• Le Soleil > 
  • Sports > 
  • Boxe 
  • > Boxer contre Kell Brook: comme jouer au hockey contre Crosby 

Boxer contre Kell Brook: comme jouer au hockey contre Crosby

Kell Brook, à droite, atteint Kevin Bizier d'une... (Associated Press)

Agrandir

Kell Brook, à droite, atteint Kevin Bizier d'une solide droite pendant le combat à sens unique opposant les deux hommes, samedi.

Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sheffield) «C'est comme si on te mettait sur la patinoire tout seul avec Sidney Crosby, à un contre un.» Kevin Bizier a choisi une analogie de hockey pour bien faire comprendre comment il s'est senti durant ces cinq minutes et 15 secondes de combat avec Kell Brook, samedi soir.

Dimanche matin, après quelques heures de sommeil, il avait encore le cou coincé à 45 degrés, conséquence du coup reçu derrière l'oreille gauche qui l'a expédié une première fois au plancher.

Le dessous de l'oeil droit bleui, quelques contusions au visage et un sévère torticolis ne constituent néanmoins pas un si cher débours physique pour avoir été frappé aussi fort et aussi souvent en si peu de temps. Rien qu'une poutine sauce BBQ de chez Ashton ne peut pas soulager, ce qu'il devait manger après son arrivée à l'aéroport de Québec, dimanche soir, à 23h30.

Il avait surtout hâte de voir ses enfants. Douze jours parti pour l'Angleterre. Absent les deux mois précédents au rythme de six jours sur sept pour s'entraîner à Laval et Montréal.

Dimanche matin, après quelques heures de sommeil, Kevin... (Le Soleil, Olivier Bossé) - image 2.0

Agrandir

Dimanche matin, après quelques heures de sommeil, Kevin Bizier avait encore le cou coincé à 45 degrés, conséquence du coup reçu derrière l'oreille gauche qui l'a expédié une première fois au plancher.

Le Soleil, Olivier Bossé

Séances de boudage

Sa fille de trois ans a d'ailleurs signifié son désaccord avec une telle carence paternelle à l'aide de quelques séances en règle de boudage. Mais le duo père-fille s'est promis de faire une razzia chez Costco à son retour et de remplir le panier de tartes aux pacanes, chocolat, bonbons, crème glacée... 

Après le combat, Bizier a lu les messages reçus sur Facebook et autres. Un peu de négatif à travers beaucoup de positif. «Je me doutais bien que certains diraient : ''Je le savais que Bizier n'était pas un vrai!'' Mais c'est ça, la boxe!» laisse-t-il tomber, sans avoir l'air de trop s'en soucier.

Il a aussi revu les images du combat, encore grâce à la magie des réseaux sociaux, avant de se coucher. «J'ai vu qu'à un moment donné, tu rencontres ton homme. J'ai lancé un jab de nulle part et c'est là qu'il m'a pogné. J'étais vraiment sonné, mais je me rappelle de tout», a raconté Bizier. Il s'est relevé mais, encore trop ébranlé, n'a pas tenu plus de 10 secondes avant la chute finale.

«Je suis fier de ce que j'ai accompli, je me suis entraîné comme un malade pendant deux mois pour arriver là. Mais il a un style cogneur et je n'ai pas été capable de lui mettre la pression qu'on voulait, pas été capable de lui faire mal. J'ai vu que je ne suis pas dans la classe des champions du monde. C'est simple.»

La prochaine semaine se passera en famille, à la maison. Pas pressé de remettre les pieds dans un gymnase de boxe, le club familial situé dans Limoilou, ni même d'aller récupérer sa paye dans les six chiffres au bureau de son promoteur, à Montréal.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer