Le lâcher-prise de Sébastien Bouchard

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Fort de 10 victoires en 11 combats professionnels, le boxeur de 28 ans Sébastien Bouchard se frottera samedi au vétéran de 39 ans Giuseppe Lauri, qui présente une fiche de 55-17.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Sébastien Bouchard veut se battre pour lui, son équipe et le pur plaisir de la boxe. «J'ai repensé à mon affaire et samedi, je vais juste faire le travail que j'ai à faire.» Arrêter de «trop vouloir en mettre plein la vue» dans l'espoir qu'un promoteur le recrute.

Changement de cap pour l'athlète de 28 ans fort de 10 victoires en 11 combats professionnels. «On n'a pas de promoteur, mais on boxe toujours dans les gros galas, alors il n'y a pas de panique», insiste son entraîneur, François Duguay.

«Il y a des gars avec Eye of the Tiger ou GYM [promoteurs mont-réalais] qui ont une fiche de 20-0 ou 22-0 et qui ne se sont jamais battus pour un titre. Alors, on ne se fait pas de stress ou d'angoisse avec ça. On va faire notre chemin», croit Duguay.

C'était jeudi midi. Duguay tenait une offre toute chaude pour voir Bouchard monter dans le ring du Centre Bell le 30 janvier, en préliminaires de Pascal-Kovalev II. «Sébastien travaille 60 heures par semaine [comme débardeur au port], ça fait partie de sa vie. On va montrer qu'on est quand même capables de donner un bon show. Et si le monde en profite et aime ça, on va avoir d'autres occasions en or de se battre», tranche le coach.

Bouchard révèle de plus avoir dans sa mire un combat de championnat canadien ou nord-américain des 147 livres contre l'Albertain Steve Claggett, qu'il avait refusé d'affronter à Calgary plus tôt cette année.

Bouchard se frotte samedi à Giuseppe Lauri. Né en Italie et établi en Hongrie, le vétéran de 39 ans montre une fiche de 55-17, s'est battu dans neuf pays. À l'une de ses quatre visites au Québec en 2013, il avait perdu contre Kevin Bizier par décision unanime.

Crâne rasé, tatoué, cet ancien champion d'Europe peut faire peur aux enfants. Mais Bouchard et lui entretiennent des liens cordiaux par Facebook depuis qu'ils devaient s'affronter en janvier 2014, en sous-carte de Bute-Pascal. Le combat avait été annulé, faute de temps.

Combat en réserve

Pour la longue soirée de 10 combats de samedi, peut-être même 11, leur duel servira de réserve pour la télé Showtime. «On risque d'aller sur le gros show et de faire une mégaperformance, dans un monde idéal», se réjouit Duguay. «Au pire, on se battra après Lucian.»

Bouchard s'avère le seul boxeur québécois pure laine à avoir boxé au dernier gala du Colisée et au premier du Centre Vidéotron. Le Colombien Oscar Rivas, le Néo-Écossais Custio Clayton et le Russe Vislan Dalkhaev ont adopté Mont-réal comme quartier général.

«Grosse pression» sur Diserne

La pression monte dans le camp de Lucnor Diserne. Pas que David Maltais (1-0-1) s'avère un rival si menaçant. Le jeune Haïtien élevé à Paris et établi dans Sainte-Foy depuis février prend la mesure de ce qui l'attend samedi pour son premier combat professionnel. «Je sens une grosse pression qui monte. Mais ça va aller, je vais gérer», assure le protégé de l'ancien champion canadien Fernand Marcotte. «Comme chaque boxeur, je pense à la victoire et c'est tout. Mais c'est quelque chose, c'est un beau premier événement, surtout au Centre Vidéotron», reconnaît le pugiliste de 25 ans, qui bénéficiera du soutient de membres de sa famille qui habitent Québec et Montréal. Sa mère, toujours à Paris, n'assiste pas à ses combats de toute façon, abhorrant voir fiston «prendre des coups».  

Oscar Rivas... (Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 3.0

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Oscar Rivas

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Un trio pour Ramsay

L'homme le plus occupé samedi sera sans doute Marc Ramsay. L'entraîneur voudra guider trois poulains à la victoire : Eleider Alvarez, Oscar Rivas et Vislan Dalkhaev. «C'est beaucoup de travail, mais le truc, c'est d'avoir une équipe du tonnerre et je l'ai. Je suis chanceux», indique celui qui dirige en tout sept boxeurs pros dans son gym de Montréal. Deux adjoints à temps plein en Samuel Décarie-Drolet et Vincent Ouellet, en plus du coup de main de Russ Anber. Contre Isaac Chilemba (24-2-2), Alvarez (18-0) se magasine un combat de championnat du monde, ou pas. Rivas (17-0) en aura plein les bras contre Joey Abell (31-8), un nouvel adversaire, surtout qu'il ne s'est pas préparé pour un gaucher. Depuis un décollement de la rétine de l'oeil droit qui a nécessité cinq chirurgies et coûté l'année 2013, Rivas a inscrit cinq victoires par mise hors de combat en au plus cinq rounds. Dalkhaev (3-0) se bat pour une troisième fois à Québec et passe par Antonio Olguin (9-5-1) avant d'atteindre le champion canadien super-coq Tyson Cave.

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