Éric Martel-Bahoéli: gros poings, grand coeur

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Martel-Bahoéli est loin d'en avoir terminé avec la boxe. Agent d'intervention au Centre jeunesse de Québec, il enseigne dorénavant la boxe à des adolescents de milieux plus défavorisés.

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(Québec) Pour son combat de vendredi soir, Éric Martel-Bahoéli sera mieux entouré que jamais. Cinq ou six de ses élèves l'accompagneront dans sa marche jusqu'au ring. Et, toujours à contrecoeur, la maman du poids lourd veillera des estrades.

«J'assiste à pas mal tous ses combats. Je l'appuie depuis ses débuts dans la boxe, malgré son choix», laisse tomber Céline Martel, petite dame douce et souriante derrière ses lunettes. Elle était à la conférence de presse de mercredi matin, à l'hôtel Le Bonne Entente.

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Éric Martel-Bahoéli était accompagné de sa mère, Céline Martel, lorsqu'il a rencontré les journalistes, mercredi.

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«Étant sportive, j'étais ouverte à ce qu'il pratique tous les sports. Mais disons que la boxe était celui que je privilégiais le moins», admet celle qui a élevé seule son garçon et n'a jamais apprivoisé l'idée de le voir se faire cogner sur la margoulette. L'ado qu'il était a d'ailleurs d'abord caché son béguin pour le noble art à sa mère.

Une passion qui occupe néanmoins Martel-Bahoéli depuis maintenant 18 ans. Il en a 34. Passion qui l'a amené à se produire à l'aréna de Lévis, au Colisée Pepsi, au Centre Bell, à Toronto, à Calgary, en Angleterre et en France. Il est de retour à Québec, au Centre Vidéotron, où il affrontera l'Américain Avery Gibson.

Si la boucle est bouclée, Martel-Bahoéli est loin d'en avoir terminé avec la boxe. Agent d'intervention au Centre jeunesse de Québec, il enseigne dorénavant la boxe à des adolescents de milieux plus défavorisés.

Il a pris sous son aile des jeunes de l'École secondaire Vanier, dont certains habitent les HLM au coin de Marie-de-l'Incarnation et du boulevard Hamel. D'autres viennent du Centre jeunesse. Il a obtenu des organisateurs du gala de vendredi que ses «p'tits gars» marchent du vestiaire au ring avec lui, sous les acclamations.

«Je suis content de leur faire vivre cette expérience-là et peut-être que ça va attirer d'autres jeunes. Ce sera un moment privilégié. Il y en a un par contre qui ne pourra pas parce qu'il doit rester au Centre jeunesse, mais il va regarder ça à la télé. Ça va lui faire quelque chose», indique le barbu tatoué de 6' 3'' et 250 livres.

Pas moralisateur

Le gentil géant n'est pas moralisateur. Il a aussi fait des erreurs. «Je leur dis : ''J'ai une expérience de vie et tout ce que je te dis, c'est pour t'aider, pas pour te nuire. Si tu suis mes conseils, au moins en partie, tu as de bonnes chances que ça marche bien pour toi. Et sinon, tu vivras avec tes choix.''»

«Ces jeunes-là ne deviendront pas tous champions du monde. Mais la boxe leur apporte une reconnaissance qu'ils n'auraient pas autrement parce que leurs parents n'ont pas les moyens d'acheter de l'équipement de hockey ou autre. La boxe est un sport plus accessible et ça les garde à l'école en plus», explique Martel-Bahoéli, laissant parler son coeur d'éducateur. Premier de ses protégés à livrer un véritable combat dans le ring, le 11 juin, Prince Mukamba n'a pas déçu avec une victoire à ses débuts amateurs.

Entre un coup de poing au visage d'un rival et deux tapes dans le dos d'un élève, maman Céline retrouve son Éric. Elle l'admire encore davantage, mais n'aime pas plus qu'il boxe.

«Éric a toujours été très sociable, en contact avec les gens et les jeunes. Il a un talent inné pour les amener à faire des choses positives», résume-t-elle avec tendresse.

Vendredi 29 juillet (Centre Vidéotron, Québec)

  • Adonis Stevenson (27-1, 22 K.-O.) contre Thomas Williams fils (20-1, 14 K.-O.) 175 livres, 12 rondes
  • Eleider Alvarez (19-0, 10 K.-O.) contre Robert Berridge (27-4-1, 21 K.-O.) 180 livres, 10 rondes
  • Immanuwel Aleem (16-0, 9 K.-O.) contre Demond Nicholson (17-1, 16 K.-O.) 160 livres, 8-10 rondes
  • Oscar Rivas (19-0, 14 K.-O.) contre Jeremiah Karpency (12-0-1, 4 K.-O.) +200 livres, 10 rondes
  • Custio Clayton (8-0, 7 K.-O.) contre Silverio Ortiz (34-17, 18 K.-O.) 149 livres, 8 rondes
  • Éric Martel-Bahoéli (11-6, 7 K.-O.) contre Avery Gibson (7-5-3, 2 K.-O.) +200 livres, 8 rondes
  • Sébastien Bouchard (13-1, 4 K.-O.) contre Alejandro Herrera (14-3-2, 5 K.-O.) 150 livres, 6 rondes

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