Jan-Michael Poulin: un parcours singulier

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Jan-Michael Poulin a commencé la boxe à 30 ans, est devenu champion canadien amateur senior à 31 ans et le voilà chez les pros à 32 ans.

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(Québec) Jan-Michael Poulin détonne parmi les boxeurs. Sa tête barbue rappelle celle de Carl Racki imprimée sur son t-shirt noir et clamant en grosses lettres blanches : «Wanna go, pretty boy?» «Tu me cherches, beau gosse?» lançait le vilain dur à cuire sur patins dans la version française du film Youngblood (1986), avant d'étendre d'une seule droite le beau héros joué par Rob Lowe.

À première vue, Poulin fait presque aussi peur que Racki, sa tresse ajoutant au style. Il possède le coup de poing, gaucher en plus. Un meilleur coup de patin que le comédien George Finn, puisqu'il a joué au hockey jusque dans le junior BB, où il était un marqueur. «Je n'ai jamais été un goon!» assure celui qui s'avérait aussi bon joueur de soccer à l'adolescence.

Pas sûr par contre que Racki était commandité par... les Résidences Soleil. Oui, oui, les résidences pour personnes âgées. Après avoir décroché un baccalauréat en commerce international et marketing et avoir voyagé un peu partout dans le monde, Poulin a démarré son entreprise de peintre en bâtiment, à Mascouche.

«J'avais un contrat de peinture avec les Résidences Soleil, mais je ne les connaissais pas plus que ça. Je me suis dit : "Je vais aller les voir." Et ç'a adonne que M. [Eddy] Savoie a boxé dans sa jeunesse et que toute la famille est passionnée de boxe!» explique celui qui vit de cette commandite, de ses bourses et d'une cote sur les billets qu'il vend pour ses galas.

Il s'est mis à la boxe à 30 ans. Champion canadien amateur senior à 31, chez les 165 livres. Le voilà chez les pros à 32 ans, à l'aube de son troisième combat. Demain, Poulin (1-0-1, 0 K.-O.) voudra effacer sa nulle contre Michel Tsalla (1-9-2, 0 K.-O.), un Camerounais établi à Saint-Eustache. Ils se battront chez les poids moyens (160 livres).

«Je suis quelqu'un de cérébral, je réfléchis beaucoup. J'ai peut-être un peu trop réfléchi dans mon premier combat professionnel, contre Tsalla, et ça m'a fait perdre la fraction de seconde. Là, je vais laisser aller mes poings.»

Style différent

Membre d'une famille beauceronne, Poulin devrait attirer encore plusieurs partisans au Colisée. Il s'entraîne à Repentigny, au gymnase de Renan St-Juste. Custio Clayton, qui fait partie du gala, ainsi que Francesco Cotroni comptent parmi ses partenaires d'entraînement.

«Mon rêve de jeunesse était de devenir sportif professionnel et je l'ai accompli. Je pense avoir au moins cinq ou six bonnes années de boxe devant moi, même plus. Il y a des 20 ans plus maganés que des 32. Je ne peux pas rattraper la technique de ceux qui ont commencé la boxe à 15 ans, mais j'ai concentré mon énergie à développer un style différent. Mes adversaires ont de la misère à me comprendre», lance-t-il en conclusion.

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Sébastien Bouchard (à gauche) et son adversaire Denis Farias

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Le temps des récoltes pour Bouchard

Après les durs labeurs de l'entraînement, Sébastien Bouchard passe à la récolte. Entouré d'une équipe renouvelée depuis six mois, le boxeur de Québec originaire de Baie-Saint-Paul compte prouver demain que sa première victoire par mise hors de combat en trois ans, survenue en décembre, n'a rien d'un hasard.

Toujours supervisé par l'entraîneur François Duguay, il confie dorénavant sa préparation à Maxime Simard, à Jonathan-Dale Huard et à Fabrice Akué. De là son passage progressif des super-mi-moyens (154 lb) aux mi-moyens (147 lb). Ce midi, Bouchard (9-1, 3 K.-O.) et le Français Denis Farias (19-6-2, 1 K.-O.) devront peser 150 livres ou moins. Une première pour Bouchard, tandis que Farias concourait même chez les plus petits poids auparavant.

«Je m'en vais vers 147 livres. À 154, j'étais tout le temps dans le ring avec des gars de 5'11'' ou 6', alors que je ne suis pas grand, je mesure 5'7'', 5'8''. Plus je vais descendre de catégorie, plus je vais affronter des gars de ma grandeur. Et je suis assez fort physiquement même pour un 154, alors de boxer à 147 va juste jouer en ma faveur.»

Le 19 décembre, Bouchard avait arrêté le Belge Cédric Spera durant le sixième et dernier round. Même si contre Farias, il s'attend à «un long combat» qui pourrait bien atteindre la limite de huit rounds, il espère lui servir la même médecine. Pour la suite, il convoite une ceinture canadienne, nord-américaine ou même intercontinentale. Quelque chose pour le «propulser dans les classements». «Rendu dans le top 15 ou 20 au monde, un promoteur n'aura pas le choix de se manifester», avance l'athlète de 27 ans toujours joueur autonome.

Pour gagner sa vie, il décharge des céréales dans le port de Québec. Il profite d'ailleurs cette semaine de deux grosses journées de congé avant son combat, hier et aujourd'hui. Par chance que lundi est férié.

Le projet Dalkhaev

On parle beaucoup d'Artur Beterbiev comme la prochaine vedette de la boxe québécoise. Mais un autre espoir est débarqué du Daghestan avec lui. Vislan Dalkhaev (1-0, 0 K.-O.) livrera son deuxième combat professionnel demain, contre le Français Adel Hadjouis (7-3, 0 K.-O.). Il avait fait ses débuts en décembre, aussi au Colisée de Québec. Beterbiev et Dalkhaev étaient coéquipiers dans l'équipe nationale russe. Le promoteur Yvon Michel et l'entraîneur Marc Ramsay ont d'abord accepté l'idée pour faciliter l'acclimatation de Beterbiev. «Mais on s'est vite rendu compte que Vislan pourrait devenir lui-même son propre projet. Il n'est pas juste l'ami de l'autre, il est vraiment un bon boxeur qu'on pourrait amener au sommet de l'industrie de la boxe», explique Ramsay.

Le coach affirme avoir autant d'ambitions pour le poids super-coq (122 lb) Dalkhaev que pour le mi-lourd Beterbiev (175 lb), mais se donne plus de temps pour y parvenir. Ramsay le premier doit s'adapter au style de boxe différent adopté dans ces petites catégories de poids. 

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