La victoire mentale de Lucian Bute

Outre l'aspect mental de sa préparation, Lucian Bute... (Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil)

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Outre l'aspect mental de sa préparation, Lucian Bute s'est réjoui de n'avoir «mal nulle part».

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(Québec) Plus de trois ans et demi après s'être fait passer le K.-O. par Carl Froch, Lucian Bute (32-2, 25 K.-O.) est finalement de retour en championnat du monde. Le Roumain assure que la pente la plus dure à remonter n'était pas en gymnase. C'était entre ses deux oreilles.

Lorsque l'on demande à Bute la différence entre le boxeur qui s'est incliné contre Froch et Jean Pascal et celui qui montera dans le ring contre James DeGale (21-1, 14 K.0.), samedi soir, au Centre Vidéotron, le boxeur de 35 ans parle tout de suite de son état d'esprit. «On a travaillé sur une attitude plus agressive, mais aussi plus positive. Ça a paru lors de mon dernier combat. Samedi, vous allez voir un Lucian confiant en ses habilités et sûr de lui sur le ring», a-t-il expliqué, dimanche après-midi, lors de son entraînement public.

«Après la défaite contre Froch, j'avais besoin de bien me relever parce que ça m'a tellement affecté, surtout psychologiquement», admet, avec le recul, le Roumain. Inactif pendant 19 mois après sa deuxième défaite, contre Jean Pascal, Lucian Bute assure que ce congé, qui avait des allures d'arrêt de mort pour la carrière d'un boxeur dans la mi-trentaine, s'est avéré incroyablement positif. «J'ai pu prendre du recul et penser juste à moi, ce que je n'avais jamais pu faire depuis que je suis arrivé au Québec en 2003. Je suis revenu plus en forme psychologiquement.»

L'entraîneur Howard Grant, qui a commencé à travailler avec Bute au retour de ce congé, a vu la même chose. Après chaque entraînement, Grant s'assoit avec son poulain «juste pour discuter et être positif». L'entraîneur est convaincu que Lucian a finalement retrouvé le bon état d'esprit. «En ce moment, son mental est bon. Il est heureux. Je le regardais tout à l'heure s'entraîner, il sourit sans cesse.»

Le titre IBF des 168 livres que tentera de conquérir Bute, samedi soir, ne lui est pas étranger. C'est le sien, lançait, dimanche après-midi, Bernard Barré, le vice-président de GYM. C'est qu'il s'agit de la même ceinture que le sympathique Roumain a défendue à 10 reprises entre 2007 et 2012, jusqu'à sa défaite contre Froch.

Styles différents

Le boxeur qui le sépare de la reconquête de la ceinture est un autre Anglais, mais la comparaison entre Carl Froch et James DeGale s'arrête là, selon Bute. «Ce sont deux styles complètement différents. Froch était un boxeur très dur et très fort. DeGale est un boxeur plus technique qui bouge bien et qui change sa garde de gaucher à droitier. Je ne peux pas dire qui est le meilleur. On aura une réponse plus claire samedi!»

Au-delà de l'aspect mental, Bute se réjouit de n'être ennuyé par aucune blessure. «Le plus important, c'est que je n'ai pas mal nulle part. Dans les dernières années, je suis souvent monté sur le ring alors que je n'étais pas à 100 % et ça m'a coûté tellement cher. Je me suis fait une promesse de ne plus jamais remonter sur le ring blessé.»

Même s'il sait qu'il se fera poser la question à de nombreuses reprises, cette semaine, pas question pour Bute de se prononcer sur son avenir advenant une défaite contre DeGale. «Si... si... si... Vous me posez des questions avec des "si". On va attendre le combat de samedi», a-t-il lancé aux journalistes d'un ton moqueur.

Heureux de revenir à Québec

Acclamé par les partisans, dimanche, lors de l'entraînement public, Lucian Bute se disait heureux de se battre à nouveau à Québec. Le boxeur d'origine roumaine possède toujours une fiche immaculée dans la capitale nationale, où il s'est battu quatre fois. Après le Pavillon de la jeunesse et le Colisée, il aura maintenant la chance de disputer la finale du premier gala de boxe présenté au Centre Vidéotron. «J'ai juste de bons souvenirs de mes combats à Québec. Les plus belles victoires de ma carrière ont eu lieu ici et je suis confiant d'en ajouter une autre belle samedi soir», a-t-il confié. L'adversaire de Bute, James DeGale, n'en sera pas à une première foule hostile. Le dernier combat de l'Anglais s'est déroulé à Boston contre l'Américain Andre Dirrell. Lucian Bute est tout de même convaincu que les partisans joueront un rôle important dans le duel de samedi. «Il va y avoir probablement une dizaine de milliers de personnes derrière moi qui vont me donner de l'énergie et me pousser à bien performer.»

Le Roumain négligé

Pour une rare fois dans sa carrière, Lucian Bute se présentera sur le ring largement négligé, samedi soir. Rien pour ébranler la confiance du Roumain. «C'est normal que DeGale soit favori. C'est lui le champion», explique celui dont la carrière est gérée conjointement par GYM et Interbox. «Probablement que DeGale pense que ça va être un combat un peu facile pour lui, mais je peux vous assurer que ce ne sera pas le cas.» Son entraîneur, Howard Grant (photo), va encore plus loin. «Même s'il gagne, je ne serai pas content, je veux que Lucian lui passe le K.-O. Au fond de moi, je sais qu'il va le faire. Je pense que James DeGale n'a jamais affronté un aussi bon boxeur que Lucian Bute.»

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