Bouchard l'emporte par K.-O. technique

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Après avoir pris la moitié du premier engagement pour étudier son adversaire, Sébastien Bouchard a mis toute la gomme. Devant tant de pression, le Mexicain Alejandro Herera a abandonné dès le quatrième round.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Sébastien Bouchard ne voulait pas se rendre à la limite de son combat de six rounds contre Alejandro Herrera. Le natif de Baie-Saint-Paul a pris les grands moyens en envoyant le Mexicain au plancher dès les premières minutes de l'affrontement, le forçant finalement à l'abandon après la quatrième reprise, vendredi au Centre Vidéotron de Québec.

«On est allé lentement au début. Mon équipe m'avait demandé de travailler avec mon jab pour aller chercher de l'information», expliquait Bouchard (14-1-0, 5 K.-O.) après sa victoire par K.-O. technique contre un adversaire qui se battait pour la première fois en dehors du Mexique. La stratégie n'a cependant pas fait long feu. 

Après une première moitié de premier round à observer son adversaire, «Butch» a ouvert la machine dans la dernière minute, ébranlant Herrera (14-4-2, 5 K.-O.) pour le repousser dans les câbles avant de l'atteindre lourdement à la tête, l'envoyant au tapis. Le Mexicain s'est relevé juste à temps pour être sauvé par la cloche annonçant la fin de la reprise. 

«J'ai vite su que j'étais capable de prendre ses coups. Je respectais sa force de frappe, mais je n'avais pas peur», a reconnu le boxeur du club de boxe Empire. 

Bouchard a poursuivi sa domination méthodiquement dans les rounds suivants, touchant Herrera avec plusieurs coups en puissance. L'équipe de ce dernier a finalement opté pour lancer la serviette après une quatrième reprise où le boxeur s'est fait matraquer, une coupure s'élargissant sous son oeil gauche. 

«Au deuxième, j'ai trop voulu le finir et François [Duguay] m'a ramené à l'ordre dans le coin. Les rounds suivants j'ai mis davantage de volume de coups et c'est là que j'ai touché beaucoup.»

Prêt pour un gros combat 

Satisfait de sa victoire et du K.-O. qui s'ajoute à sa fiche, Bouchard aurait tout de même préféré achever son adversaire aux poings. «C'est satisfaisant un K.-O. technique, mais c'est juste la manière dont ça s'est fait, avec un abandon entre deux rounds», a admis le protégé du Groupe Yvon Michel (GYM). 

À 29 ans, avec maintenant

15 combats chez les professionnels et un contrat de trois ans avec GYM en poche, Bouchard n'en a sûrement plus pour longtemps à monter dans le ring contre des boxeurs du calibre de Herrera. Même s'il accueillerait à bras ouverts un combat pour un titre nord-américain, le super-mi-moyen de Charlevoix n'est pas pressé outre-mesure. «C'est sûr qu'on a parlé d'avoir un gros combat avec Yvon. Je suis prêt, mais si j'ai encore une couple de combats avant, je vais les prendre. J'ai encore plein d'affaires que je peux corriger. Ce n'est pas encore ce qu'on veut. Ce ne sera jamais ce qu'on veut parce que je suis très dur envers moi, mais ça se met en place tranquillement.», 

Sébastien Bouchard veut entre autres retrouver la hargne qui faisait sa marque de commerce chez les amateurs, lui qui table surtout sur la patience et la technique depuis ses débuts professionnels. 

«Mon instinct de boxeur revient tranquillement. Depuis que je suis chez les professionnels, j'ai de la misère à mélanger avec mes deux mains. Ça revient tranquillement maintenant que je boxe plus souvent. Je veux que ça devienne comme un animal. Je le pince, je reviens, je saute dessus.»

Rivas s'attendait à plus

Oscar Rivas (rouge) contre Jeremiah Karpency (noir)... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Oscar Rivas (rouge) contre Jeremiah Karpency (noir)

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pour une septième fois à ses huit derniers combats, l'adversaire d'Oscar Rivas (photo) (20-0, 15 K.-O.) n'a pas duré plus que trois rounds.

Vendredi soir, Jeremiah Karpency (12-1-1, 4 K.-O.) venait à peine de se relever d'un compte de huit quand l'arbitre a mis fin au combat à mi-chemin de la troisième reprise.

En méforme et inactif entre les câbles, Karpency subissait pourtant son premier revers chez les pros. «J'avais vu sa fiche d'aucune défaite et je me suis entraîné pour donner le même niveau, mais j'ai bien vu dans le ring que ce n'était pas la même chose», a regretté le poids lourd d'origine colombienne installé à Montréal depuis sept ans, à propos du manque d'opposition offert par The Bullfrog.

Kaboom espère néanmoins avoir impressionné les décideurs de la télé américaine et se dit «prêt pour n'importe qui».  Avec Olivier Bossé

Fureur chez les 160 livres

Les jeunes Américains Immanuwel Aleem (16-0-1, 9 K.-O.) et Demond «D'Bestatit» Nicholson (17-1-1, 16 K.-O.) se sont livré une furieuse bataille chez les 160 livres dans le troisième combat de la soirée.

Aleem, un protégé de la Virginie du puissant promoteur Al Haymon, a semblé placer les meilleurs coups, parvenant à ébranler Nicholson, à qui il concédait quelques pouces.

La ténacité de ce dernier a cependant payé à la fin du combat de huit rounds, deux des trois juges remettant une carte de 76-76, l'autre allant à l'avantage de Aleem.

Étoile montante de la série Premier Boxing à seulement 22 ans, le petit Virginien sortait du ring sans la victoire pour la première fois de sa carrière.

Bute toujours en attente

«Je ne pense pas que c'est normal. Généralement, ça prend quelques jours. Il y a quelque chose de bizarre... Mais qu'est-ce que je peux faire de plus? On est en attente», a résumé Lucian Bute, spectateur vendredi  au Centre Vidéotron, à propos de l'analyse de son échantillon B.

Il y a trois semaines déjà, l'échantillon B de son fameux test d'urine positif à l'ostarine a été analysé dans un laboratoire de Salt Lake City. Mais depuis, rien. «Mon avocat est en contact avec la commission athlétique de Washington, mais on n'a pas de nouvelles.»

Bute et Badou Jack se sont affrontés à Washington le 30 avril et c'est après ce combat que l'ancien champion du monde des super-moyens IBF avait fourni l'échantillon incriminant.

Bute est de retour à l'entraînement depuis trois ou quatre semaines et «espère avoir une réponse claire dans quelques jours».  Avec Olivier Bossé

Bizier spectateur

Parmi les premiers spectateurs arrivés pour voir Sébastien Bouchard et Éric Martel-Bahoéli en action, on comptait Kevin Bizier. Poussé à la retraite par une blessure à l'oeil gauche qui aurait pu lui coûter la vue, le poids mi-moyen de Saint-Émile a subi une vitrectomie, mercredi. C'est donc cette délicate opération touchant le nerf optique qui lui valait les lunettes fumées; il n'a pas la grosse tête.

Bizier cumule l'effet d'antidouleurs et de gouttes et sa prochaine visite chez le médecin est pour l5 août. Il commence quand même son nouveau boulot le 9 août au laboratoire de suppléments alimentaires XPN, son commanditaire de longue date, dans le parc industriel de Vanier. Le retour au gymnase familial comme entraîneur attendra à septembre.

Bouchard a souvent été le partenaire d'entraînement de Bizier, qui a subi sa fameuse blessure à l'oeil à l'entraînement avant son combat de championnat du monde perdu en Angleterre, en mars.  Avec Olivier Bossé

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