Martel-Bahoéli à quelques jours de vivre son rêve

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Le boxeur Éric Martel-Bahoéli a participé dimanche à un entraînement public sur la Grande Allée, au grand bonheur de ses petits et grands fans.

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(Québec) Jamais dans sa carrière Éric Martel-Bahoéli n'avait fait campagne publiquement pour être placé sur une carte de boxe. Mais en voyant l'annonce du gala de juillet au Centre Vidéotron, il n'a pas pu s'empêcher de faire appel à ses nombreux partisans pour l'aider à obtenir un combat. Quelques heures plus tard, il recevait une offre du Groupe Yvon Michel (GYM).

Le poids lourd de Québec n'était pas de la carte du premier gala au Centre Vidéotron, en novembre dernier. À 34 ans, il n'était pas question de manquer sa deuxième chance de se battre dans l'amphithéâtre situé à quelques coins de rues de chez lui. «Je venais de finir de m'entraîner et j'ai écrit un petit message vite fait sur ma page Facebook. Je me suis dit que j'allais juste tester jusqu'où ça pouvait aller», explique Martel-Bahoéli. Le message en question, où le boxeur parlait de son rêve de se battre à nouveau à la maison, a été partagé près de 1000 fois en quelques heures.

«Je pense que ça a fait le tour du Québec! Marc Ramsay m'a rapidement écrit pour me dire que GYM m'avait déjà envoyé une offre. J'ai laissé mon message pour prouver que je suis capable d'attirer du monde», relate celui qui en sera à son 18e combat professionnel (11-6-0, 7 K.-O.), malgré le fait qu'il n'a jamais eu de promoteur. 

Ce n'est pas un secret dans le milieu de la boxe de la Capitale-Nationale que le sympathique colosse a un large bassin de partisans, mais même Yvon Michel s'étonnait, dimanche, lors de l'entraînement public sur Grande Allée, de voir à quel point Martel-Bahoéli avait un effet magnétique au milieu de la foule. Un testament du style spectaculaire de ce dernier, qui n'a jamais eu peur d'échanger des coups, mais également de son implication dans la communauté.

Une dose d'énergie

«Je suis rendu à un point où plus de gens me connaissent, plus de gens aussi apprécient mon travail en dehors du ring. Ça fait sept ans que je travaille au centre jeunesse. Des jeunes, j'en ai vu en sacrement.»

Le poids lourd ne tient pas pour autant pour acquis des moments comme l'entraînement public de dimanche. De son propre aveu, à son âge, chaque combat peut être le dernier. «Le bain de foule donne de l'énergie pour vendredi. Je profite du moment présent parce que ce n'est pas des opportunités que j'ai pu vivre souvent depuis le début de ma carrière.»

Martel-Bahoéli assure n'avoir rien négligé pour sortir fort devant les siens. Il achève un camp d'entraînement de huit semaines et jure être dans la forme de sa vie. Le Groupe Yvon Michel lui a choisi, en Avery Gibson (7-5-3), un adversaire plus coriace que sa fiche ne l'indique. Le Californien de 33 ans n'a jamais été mis K.-O., et il a vaincu le Québécois Didier Bence par décision, au printemps, à Trois-Rivières. 

Le même Bence contre qui Martel-Bahoéli avait signé une des victoires les plus significatives de sa carrière, un K.-O. technique au deuxième round lors de son dernier combat à Québec, le 30 novembre 2013, au Colisée Pepsi. 

«Gibson est un dur. Je veux donner un bon combat, mais je m'attends à de l'action pendant huit rondes. Je suis prêt à faire les huit rondes et tout ce que je veux, c'est gagner le combat», explique le représentant du club de boxe Empire. En ce sens, il considère que l'expérience acquise lors de son dernier combat, une défaite par décision au bout de 12 rounds, en France, pour le titre WBC de la francophonie, le servira grandement. «C'est la première fois que je faisais 12 rondes et je sais maintenant quoi faire pour doser mon énergie.»

Sébastien Bouchard était aussi présent sur la Grande... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

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Sébastien Bouchard était aussi présent sur la Grande Allée, dimanche.

Le Soleil, Erick Labbé

Sébastien Bouchard prêt pour... l'inconnu

Seulement sept semaines se sont écoulées depuis le dernier combat de Sébastien Bouchard, une victoire au cours de laquelle le boxeur de Charlevoix s'était amoché la main droite. N'empêche, il assure que ce court délai entre ses deux passages sur le ring joue en sa faveur, pas l'inverse. 

Des combats rapprochés et réguliers, c'est justement ce que «Boutch» espérait en signant avec le Groupe Yvon Michel (GYM), il y a quelques mois. Celui qui a toujours dû trimer dur pour faire le poids depuis le début de sa carrière professionnelle n'était pas tracassé outre mesure par la pesée en vue de son combat de vendredi, au Centre Vidéotron, juste avant son entraînement public, dimanche. 

«Je me sens bien présentement. C'est beaucoup plus facile de faire le poids quand il n'y a pas de longues pauses entre les combats», explique celui qui dit avoir légèrement modifié sa manière de se déshydrater. Sa blessure à la main a bien guéri et n'a pas nui à sa préparation, assure Bouchard (13-1-0, 4 K.-O.). 

Officiellement à son deuxième combat avec GYM, Bouchard ne vit pas encore de sa boxe, son objectif à moyen terme. L'athlète garde son emploi au port de Québec, un peu moins taxant, en termes de temps, que lorsqu'il travaillait en construction. «L'avantage d'avoir un promoteur, c'est surtout la constance de mes combats. Il n'y a pas de gros trous. C'est donc une progression en continu.»

Adaptation

L'adversaire du boxeur originaire de Baie-Saint-Paul a changé dans les derniers jours, du Mexicain Manuel Garcia à son compatriote Alejandro Herrera (14-3-2, 2K.-O.). Ce dernier ne s'est jamais battu en dehors du Mexique, et l'équipe de Bouchard n'a trouvé aucune vidéo de ses combats. «On s'en va dans l'inconnu. Des fois, tu as des gars qui ont des fiches montées. Ça pourrait être un faire-valoir comme un gars qui pourrait vraiment me faire mal paraître.»

S'il se sent en confiance malgré tout, c'est que Bouchard estime qu'il est le type de boxeur capable de s'adapter en cours de combat. «Je suis un boxeur très cérébral. Je ne suis pas extrêmement puissant, pas le plus vite. Ma force, c'est l'adaptation.»

Cette fameuse puissance, ou plutôt le manque de puissance, Bouchard en parle depuis longtemps. Il sait que les diffuseurs raffolent des K.-O. Dans les dernières années, on l'a parfois vu un peu déçu, après une victoire, de ne pas avoir envoyé son adversaire au plancher. C'est en partie en raison de son style, croit-il. À l'entraînement, il a récemment travaillé sur sa posture pour générer plus de puissance. 

François Duguay pense que ce qui aidera surtout son poulain à envoyer son adversaire au plancher, c'est d'arrêter d'y penser. «Sébastien a beaucoup forcé là-dessus dans les dernières années. Mais le K.-O. ne viendra pas si tu le forces. Ce n'est pas seulement de travailler en puissance, mais aussi en vitesse et changer le rythme pour sortir un gros coup de poing», explique l'expérimenté entraîneur.

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