L'adversaire de Stevenson, un cogneur redoutable

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Adonis Stevenson a montré son savoir-faire à une centaine de personnes sur la Grande Allée, samedi. Le champion du monde des mi-lourds WBC défendra son titre pour la septième fois, vendredi, au Centre Vidéotron.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Thomas Williams fils est l'adversaire doté de la plus grande force de frappe qu'Adonis Stevenson ait affronté. «C'est pas nouveau, les cogneurs. J'ai beaucoup d'expérience et je sais dealer avec ça», a assuré le champion, samedi, à son arrivée à Québec.

Une semaine avant son combat au Centre Vidéotron, Stevenson a fait une entrée remarquée sur Grande Allée, à l'heure du midi. Le champion du monde des poids mi-lourds WBC conduisait sa rutilante Ferrari rouge, qui attirait autant les regards que l'illustre boxeur. Sa soeur était dans le siège du passager.

«Quand je suis parti de Montréal ce matin, il pleuvait. Mais finalement, il fait beau à Québec, alors je suis bien content», a souri Stevenson, après avoir fait montre de ses talents devant une centaine de spectateurs attirés sur la rue piétonne.

Trois quarts d'heure à s'entraîner en plein air, puis Stevenson est entré se soumettre à la pesée exigée à sept jours d'un combat de championnat du monde, qui a lieu vendredi soir. Il pouvait surpasser la limite de 175 livres par 5%, soit jusqu'à 184 livres.

Stevenson a fait osciller le pèse-personne électronique à 181,2 livres. Mesure authentifiée par une médecin de l'Hôtel-Dieu, Marie-Anne Froment, qui servait de simple observatrice.

Malgré ses hésitations, donc, pas de problème de poids pour Stevenson. «Je n'ai pas de problème, tout va bien! J'attends juste le combat», a insisté celui qui en sera à une septième défense de titre, sa quatrième à Québec.

Il compare son adversaire à un Sakio Bika, mais en plus fort. Bika qu'il a vaincu au Colisée en avril 2015, par décision unanime. 

Se méfier du gros coup

L'entraîneur de Stevenson estime que Williams s'avère «le boxeur le plus dangereux qu'Adonis ait affronté jusqu'ici question puissance». «Les gens ne le connaissent pas beaucoup, mais son meilleur atout est sa force de frappe», analyse Javan «Sugar» Hill.

«Quand il met ses pieds à plat sur le tapis, c'est là qu'il s'expose au danger, mais c'est aussi là qu'il devient lui-même très dangereux. Adonis fait mal à tout le monde et c'est quand il a mal que Williams est le plus menaçant. Adonis devra faire attention au gros coup.»

Pour bien le préparer après presque 11 mois sans combat, Hill a mis son protégé au travail pour six semaines de camp, deux de plus qu'à l'habitude. Mais comme le duel a ensuite été reporté du 16 au 29 juillet, Stevenson a finalement profité de huit semaines d'entraînement intensif. Son plus long camp en carrière.

Assez pour lui permettre d'affronter en gymnase l'ex-aspirant Blake Caparello, le jeune espoir Earl Newman et son avant-dernière victime, Tommy Karpency. Assez aussi pour développer quelques nouveaux outils.

«Adonis sortira-t-il des surprises vendredi? Je ne sais pas, affirme Hill. Mais on aime les knock-outs. C'est ce qu'on essaie de faire. On le prépare pour 12 rounds, mais on cherche le K.-O. dans n'importe quel round», indique le natif de Detroit, qui a passé les deux mois à Montréal, logé au condo de Stevenson.

Huitième aspirant WBC des 175 livres, Williams est aussi troisième WBO chez les 200 livres. Quelque 2000 billets ont été vendus jusqu'ici. Le promoteur s'attend à réunir entre 4000 et 5000 spectateurs sur place.

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Si GYM aligne un champion du monde en Adonis Stevenson, Yvon Michel est toujours à la recherche de nouveaux boxeurs afin de concurrencer Eye of the Tiger, qui vient d'acheter Interbox. 

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

GYM recherche du sang neuf

Deux espoirs de médaille aux Jeux olympiques de Rio sont dans la mire du Groupe Yvon Michel.

L'un vient de la France, l'autre, du Maroc. Agressif dans son recrutement, Michel les a invités au gala Thurman-Porter du 25 juin, à New York. Le président de GYM veut intégrer de trois à quatre nouveaux boxeurs dans son écurie de promotion d'ici la fin de l'année 2016. Tous fraîchement promus chez les professionnels.

Le fait que ces deux recrues olympiques potentielles parlent français n'est pas anodin. Michel tient mordicus à avoir ses boxeurs près de lui et de l'entraîneur Marc Ramsay, à Montréal. Une fois le contrat signé, les athlètes devront s'établir ici sur-le-champ.

Comme l'ont fait les Russes Artur Beterbiev et Vislan Dalkhaev, les Colombiens Eleider Alvarez et Oscar Rivas et le Néo-Écossais Custio Clayton chacun leur tour. Michel avait d'ailleurs refusé une garde partagée entre Montréal et Dartmouth à Clayton pour s'assurer d'avoir le plein contrôle sur son développement sportif et l'occasion d'évaluer sa progression au jour le jour.

L'écurie GYM loge une douzaine de poulains actifs, Kevin Bizier annonçant sa retraite lundi. De Québec, Bizier avait lui aussi dû s'installer dans la métropole durant quelques années, avant de rentrer dans la capitale.

La carte Beterbiev

GYM aligne un champion du monde en Adonis Stevenson et reste associé à Lucian Bute. Mais sa carte la plus précieuse s'appelle Beterbiev. Détenteur de titres nord-américains, aussi bien dire sans grande valeur, Beterbiev gagne déjà la faveur des bonzes de la télé américaine, qui veulent tous ses combats. Il représente l'avenir de la division des mi-lourds, le roi à la recherche d'un royaume.

Dans ses protégés pas encore classés parmi l'élite mondiale, le promoteur voit en Clayton le plus talentueux du lot. Un combat chez lui au Scotiabank Centre (ancien Metro Centre) de Halifax est sur la table à dessin.

Michel enverra ses nouvelles recrues bosser sous les ordres de Ramsay, son homme de confiance. Celui-ci dirige déjà cinq boxeurs, Beterbiev, David Lemieux, Eleider Alvarez, Oscar Rivas et Vislan Dalkhaev, ainsi qu'un combattant en arts martiaux mixtes, Yoni Sherbatov. Mais quand on parle du coach Ramsay, il s'agit en réalité de trois personnes, avec ses adjoints Samuel Décarie-Drolet et Luc-Vincent Ouellet.

Michel n'ira pas au Brésil pour assister au tournoi olympique, le mois prochain.

Tout cela dans le contexte où le seul véritable concurrent pour GYM au Québec devient Eye of the Tiger Management de Camille Estephan, qui vient d'acheter Interbox. Eye of the Tiger a Lemieux comme chef de file.

Contenu local

En marge de l'entraînement public des Stevenson, Alvarez et Rivas, samedi après-midi, cinq boxeurs amateurs de Québec ont aussi animé la Grande Allée.

Du club Le Cogneur, dans Limoilou, Xavier Gagnon, Kim Parent, Karl-Éric Labonté, Marie-Jeanne Parent et Kassem Abdul-Hadi étaient accompagnés de leurs entraîneurs Yannick Bizier et Alexandre Bouvier.

Dimanche, dès 13 h, au tour de Sébastien Bouchard et d'Éric Martel-Bahoéli de monter dans le ring érigé entre L'Inox et Les 3 Brasseurs.

Produits du club Empire, dans Sainte-Foy, les deux pros de Québec sont dirigés par François Duguay et boxeront vendredi au Centre Vidéotron.

Martel-Bahoéli affronte l'Américain Avery Gibson et Bouchard, le Mexicain Alejandro Herrera. Son adversaire initial, Manuel Garcia, a été jugé trop faible par la Régie des alcools, des courses et des jeux, la commission athlétique du Québec.

Déjà vu pour Alvarez

Chad Dawson se désiste à 10 jours du combat? Déjà vu pour Eleider Alvarez. C'est la septième fois dans sa carrière de bientôt 20 combats que son adversaire se retire à la dernière minute.

«J'espère que sa blessure [à l'épaule] est une vraie blessure. Si ce n'est pas vrai, il est un professionnel, ce n'est pas bon pour lui. J'espère que c'est vrai», a laissé tomber le Montréalais d'origine colombienne, samedi, après son entraînement public.

Dawson, un ex-champion du monde, attire encore les télés et l'argent. Le battre ouvre des portes. Plus que Robert Berridge, le Néo-Zélandais appelé en renfort.

Berridge devait se frotter au médaillé de bronze olympique de 2012, l'Ukrainien Oleksandr Gvozdyk, le 16 juillet, en Californie. Mais Berridge a eu un problème de visa et Gvozdyk s'est plutôt battu contre Tommy Karpency, samedi.

Seul à avoir vaincu Adonis Stevenson, en 2010, Darnell Boone s'était proposé pour remplacer Dawson moyennant 75 000 $. Le promoteur Yvon Michel a refusé. Berridge aura moins. Alvarez est l'aspirant obligatoire au titre de Stevenson depuis novembre et devrait avoir sa chance d'ici la fin de l'année.

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