Martel-Bahoéli toujours affamé de boxe

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Le boxeur Éric Martel-Bahoéli

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(Québec) Après un an d'inactivité, Éric Martel-Bahoéli a poussé son adversaire, le Français Faisal Ibnel Arrami (18-5-0, 10 K.-O.), à la limite de 12 rounds, dans un combat pour le titre vacant de la WBC francophone, à Toulon (France), dimanche. Défait par décision unanime (119-107, 117-110, 118-109), le poids lourd rentre à Québec la tête haute, convaincu d'avoir livré le genre de performance qui, espère-t-il, lui ouvrira d'autres portes.

Malgré la longue pause ayant précédé son combat et un camp d'entraînement qui n'a rien eu d'optimal - soit combiné avec un emploi d'agent d'intervention dans un Centre jeunesse -, 

Martel-Bahoéli (11-6-0, 7 K.-O.) se félicitait d'avoir tenu le coup dans un combat de 12 rounds, une première en carrière pour le boxeur de 34 ans.

«Je suis content d'avoir eu 12 rounds et de m'être battu en territoire hostile. C'est sûr que l'autre clan faisait vraiment tout pour que leur boxeur puisse gagner. Mais ç'a été un bon combat. Je suis content de ce que j'ai fait. Je regrette quand même de ne pas avoir ramené la ceinture au Québec, parce que pour moi, ça aurait été un grand pas. Mais j'aurais pu le battre ce gars-là», soutient le grand droitier de 6'3", qui est sorti indemne du duel.

Au cours de ce dernier combat, Martel-Bahoéli a ébranlé son adversaire à deux ou trois reprises, le voyant même vaciller. Sentant la fatigue s'installer au dernier assaut, alors qu'Arrami semblait encore énergique, et souhaitant préserver la décision, Martel-Baohéli a toutefois mis le genou au tapis, concédant la victoire.

«Au 12e round, j'étais plus fatigué que si je m'étais battu au Québec, mais je ne veux pas me donner d'excuses. On avait pris le combat et on était au courant de ça. En bout de ligne, ça m'a fait grandir. C'est une expérience de plus. J'espère juste que les promoteurs au Québec vont me donner la chance de me battre chez nous. Même d'avoir une revanche contre ce gars-là. Je pourrais me battre au Centre Vidéotron...» a-t-il laissé entendre.

Au Centre Vidéotron?

Le boxeur, qui n'appartient à waucune écurie, mais qui s'entraîne avec Maxime Simard et Jérôme Arnould au club Empire, déplore avoir eu à s'exiler pour se battre. Ayant eu vent d'un gala de boxe à Québec en juin, il aimerait bien figurer dans la sous-carte.

«Le Centre Vidéotron, ce n'est pas des farces, c'est à cinq minutes à pied de chez moi! J'habite à Vanier. Si je me bats au Centre Vidéotron, je vais y aller à pied! Je trouve ça incroyable, comme boxeur professionnel, de devoir aller en France pour me battre, quand ce n'est pas à Toronto et à Calgary, lorsqu'on a tout ici, à Québec. Et les gens aiment les combats poids lourd. Je donne un show tout le temps», a affirmé le boxeur, qui espère que les Interbox, GYM et Eye the Tiger de ce monde penseront à lui le temps venu.

En plus d'une revanche contre Arrami, Martel-Bahoéli a plusieurs titres dans sa mire, dont un titre nord-américain ou encore le titre canadien, détenu présentement par Raymond Olubowale, qu'il a affronté à deux reprises par le passé (une défaite et une victoire, les deux par K.-O. technique).

«Si je m'étais fait knocker au premier round, j'aurais peut-être dit que je n'étais plus à ma place, mais j'ai fait 12 rounds, en territoire hostile. Ça m'amène à aller vers l'avant et peut-être essayer d'avoir un titre canadien. Olubowale, ça me ferait plaisir de le rencontrer encore. Il y a plein de possibilités. J'ai encore faim!»

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