Beterbiev crucifie Campillo

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Artur Beterbiev (8-0) a gagné par K.-O. au 4e round contre Gabriel Campillo (25-7-1)

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) En cette veille de Pâques, les amateurs de boxe ont eu droit à une crucifixion en règle avec la brutale victoire d'Artur Beterbiev aux dépens de Gabriel Campillo. Mais au lieu de 14 stations, le chemin de croix n'a duré pas plus de quatre rounds. Pas de résurrection non plus.

Après sa huitième victoire par mise hors de combat en autant de combats professionnels, le Québécois d'origine tchétchène se hisse déjà au rang de deuxième aspirant au titre mondial des mi-lourds de l'IBF, détenu par Sergey Kovalev.

«C'est clair qu'Artur est en mesure de battre tout le monde, même Sergey Kovalev», a tranché l'entraîneur du phénomène, Marc Ramsay, après cet autre triomphe éclatant du cogneur de 30 ans.

Un duel entre les deux Russes n'est pas au programme à court terme. Surtout qu'Adonis Stevenson, aussi de l'écurie de promotion montréalaise GYM, est premier en rang pour Kovalev. Mais si Kovalev laissait son trône IBF vacant, Beterbiev pourrait croiser le fer avec Nadjib Mohammedi en combat de championnat du monde. Sinon avec un autre aspirant pour le rang de premier dauphin.

Selon la puce installée par les organisateurs de la série Premier Boxing Champions dans les gants de Beterbiev, le coup final comportait 973 lb de pression. Pour ce que ça vaut. Mais demandez à Campillo, un Espagnol de 36 ans qui a fait la limite contre Beibut Shumenov, deux fois, et Tavoris Cloud. Un Kovalev à son 21e combat pro l'avait toutefois sorti dès le troisième round.

Deuxième fois de sa carrière que Beterbiev étirait le plaisir aussi longtemps. Peinant depuis le début, Campillo ne s'est pas relevé après 38 secondes dans le quatrième assaut. Son entraîneur a sauté à sa rescousse avant même le signal de l'arbitre.

«Je voulais le finir au premier round, mais quand j'ai vu qu'il se relevait [d'un premier compte de huit], je me suis dit qu'on allait continuer», a expliqué Beterbiev, qui ne compte que 19 rounds d'expérience professionnelle.

Toujours pourvu d'un superbe «air de boeuf» entre les câbles, comme le dit Ramsay, Beterbiev avait retrouvé son sourire aux côtés de fiston, à la table d'entrevue. «Je ne suis pas déçu d'avoir fait quatre rounds, je n'avais pas d'objectif précis», assure-t-il, par le truchement de sa gérante et traductrice, Anna Reva.

«Au-delà de la force brute, Artur était en contrôle aux plans technique, tactique et émotionnel, selon Ramsay. Il a la force pour faire la destruction, mais aujourd'hui, il a montré plus que ça. Il a montré qu'il est un très bon boxeur.»

Si Kovalev n'apparaît pas dans les plans immédiats, le promoteur Yvon Michel verrait d'un bon oeil un affrontement contre Sakio Bika. Si une revanche contre Stevenson s'avèrerait «trop difficile à vendre à cause du manque de charisme de Bika», l'expérience qu'il apporterait dans le ring se révèlerait très payante pour Beterbiev

Bouchard se «contente» d'une décision unanime

Désireux d'impressionner l'équipe du puissant promoteur Al Haymon présente au Colisée samedi, Sébastien Bouchard a dû se contenter d'une victoire par décision unanime contre le coriace Français Denis Farias.

Victorieux par K.-O. lors de son dernier combat au mois de décembre, le natif de Baie-Saint-Paul (10-1-0) aurait bien aimé être en mesure de répéter ses exploits face à Farias (19-7-2). Il dressait tout de même un bilan positif de son deuxième combat de huit rondes en carrière, qui s'est soldé par des cartes des juges de 78-74, 78-74 et 79-73 en sa faveur.

«Je suis satisfait de ce que j'ai fait à partir du troisième round. J'ai commencé le combat un peu trop raide, mais à partir du moment ou je me suis détendu ça a commencé à bien aller», a expliqué le boxeur du club Empire à Ste-Foy, après le combat.

Bouchard a régulièrement fait fendre l'air aux crochets décochés par Farias, mais la défensive compacte du Français et son style ont empêché le favori local de placer ses coups en puissance. «Quand il tirait ses coups, il rentrait sa tête en avant. C'était à moi de me protéger. À chaque fois que j'ai voulu placer un uppercut en dessous, j'ai senti sa tête sur le bord de mon menton. Je n'ai pas voulu prendre de chance.»

Comme c'est souvent le cas avec Bouchard, le thème de son absence de promoteur est rapidement revenu sur la table après le combat. «Même si on donne un bon spectacle, tant qu'il y a pas une grosse machine derrière nous pour nous faire monter dans les classements mondiaux, on va être limité à des combats ici et là.»

Si le combat contre Farias s'est fait à 150 livres, la suite de la carrière de Bouchard se fera à 147 livres, la catégorie de poids appropriée pour sa taille, a expliqué son entraîneur François Duguay.

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