«Il reste juste du positif» pour Ariane Fortin

Ariane Fortin avec sa partenaire d'entraînement des 2... (Photo fournie par Ariane Fortin)

Agrandir

Ariane Fortin avec sa partenaire d'entraînement des 2 dernières semaines, l'Américaine Raquel Miller (à gauche).

Photo fournie par Ariane Fortin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) «Ça fait des années que je disais que j'avais ma place aux Jeux olympiques, avec l'élite mondiale. Là, en me qualifiant, c'est fait. C'est noir sur blanc. Tout le négatif s'est envolé, il reste juste du positif!»

Au bout des ondes, le débit est rapide et enjoué. Ariane Fortin plane encore sur sa première qualification olympique décrochée il y a un mois et demi. «Je suis revenue sur terre, mais ça reste vraiment cool!» admet la boxeuse de 31 ans originaire de Saint-Nicolas, sur la Rive-Sud de Québec.

Dans tout ce positif à venir jusqu'à Rio, il y a les Championnats du monde de boxe féminine présentés du 19 au 27 mai, à Astana, au Kazakhstan. L'équipe canadienne s'envole lundi pour un camp d'entraînement en France, question de ne pas avaler les 10 heures de décalage horaire d'un seul coup.

«Le gros de la job est faite. J'ai hyper hâte», a-t-elle lancé, mardi midi, quand Le Soleil l'a jointe à Montréal. C'est là qu'elle vit et s'entraîne depuis nombre d'années. Elle partage sa boxe entre le club Underdog de son entraîneur de longue date, Mike Moffa, et le club Boxe Montréal de l'entraîneure de l'équipe canadienne, Danielle Bouchard.

Dans le ring, ce «gros de la job» a beaucoup à voir avec l'embauche de l'Américaine Raquel Miller comme partenaire d'entraînement durant deux semaines. Deuxième des 75 kg aux États-Unis derrière la championne olympique Claressa Shields, Miller a tiré un trait sur ses aspirations olympiques après deux échecs à se qualifier et passera bientôt chez les professionnelles. Des séances aux résultats «au-delà de nos attentes», assure Fortin.

Ces Mondiaux sont ses cinquièmes. Couronnée championne du monde des 70 kg en 2006 et en 2008, après avoir été vice-championne en 2005, Fortin a rapporté une quatrième médaille l'an dernier de Corée du Sud, du bronze, cette fois chez les 75 kg.

Pas touriste pour autant

Au contraire de plusieurs adversaires, elle n'y jouera pas cette année sa présence aux JO. Mandy Bujold (51 kg) et elle sont les seules parmi huit boxeuses canadiennes à déjà avoir leur billet pour Rio.

Elle ne fera pas de tourisme pour autant, à Astana. «Le tirage des Jeux se fait selon le classement et les Mondiaux donnent beaucoup de points. Il faut aussi rester active et se faire voir par les juges.

«Si tu as un combat super serré aux Jeux contre une fille que tu as battue aux Mondiaux trois mois avant, ça peut t'aider», constate celle qui occupe le quatrième échelon de sa catégorie auprès de l'Association internationale de boxe amateur. Fortin est médaillée de bronze des derniers Jeux panaméricains (2015) et vice-championne du Commonwealth (2014).

Pas question de tourner toutes ses pensées vers Shields. Pas tout de suite. Une quarantaine de concurrentes boxeront à Astana, contre 12 à Rio. Il s'agira néanmoins d'une étape cruciale si elle veut la vaincre en août et rafler l'or olympique.

«Tout le monde me parle d'une médaille, mais personne ne peut me mettre autant de pression que je m'en mets moi-même. Je sais ce que je peux accomplir», conclut cette traductrice de profession, qui prévoit prendre sa retraite en 2018, faisant de Rio sa seule et unique expérience olympique.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer