Ne clignez pas des yeux!

Si Thomas Williams fils était tout sourire à... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Si Thomas Williams fils était tout sourire à son arrivée à Québec, mardi, il affichait plutôt une mine sérieuse lorsqu'il s'est retrouvé devant Adonis Stevenson, mercredi. Ce dernier, au contraire, semblait plutôt décontracté, lui qui a prévenu vouloir être expéditif dans le ring, vendredi soir.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) «S'il fonce rapidement, ça ne durera pas longtemps. Parce que je suis un contrepuncheur et dès que je vais le toucher, il va voir la différence avec tous les autres qu'il a affrontés. Il n'a jamais affronté un cogneur comme moi. Dès qu'il va faire une erreur, je vais le corriger.»

Adonis Stevenson prévient les spectateurs de ne pas cligner des yeux, vendredi soir. Son combat de championnat du monde au Centre Vidéotron de Québec risque d'être expéditif. Autant le champion que l'aspirant, Thomas Williams fils, tablent sur le gros coup pour gagner.

La différence entre les deux belligérants était frappante, mercredi midi, lors du traditionnel face-à-face de la conférence de presse. Autant Stevenson affichait son grand sourire décontracté, fendant sur les bords, autant Williams n'entendait pas à rire et gardait sa face de match.

«Je lui ai juste demandé s'il est prêt et il m'a dit que oui, qu'il est toujours prêt», a ensuite expliqué le champion du monde WBC des poids mi-lourds (175 lb). «Je demande toujours ça à mes adversaires, parce qu'ils disent toujours qu'ils sont prêts, qu'ils vont me knocker.» Mardi, Williams a dit qu'il vaincrait Stevenson avant la fin du sixième round.

«Tony Bellew m'avait dit la même affaire, et vous connaissez le résultat [victoire de Stevenson au sixième round, novembre 2013]», poursuit celui qui réalise sa septième défense de titre, une quatrième à Québec. «Tous les boxeurs que j'ai affrontés sont des tops, Bellew est devenu champion du monde [WBC des 200 lb, en mai dernier].»

«Williams est un bon boxeur, il frappe fort! Et vendredi quand je vais le battre, je ne veux pas qu'on dise : ''Ah, c'était encore un gars qu'Adonis a choisi.'' Là, tout le monde le dit que c'est un cogneur et tout», insiste le surnommé Superman, un peu tanné de voir ses exploits discrédités par certains observateurs.

Son promoteur dit quand même craindre pour son protégé. «On craint pour Adonis dans ce combat, mais on est convaincus qu'il a fait tout ce qu'il avait à faire. On est convaincus que ce n'est pas la fin, vendredi, même s'il affronte en Williams l'adversaire le plus dangereux de sa carrière. Je suis convaincu qu'on n'a pas encore vu le plein potentiel d'Adonis et qu'il va nous en mettre plein la vue», a affirmé Yvon Michel. Simple promotion ou inquiétude réelle? Réponse vendredi.

«Vous ne savez pas?»

De son côté, Williams avoue se plaire dans le rôle de négligé. «Vous ne savez vraiment pas ce que j'ai traversé pour arriver ici. Vous allez tout comprendre vendredi! Tous les tweets, les prédictions, par la fenêtre! Vendredi, ce sera des faits», indique Top Dawg (dog), sachant très bien que les preneurs aux livres favorisent Stevenson à six contre un.

Sur cette longue route vers le sommet, Williams évoque un accident de voiture au surlendemain de Noël 2014, ce qui l'avait laissé forcé à l'inactivité pendant 11 mois.

«Toute la famille, on revenait d'un anniversaire et un chauffard ivre a brûlé un feu rouge. J'ai été longtemps sans me battre après ça, mais les factures et l'hypothèque devaient continuer à être payées. Les gens ne savent pas le combat que j'ai mené. Je suis encore plus motivé», résume Williams.

Il n'évoque pas la brouille avec son père, Thomas Williams Sr., ancien boxeur emprisonné en 2005 et en 2006 pour avoir truqué des combats.

8 en 8 pour Québec

Avec le duel entre Adonis Stevenson et Thomas Williams fils, vendredi, Québec est l'hôte d'un huitième combat de championnat du monde de boxe en moins de huit ans, soit depuis Bute-Andrade II en novembre 2009. Sur la même période, Montréal et son Centre Bell ont été le décor de 11 combats de championnat du monde. Pour Québec, c'est trois dans les 16 derniers mois, après Stevenson-Bika et Bute-DeGale. Dans le cas de Stevenson, il s'agit de sa quatrième défense de titre dans la cité de Champlain, sa première au Centre Vidéotron. Bute-DeGale s'avérait le premier gala de boxe dans le nouvel amphithéâtre, en novembre dernier.

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