Ali ne regrettait rien, dit son médecin

Louisville s'apprête à «accueillir le monde entier» jeudi et... (AFP, Brendan Smialowski)

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Louisville s'apprête à «accueillir le monde entier» jeudi et vendredi lors de funérailles exceptionnelles pour Muhammad Ali, l'enfant du pays.

AFP, Brendan Smialowski

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Associated Press
Phoenix

Muhammad Ali et sa famille n'ont jamais sérieusement envisagé de faire don de son cerveau à la recherche, selon son médecin personnel.

«Pas vraiment», a répondu le Dr Abe Lieberman quand il a été questionné à savoir si cette éventualité avait été envisagée.

Lieberman a affirmé qu'il ne croyait pas que la boxe avait contribué à ce que Ali souffre de la maladie de Parkinson, mais qu'il ne pouvait pas en être certain «à 100 %». Lieberman figurait parmi ceux qui ont diagnostiqué la maladie en 1984 et il est devenu un bon ami d'Ali ainsi que son médecin.

Ali, qui est décédé en Arizona vendredi, a dit qu'il croyait avoir subi de sérieux dommages lors de son combat avec Larry Holmes en 1980. Ali a déjà confié lors d'une entrevue que s'il avait su que «Holmes allait me faire si mal et endommager mon cerveau, je ne l'aurait pas affronté. Mais perdre contre Holmes et être malade ne sont pas importants dans le dessein de Dieu.»

Mais Lieberman a soutenu que Ali était déjà atteint de la maladie de Parkinson quand il est monté dans le ring pour affronter Holmes. Le médecin dit n'avoir jamais entendu Ali blâmer la boxe pour sa maladie.

«Muhammad n'avait aucun regret au sujet de la boxe, a confié Lieberman. Il ne parlait pas vraiment de cette façon. Muhammad était un musulman pieux et il croyait que, dans la mesure où vous avez fait de votre mieux, tout ce qui est arrivé était la volonté de Dieu.»

La Dre Holly Shill, directrice du Centre Ali, a déclaré que la recherche démontre que ceux ayant des antécédents de blessures à la tête ont seulement légèrement plus de risques de contracter la maladie de Parkinson.

«Chez les gens qui n'ont pas d'antécédent de blessures à la tête, le risque de développer la maladie de Parkinson est d'environ 1 % à 60 ans, a-t-elle relaté. Si vous considérez les gens qui ont des antécédents de blessures à la tête, et généralement une blessure à la tête assez importante - assez pour aller à l'hôpital et recevoir des soins médicaux -, le chiffre atteint 1,5 %.»

29 000 coups de poing à la tête

Ali a déjà estimé avoir reçu 29 000 coups de poing à la tête. Et il n'y a aucune recherche sur les conséquences que tous ces coups pourraient avoir.

Lieberman a déclaré qu'il avait soigné le légendaire boxeur Jack Dempsey et a constaté un déclin rapide et sérieux de ses capacités cognitives en raison d'un traumatisme cérébral.

Mais avec Ali, Lieberman dit avoir vu la progression naturelle de la maladie de Parkinson. Lieberman a toutefois averti qu'il était difficile d'évaluer la capacité de réflexion d'Ali lors des dernières années.

«Il a perdu la capacité de parler, c'était donc très difficile de savoir et d'estimer les capacités cognitives d'une personne qui ne peut pas parler et qui ne peut pas utiliser ses mains, a précisé le médecin. Est-ce que cela a donc affecté ses facultés cognitives? Je ne sais pas. Mais il pourrait certainement répondre.»

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