponibles sur sa page Facebook (Lexson «The Next» Mathieu). Ses adversaires ont eu du mal à se relever. Nous serions sans doute encore couchés...

Il possède aussi une capacité d'adaptation étonnante, remarque Duguay. «Sa force, ce n'est pas juste sa force de frappe, c'est aussi son intelligence dans le ring. Il est capable d'assimiler les informations tout de suite. On n'a pas besoin d'attendre entre les rounds. [...] C'est comme si t'avais une télécommande», illustre Duguay, qui le compare en ce sens à un autre de ses protégés, Sébastien Bouchard.

Le boxeur et son entraîneur ne comptent pas brûler les étapes, mais il est déjà question des prochains Jeux olympiques, en 2020. Après Tokyo, un saut chez les professionnels deviendra sans doute réalité. «Si on gagne une médaille olympique, on va être assis dans la chaise du conducteur», se permet de rêver Duguay, sourire en coin.

«J'aimerais ça gagner ma vie en me battant», ajoutera Mathieu plus tard. «Ce serait l'affaire la plus hot pour moi. À la place d'aller travailler...»

Quant à son surnom «The Next», donné par Duguay cet été, Mathieu n'y voit pas une pression supplémentaire de bien faire. Il ne fait que raffermir ses buts, fixés depuis longtemps. «Depuis que je suis jeune, c'est ça que je veux faire. C'est normal que mon coach m'appelle ''The Next''. Je veux être le prochain. Qu'on m'appelle ''Le Prochain'', j'aime ça.»

Le Québécois Luis Santana (56 kilos) et l'Ontarien Jake Daoust (75 kilos) seront les deux autres boxeurs canadiens à faire le voyage en Russie.

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