Kevin Bizier soupèse son avenir

Kevin Bizier pourrait reprendre l'entraînement physique la semaine... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Kevin Bizier pourrait reprendre l'entraînement physique la semaine prochaine. Mais pas question pour l'instant de renfiler les gants.

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(Québec) Kevin Bizier sera opéré à l'oeil gauche, conséquence d'un coup reçu en préparation pour son récent combat de championnat du monde. Mais après sa cuisante défaite en Angleterre, le boxeur de Saint-Émile regarde l'avenir dans les yeux, sans pour autant exclure de remonter dans le ring «si c'est payant».

«C'est dur à dire... Si c'est un gros combat peut-être, je ne sais pas encore», a laissé tomber Bizier, mercredi après-midi, quand Le Soleil l'a joint sur la route de retour vers Québec. Le pugiliste rentrait de Montréal où, le matin, il était allé récupérer sa bourse et faire le bilan de son échec du 26 mars.

Bizier, le promoteur Yvon Michel et son vice-président du Groupe Yvon Michel, Bernard Barré, se sont penchés sur le revers expéditif encaissé aux mains de Kell Brook, à Sheffield, par mise hors de combat technique à 2 min 15 du deuxième round.

«À vrai dire, en ce moment, je pense plus à acheter mon bloc qu'à recommencer à boxer», reconnaît Bizier, questionné sur son état d'esprit au sujet de la retraite. Avec une rentrée nette «dans les 200 000 $», soit 415 000 $ moins les impôts et la rémunération de son entourage, l'athlète de 31 ans père de deux enfants - bientôt trois - s'apprête à acquérir un immeuble de 24 logements, dans Beauport. Il possède déjà un trois logements à Saint-Émile et un quatre à Notre-Dame-des-Laurentides.

Il parle de reprendre l'entraînement physique la semaine prochaine, comme la course à pied, après trois semaines complètes à faire et à manger ce qu'il veut. Mais pas question pour l'instant de renfiler les gants.

Il rendra aussi visite à l'ophtalmologiste pour résoudre une vision embrouillée du côté gauche. Une blessure subie à l'entraînement pour son combat contre Brook, peu de temps avant son départ du Québec. Une situation qu'il avait décidé de garder pour lui, afin d'éviter le report ou, pire, l'annulation de l'affrontement de loin le plus lucratif de sa carrière de 28 combats professionnels (25-3).

La commission athlétique britannique avait ensuite failli faire dérailler le processus neuf jours avant le combat à cause de la myopie trop prononcée de Bizier, mais le tout s'était réglé.

«C'est juste plate que je n'aie pas mieux performé. J'étais beaucoup stressé durant les premiers rounds, j'ai fait une erreur et il me l'a fait payer. Je me suis fait geler dès le début, c'est ça qui me déçoit le plus», résume-t-il.

Intimidante Angleterre

De son côté, Michel estime que «malgré l'excellence de Brook, on est tous convaincus qu'on n'a pas vu le Kevin Bizier qu'on connaît, le 26 mars». «Il a trouvé que c'était beaucoup de pression et n'avait pas réalisé tout ce que ça comportait. Malgré huit ans chez les pros, il n'avait pas mesuré toute l'envergure de ça.»

Le promoteur rappelle que «c'est toujours intimidant d'aller là-bas. On l'a vu avec Lucian Bute [contre Carl Froch, en 2012] et Charles Martin en fin de semaine». Samedi, à Londres, le Californien a été dépouillé de sa ceinture mondiale des poids lourds par Anthony Joshua en un petit round et demi.

Avec du recul, Michel croit que Bizier aurait bénéficié de l'aide d'un préparateur mental. À l'instar du vétéran Bute et de l'espoir Custio Clayton, tandis que d'autres s'y refusent, comme le champion Adonis Stevenson.

«Si Kevin décide d'arrêter, on aura eu une belle association avec lui durant huit ans. Et s'il continue, on va établir un plan de match et lui trouver un combat. Mais pour l'instant, on va le laisser se reposer et réfléchir à tout ça. Il ne doit pas revenir juste pour revenir, en sachant tout ce que ça représente comme investissement total», affirme Michel.

L'échelon monétaire d'un prochain combat reste inconnu pour Bizier. Tout dépendrait de l'enjeu et de l'adversaire. Mais après sa deuxième défaite contre Jo Jo Dan, son combat contre Fouad El Massoudi, il y a un an, lui avait valu une bourse brute de 25 000 $.

Une autre possibilité s'avère l'organisation d'un combat d'adieu devant ses partisans au Centre Vidéotron de Québec, où le boxeur toucherait plutôt un pourcentage des ventes de billets.

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