Bute veut reconquérir l'IBF à Québec contre DeGale

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Lucian Bute et James DeGale ont rencontré les médias au Centre Vidéotron, mardi matin.

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(Québec) Lucian Bute a-t-il encore ce qu'il faut pour redevenir champion du monde ? Les amateurs de boxe auront la réponse le samedi 28 novembre lors de son combat contre James DeGale, au Centre Vidéotron. Une fois de plus ou une fois de trop ?

«Mon but est de devenir champion du monde une fois de plus», a affirmé Bute, mardi matin, lors d'une conférence de presse tenue dans le nouvel amphithéâtre de Québec qui accueillera son premier gala de boxe. «Dans ma tête, je n'ai jamais lâché le rêve de redevenir champion du monde. J'ai toujours cru en moi», assure-t-il. 

Bute n'est plus le même depuis sa défaite de mai 2012 contre Carl Froch, qui mettait fin à près de cinq ans de règne sur les 168 lb de l'IBF. Les 10 triomphes de Bute en championnat du monde demeurent un record pour un boxeur canadien. Cette même ceinture qu'il tentera de récupérer des mains de DeGale.

Mais Bute livrera seulement un deuxième combat en près de deux ans, son troisième en trois ans. Et le Roumain d'origine et Québécois d'adoption sera âgé de 35 ans et neuf mois quand il regrimpera entre les câbles.

Il concède ne pas avoir été du tout convaincant contre Jean Pascal, en janvier 2014. Ni contre Denis Grachev, fin 2012. Mais juge avoir «montré plus de choses de l'ancien Lucian Bute» lors de sa récente sortie d'août, face à Andrea Di Luisa.

«Depuis un an, je me sens beaucoup plus solide sur mes jambes, la tête aussi, plus calme, plus concentré. J'aime ce que je fais et je m'entraîne avec plaisir. Ça ne veut pas dire que c'est le dernier combat de ma carrière, même si j'avais la malchance de ne pas gagner», croit celui qui s'entraîne dorénavant sous l'égide des frères Howard et Otis Grant.

Un avis que ne partage pas le président de GYM, copromoteur du gala avec InterBox. «S'il devait manquer son coup là, ce serait très difficile par après. Ça pourrait être sa dernière chance», reconnaît Yvon Michel.

Qui se dit néanmoins convaincu que Bute peut retrouver sa forme d'antan, sa touche de champion du monde. Et estime du même souffle que le clan DeGale se fonde sur une tout autre hypothèse. «Eux ont accepté de venir ici parce qu'ils sont convaincus qu'à 35 ans, Lucian Bute est rendu au bout de son rouleau», selon Michel.

Bute (32-2, 25 K.O.) et DeGale (21-1, 14 K.O.) sont deux gauchers, même si le Britannique de 29 ans se prend parfois pour un droitier. Bute montre une fiche parfaite de 4-0 à Québec, sa dernière prestation dans la capitale remontant à novembre 2011, contre Glen Johnson, sa dernière défense victorieuse. Pour DeGale, il s'agit d'une première défense.

Leur combat d'au plus 12 rounds servira de finale à une soirée intitulée La Reconquête. Aucun boxeur québécois n'a réussi à reconquérir un titre mondial perdu dans le passé.

La composition de la sous-carte s'avère encore embryonnaire. En fera partie Artur Beterbiev (9-0, 9 K.O.), ce Tchétchène qui fait du ravage depuis qu'il s'est établi à Montréal il y a à peine deux ans pour devenir professionnel. On annonce aussi un duel entre le Montréalais d'origine colombienne Eleider Alvarez (18-0, 10 K.O.) et le Sud-Africain né au Malawi Isaac Chilemba (24-2-2, 10 K.O.).

Entre 70$ à 800$ chacun, les billets sont en vente à compter de samedi. L'événement sera télédiffusé dans 80 pays, par Showtime aux États-Unis et à la télé à la carte au Québec.

DeGale: «À ses derniers combats, Bute a paru effrayé»

Le décalage horaire d'un aller-retour Londres-Québec en 24 heures n'a pas ébranlé la confiance et le bagout de James DeGale. Mais peut-être un peu sa mémoire. Pour la conférence de presse de mardi matin, il avait oublié sa ceinture de champion des super-moyens de l'IBF à l'hôtel.

«Soyons réalistes. Depuis sa défaite contre Carl Froch, Lucian Bute n'a pas été celui qu'il était avant. À ses derniers combats, il a paru un peu gêné, un peu effrayé. Même son dernier combat contre l'Italien [Di Luisa], qui n'était pas très fort, Bute l'a arrêté, mais il n'avait pas l'air d'un boxeur élite, pas l'air du Bute d'il y a cinq ans», fait valoir DeGale.

«Ne vous méprenez pas sur mes propos. Il a des habiletés, il a du coeur. Mais de la façon dont je me sens en ce moment, personne ne peut me battre», poursuit ce champion olympique de 2008, qui est venu à Québec avec ses parents, Diane et Leroy, et son entraîneur, Jim McDonald.

DeGale n'ira pas quérir quelques trucs auprès de son compatriote Froch. «En fait, je ne l'aime pas vraiment», avoue-t-il d'entrée de jeu, à propos du nouveau retraité devenu analyste. «Mais il a fait la job à Bute et si Bute se présente contre moi comme il s'est présenté contre Froch, il sera dans le trouble», insiste DeGale.

Officiellement gaucher, mais on le dit ambidextre. DeGale a vaincu en mai dernier l'Américain Andre Dirrell, un autre gaucher, pour le titre laissé vacant par Froch. Le Britannique a en plus fait le coup à Boston, expédiant Dirrell deux fois au plancher dans le deuxième round avant de l'emporter par décision unanime au bout de 12 rounds.

Il compte aussi à son palmarès Sébastien Demers, à Gatineau, en 2013, et Fugencio Zuniga, par décision, en 2012, que Bute avait stoppé au quatrième round en 2009. La seule défaite de DeGale remonte à 2011, par décision partagée. Il est le premier boxeur britannique à avoir gagné l'or olympique et un titre mondial.

Le président de Québecor, Pierre Dion (à droite),... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 3.0

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Le président de Québecor, Pierre Dion (à droite), a été le premier à émettre au micro la cible de 12 000 spectateurs. Le promoteur Yvon Michel (au centre) a ensuite parlé de 14 000, tout en évoquant des salles de plus de 16 000 personnes au Colisée pour Pascal-Hopkins I, en 2011, et Bute-Andrade II, en 2009. Le président d'Interbox, Jean Bédard, était aussi présent à la conférence de presse, mardi.

Le Soleil, Erick Labbé

Journée sportive à Québec

Le président de Québecor, Pierre Dion, a été le premier à émettre au micro la cible de 12 000 spectateurs. Le promoteur Yvon Michel a ensuite parlé de 14 000, tout en évoquant des salles de plus de 16 000 personnes au Colisée pour Pascal-Hopkins I, en 2011, et Bute-Andrade II, en 2009. Puis Lucian Bute a dit vouloir boxer devant «peut-être 15 000» amateurs.

Seul problème, c'est que le 28 novembre, Québec accueille aussi le match de la Coupe Vanier, en après-midi, et le Red Bull Crashed Ice, en soirée. Bute-Andrade II avait eu lieu un jour de Coupe Vanier au PEPS, Queen's contre Calgary, tandis que le Stevenson-Bellew du 30 novembre 2013 s'était tenu une semaine après.

«Je suis même convaincu qu'on va dépasser notre objectif. Québec est une grande ville et on ne s'adresse pas au même public», indique Michel, qui s'est vu imposer la date par la télé Showtime. Aux États-Unis, la dernière fin de semaine de novembre correspond à l'Action de grâce. «C'est une date super pour la télé, parce que les gens sont chez eux, mais pas une date extraordinaire pour organiser un événement là-bas. Alors on hérite souvent de cette date-là», explique-t-il.

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