Fausse retraite de Tyson Fury

L'annonce de la retraite n'était qu'une énième provocation... (Archives AP, Martin Meissner)

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L'annonce de la retraite n'était qu'une énième provocation du fantasque boxeur, Tyson Fury.

Archives AP, Martin Meissner

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Maxime Mamet
Agence France-Presse
Londres

À défaut de se montrer sur le ring, Tyson Fury a joué avec les médias lundi en annonçant sa fausse retraite sur Twitter et en accusant sans le dire Vladimir Klitschko d'oeuvrer dans l'ombre pour le faire tomber.

Le controversé champion du monde britannique des poids lourds se débat avec des soupçons de dopage et répond par la thèse du complot. Tout en occupant la scène entre deux reports de sa revanche contre l'Ukrainien.

Lundi, le boxeur âgé de 28 ans a joué avec Twitter, quelques jours après les révélations par la chaîne américaine ESPN d'un contrôle positif à la cocaïne le 22 septembre. Dès le 23 septembre, le détenteur des ceintures WBA, WBO et IBO, avait annoncé renoncer à son combat prévu le 29 octobre contre Klitschko, se disant «médicalement inapte à combattre».

Ce combat initialement programmé le 9 juillet avait été reporté en raison d'une blessure de Fury à la cheville. Puis, le 12 septembre, celui qui se fait appeler le «Gipsy Warrior» (le Guerrier gitan) avait posé un lapin à Klitschko, lors d'une conférence de presse, invoquant le coup de la panne «quelque part sur l'autoroute M6», selon le promoteur de la revanche.

«Ce système est corrompu» 

Cette absence des rings et des plateaux a donc été compensée lundi par une présence accrue de «l'invisible» Fury, selon les termes de Klitschko, sur les réseaux sociaux.

«La boxe est la chose la plus triste à laquelle j'ai participé, tous des sacs à merde, je suis le plus grand et j'ai pris ma retraite», a tweeté Fury à l'heure du déjeuner.

Puis dans un enchaînement direct-crochet, il diffusait quelques instants plus tard une vidéo d'un avocat américain George Kokkalenios, «racontant la vérité sur la corruption dans la boxe».

«Il ne prend pas de drogue, il ne se dope pas, mais ce système est corrompu», explique l'avocat, filmé au volant de son véhicule.

Puis, son interlocuteur, non identifié dans la vidéo, lui demande : «Les instances qui prennent les sanctions sont-elles corrompues? Elles sanctionneraient un sandwich au jambon, si on leur donnait suffisamment de dessous de table...»

«Absolument. C'est la façon dont cela fonctionne», répond Kokkalenios, avant d'attaquer le clan Klitschko.

«Klitschko est définitivement impliqué là-dedans. Il a tout le monde dans sa poche (...) Je ne dis pas que c'est un homme mauvais, mais je peux dire que sa richesse lui donne beaucoup d'influence».

«Ici pour rester» 

Et puis l'uppercut dans l'après-midi, l'annonce de la retraite n'était qu'une énième provocation du fantasque boxeur.

«Hahahaha, vous pensiez pouvoir vous débarrasser du Gipsy King si facilement! Je suis ici pour rester. Le Plus Grand vous montre juste comment sont les médias», se rigole Fury, quelques jours après s'être moqué des révélations sur son contrôle positif à la cocaïne, en posant comme Tony Montana devant une table croulant sous la poudre blanche.

Puis : «Dès que j'irai mieux je défendrai ce qui m'appartient, le trône des poids lourds.»

S'il le peut un jour. En attendant, le chrétien born-again a tweeté en soirée «recevoir la bonne aide», assurant qu'il reviendrait «plus fort que jamais». Et d'ajouter : «Dieu est grand, béni soit Jésus.»

Fury, très controversé pour ses déclarations stigmatisant les femmes ou l'homosexualité, avait été suspendu provisoirement le 24 juin par l'Agence antidopage britannique (UKAD) après la détection d'une substance prohibée dans son urine en février. La suspension avait été levée en attentant une audition prévue le 4 novembre.

Mais les révélations d'ESPN, selon lesquelles, le contrôle du 22 septembre a été réalisé par une agence antidopage spécialisée dans la boxe et la MMA, la Voluntary Anti-Doping Association (VADA), basée à Las Vegas, pourrait l'empêcher de remonter sur le ring.

Si Fury ne risque pas de suspension selon ESPN, le test ayant été réalisé hors compétition, il pourrait tout de même se trouver dans l'impossibilité de défendre ses titres mondiaux. Et donc en être privé moins d'un an après les avoir décrochés. Presque aussi rapidement qu'un tweet.

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