Adonis Stevenson explosif!

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Adonis Stevenson (en jaune)

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Adonis Stevenson a combattu le feu par le feu, vendredi soir, dans le ring du Centre Vidéotron. Dans une véritable mitraille de coups échangés avec Thomas Williams fils, le champion WBC des mi-lourds a conservé sa ceinture grâce à une gauche dévastatrice pour le knock-out à 2 min 54 du quatrième round.

«Quand je l'ai vu mettre de la pression, je me suis dit : ''Ah oui, tu veux mettre de la pression? Je vais t'en mettre de la pression, moi aussi!» a commenté celui que ses admirateurs appellent Superman pour sa force de frappe. La foule l'en a d'ailleurs régalé.

Pour la troisième fois en quatre défenses de son titre mondial à Québec - six en huit au total de ses combats de championnat du monde -, Stevenson a mis fin au suspense de spectaculaire façon avec un coup dont lui seul a le secret. Cette fois, deux droites au corps de Williams ont précédé une gauche imparable pour l'aspirant.

Dès la première cloche, Williams (20-2, 14 K.-O.) s'est rué sur Stevenson (28-1, 23 K.-O.), ne faisant pas mentir sa réputation de cogneur hyperactif. Les deux belligérants se sont ainsi échangé une tonne de coups de poing de la première à la dernière cloche.

Williams a même encaissé un compte de huit dès la fin du premier round, mais sans trop de dommage. Neuf minutes d'action plus tard, l'arbitre Michael Griffin a cette fois eu tout le temps de compter jusqu'à 10 sans que Williams soit en mesure de se relever du tapis.

«Je me sens bien. Avez-vous aimé le spectacle?» a poursuivi Stevenson au micro qui lui a été tendu sur le ring. La foule a été clair dans sa réponse positive. «Aujourd'hui, c'est la fête de ma fille, alors c'était une motivation supplémentaire. Je te fais un beau cadeau!» a lancé le père de famille qui habite Blainville.

Williams aussi est papa. Sa femme et deux de ses trois enfants étaient aux premières loges pour assister à cette violente défaite. Le résidant de la région de Washington a d'ailleurs semblé articuler «my fault» (ma faute) en direction de sa famille quand, étendu au sol, il a senti que ses jambes ne pourraient pas le porter assez rapidement.

Stevenson livrait un premier combat en presque 11 mois, mais cela ne l'a pas empêché d'être actif et précis d'entrée de jeu. Et d'encaisser lui-même plusieurs bonnes claques, dont une l'a fait vaciller au cours de la deuxième reprise.

Plus tôt durant la semaine, le champion avait été questionné pour une énième fois sur un éventuel affrontement tant attendu contre Sergey Kovalev, détenteur ,des trois autres ceintures chez les 175 livres. Il a souligné que le combat annoncé entre Kovalev et Andre Ward pour novembre n'est pas encore signé et que le programme de l'automne pourrait changer.

On se rappelle que c'est à Québec que Stevenson et Kovalev s'étaient serré la main, en novembre, convenant alors d'un duel en juin. Mais comme le noeud se trouve auprès des contrats de télé, le temps pourrait finir par délier l'impasse.

Le poids lourd local Éric Martel-Bahoéli (11-6-1, 7... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 2.0

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Le poids lourd local Éric Martel-Bahoéli (11-6-1, 7 K.-O.) a livré une nulle au Californien Avery Gibson (7-5-4, 2 K.O.)

Le Soleil, Caroline Grégoire

Une nulle pour Martel-Bahoéli

Tout juste avant de combat principal, le Néo-Écossais Custio Clayton (9-0, 7 K.-O.) avait eu le dessus sur le Mexicain Silverio Ortiz (34-18, 16 K.-O.) grâce à trois pointages de 60-54 de la part des juges. Clayton est considéré comme le meilleur espoir dépourvu d'un classement mondial dans l'écurie montréalaise GYM, dont fait aussi partie Stevenson.

Dans le dernier combat de la soirée, le poids lourd local Éric Martel-Bahoéli (11-6-1, 7 K.-O.) a livré une nulle au Californien Avery Gibson (7-5-4, 2 K.O.). Les juges ont déposé des cartes de pointage de 56-58 pour Gibson, 59-55 pour Martel-Bahoéli et 57-57. Le boxeur de Québec n'a gagné qu'un de ses cinq derniers combats.

Pour un adversaire déniché à 10 jours d'avis,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Pour un adversaire déniché à 10 jours d'avis, Berridge (à gauche) s'est bien défendu, mais n'a jamais menacé Alvarez.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Alvarez pas content à 100 %

Eleider Alvarez (20-0, 10 K.-O.) a engrangé une 20e victoire en 20 combats professionnels, vendredi soir au Centre Vidéotron. Mais la victoire du surnommé «Storm» par décision unanime des juges aux pointages de 99-90, 98-92 et 98-92 contre Robert Berridge (27-5-1, 21 K.-O.) n'a pas été des plus convaincantes.

«Je suis content, mais pas à 100 %. Ce n'est pas le combat que je voulais faire, mais quand même un bon combat. Je lui ai donné des bons coups et il est resté debout. Il était solide. Je ne suis pas déçu. Il y a seulement des petites choses qui ont moins fonctionné et que je dois travailler», a indiqué le Québécois d'origine colombienne à la crête teinte rousse.

Rappelons qu'Alvarez devait affronter l'ex-champion du monde Chad Dawson. Mais celui-ci s'est désisté à 10 jours du combat pour cause de blessure. Berridge, un Néo-Zélandais surnommé «le boucher», est venu frapper en relève, lui qui avait vu son combat du 16 juillet aux États-Unis annulé.

Courte préparation

«Je n'ai pas eu bas beaucoup de temps pour me préparer contre lui. Je m'étais préparé durant six semaines pour affronter Dawson, mais j'ai changé d'adversaire à la dernière minute. Ce n'était pas évident», a convenu Alvarez, disant espérer que la télé américaine et ses auditeurs avaient quand même apprécié sa performance.

Pour un adversaire déniché à 10 jours d'avis, Berridge s'est bien défendu, mais sans jamais menacer Alvarez. Le perdant a fini avec l'oeil droit tuméfié au-dessus d'une joue coupée.

Alvarez gagne par décision pour une quatrième fois de suite. Il demeure jusqu'à nouvel ordre l'aspirant obligatoire à la ceinture WBC des mi-lourds détenue par Stevenson. Ils sont tous deux membres de l'écurie de promotion montréalaise GYM, les organisateurs du gala de vendredi. À moins d'obtenir une dérogation du WBC, Stevenson devrait être obligé de défendre sa ceinture contre lui avant la fin de l'année.

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