Ariane Fortin enfin aux JO!

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Ariane Fortin poursuivait son rêve olympique depuis 2009, année où la boxe féminine a été admise aux JO.

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(Québec) «Je suis encore sur mon nuage. C'est un sentiment incroyable! J'ai tellement travaillé fort pour ça!» a lancé la boxeuse Ariane Fortin, encore euphorique quelques heures après s'être enfin qualifiée pour les Jeux olympiques.

Enfin. Parce que ce n'est pas juste l'aboutissement de quatre ans de travail, mais plutôt d'au moins sept longues années de labeur acharné «parfois très difficiles autant physiquement que mentalement», a-t-elle soupiré, jeudi soir, de Buenos Aires, où Le Soleil l'a jointe après sa victoire en demi-finale des qualifications olympiques continentales.

Une victoire par décision partagée (2-1) aux dépens de la Brésilienne Andreia de Oliveira Bandeira que la native de Saint-Nicolas, sur la Rive-Sud de Québec, aurait dû obtenir plus aisément. La nervosité et le style de son adversaire portée sur la lutte l'ont empêchée d'exploiter son plein potentiel.

Mais comme le résultat primait ici sur la méthode, elle était loin de s'en formaliser. Une présence en finale lui vaut un laissez-passer pour le tournoi olympique du mois d'août, tenu dans le Pavillon 6 du complexe Riocentro.

Fortin y rêve depuis 2009, quand la boxe féminine a été admise sous les anneaux. Elle avait par contre échoué lors de sa première tentative pour les Jeux de 2012. Chemin rempli d'embûches au cours duquel elle n'a jamais songé à abandonner, assure-t-elle, «même s'il y a eu des périodes de tristesse».

Très grande fierté

Cette fois, la joie prend toute la place dans le coeur de la pugiliste de 31 ans. «Une très grande fierté» pour celle qui s'estime chanceuse d'avoir été si bien entourée durant toutes ces années. Au premier chef par son entraîneur des 10 dernières années, Mike Moffa, et depuis l'automne par Danielle Bouchard, entraîneure de l'équipe canadienne et présente sur place en Argentine.

Moffa et Bouchard partagent le travail auprès de Fortin avec succès, chacun apportant un point de vue différent. L'appel téléphonique de jeudi à Moffa, resté à Montréal puisqu'il coache aussi des boxeurs professionnels, aura été très émotif.

L'aventure argentine de Fortin n'est pas terminée. La Québécoise affronte la championne olympique en titre Claressa Shields, samedi, en finale. Fortin et Shields se sont déjà affrontées trois fois, trois combats à l'avantage de l'Américaine.

«Mon but, c'est de la battre aux Jeux olympiques», souligne Fortin, arguant qu'elles devraient aussi se revoir aux championnats continentaux dans trois semaines, en Bolivie, ainsi qu'aux Championnats du monde, fin mai, au Kazakhstan. Toutes des occasions d'améliorer son classement d'ici Rio, de se faire connaître des juges internationaux et de rester active.

Pour les JO, elle s'est qualifiée dans la catégorie des moins de 75 kg et l'Ontarienne Mandy Bujold chez les 51 kg. Même chose du côté masculin pour le Torontois d'origine tchétchène Arthur Biyarslanov (64 kg).

Escale ultime en boxe amateur, Fortin ne voit pas les JO de Rio comme le bout de sa route. La médaillée de bronze des Championnats du monde de 2014 se voit participer à nouveau aux Mondiaux en 2018, mais réfute l'idée de continuer jusqu'aux Jeux de 2020. Elle est bachelière en langue française et rédaction.

Lemieux de retour dans le ring le 7 mai

Malgré son impair de la semaine dernière, David Lemieux (photo) aura sa place au gala Alvarez-Khan du 7 mai. Lemieux (34-3, 31 K.-O.) se frottera à Glen Tapia (23-2, 15 K.-O.) en préliminaires du choc des poids moyens entre le champion WBC Saul «Canelo» Alvarez (46-1-1, 32 K.-O.) et Amir Khan (31-3, 19 K.-O), à Las Vegas. «Le contrat n'est pas encore signé, mais c'est le combat qu'on veut et David est très excité», a dit Camille Estephan, le président d'Eye of the Tiger Management. Le Montréalais de 27 ans devait affronter James De La Rosa samedi dernier, mais il a raté la limite de poids par plus de deux livres, ce qui a entraîné l'annulation du combat. À son dernier combat, en mai dernier, Tapia a subi un revers-surprise par K.-O. au quatrième round face au Français Michel Soro chez les super mi-moyens. Largué par Top Rank Boxing plus tôt cette semaine, il a signé une entente de promotion avec Golden Boy, qui gère également la carrière de Lemieux en compagnie d'Eye of the Tiger Management. Tapia fera le saut chez les moyens (160 livres) afin d'affronter le Québécois. La Presse Canadienne

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