Bika nargue Stevenson: «Il est nerveux. Il a peur»

Sakio Bika et Adonis Stevenson étaient souriants mercredi... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Sakio Bika et Adonis Stevenson étaient souriants mercredi lors de leur premier face-à-face en vue de leur combat de samedi après-midi.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Rires et franche poignée de main, mercredi midi, pour le premier face-à-face entre Adonis Stevenson et Sakio Bika. «Il voulait peut-être s'enlever un peu de stress, se mettre à l'aise en riant. Parce qu'il est nerveux. Il a peur. Il est sous pression», a expliqué le prétendant Bika.

«C'est ma cinquième défense de titre et j'ai toujours eu cette attitude-là. Je n'ai pas changé du jour au lendemain», a répliqué le champion Stevenson, pour justifier son approche décontractée. Chose sûre, le Blainvillois de 37 ans ne semblait pas nerveux au volant de sa Lamborghini vert lime, au sortir du Château Bonne Entente, sur le point de tester l'engin avec un jeune partisan comme copilote.

Stevenson détient le titre des poids mi-lourds du WBC. Pour son sixième combat de championnat du monde en 22 mois, samedi après-midi, au Colisée de Québec, le père de trois jeunes enfants empochera la plus grosse bourse de sa carrière. On a lu 3,2 millions $. Il sera regardé par plusieurs millions de téléspectateurs sur la chaîne généraliste américaine CBS.

«Je ne sais pas combien de knockouts j'ai au premier round, mais j'en ai pas mal. De la façon qu'il va venir, je vais l'accueillir! Et c'est quand le dernier knockout réussi par Sakio Bika?» questionne le puissant gaucher. Il assure respecter son rival, mais «samedi, ça va être business».

Stevenson (25-1, 21 K.-O.) a eu besoin de moins de trois minutes pour mettre fin à un combat 10 fois sur 26 et à deux reprises à ses 10 dernières sorties. Bika (32-6-3, 21 K.-O.) n'a pas eu raison d'un adversaire par arrêt de l'arbitre depuis 2012.

Stevenson à 7 contre 1

L'Australien d'origine camerounaise porte quand même un bon bagage. Bientôt 36 ans, carrière pro de 15 ans. Il a déjà combattu dans six autres combats de championnat du monde, mais toujours dans une catégorie de poids inférieur, 168 livres au lieu de 175. Il a été champion des super-moyens du WBC en 2013.

Sa première tentative remonte à 2006, contre Joe Calzaghe. Stevenson faisait ses débuts professionnels deux semaines plus tôt. Andre Ward l'a qualifié du rival le plus coriace qu'il a eu à affronter. Le défunt Emanuel Steward, ex-entraîneur de Stevenson, a dit de lui qu'il était un adversaire à éviter. N'a jamais été mis K.-O. A quand même été vaincu par Lucian Bute en 2007, à Montréal, une décision unanime des juges.

«Est-ce mon plus grand défi? C'est un autre défi», corrige Bika. «Adonis est un grand champion, il est un bon frappeur. Mais peut-être est-il surévalué? A-t-il tous les atouts et le courage pour résister à la puissance et à la pression? Pas sûr.»

À la force de frappe de «Superman» Stevenson, le «Scorpion» Bika tentera d'opposer l'endurance. «Je suis un encaisseur. Il va venir comme un lion pour me dévorer, mais je serai préparé. Et quand les quatre premiers rounds finiront et que viendront les cinquième et sixième, il sera peut-être en train de se noyer», illustre-t-il.

Le Scorpion trouvera-t-il la kryptonite pour vaincre Superman? Pas selon Loto-Québec, qui établit Stevenson favori à sept contre un.

«Un système de journalistes!»

La semaine dernière, Sakio Bika avait fait part de son irritation à l'endroit des médias qui n'en ont que pour un éventuel combat entre Adonis Stevenson et Sergey Kovalev.

Il a développé sa pensée, mercredi. «C'est un système commercial, un système de journalistes! Bika contre Adonis devrait être un très grand spectacle. Regardez mon CV et contre qui j'ai boxé. Mais je suis né en Afrique, au Cameroun, où il n'y a pas de journalistes puissants. Les journalistes européens ou américains suivent les intérêts de leurs boxeurs. Si j'étais Américain, Européen ou Canadien, on dirait que Sakio Bika est le meilleur boxeur du monde! Mais Sakio Bika est un Camerounais, alors qui le connaît? Personne ne tient le monde au courant. Je suis fier d'être Africain, mais on n'a pas la force des médias pour mettre un boxeur en haut», a fait valoir celui qui s'est établi à Sydney, en Australie, à la suite de sa participation aux Jeux olympiques de 2000.

Nouvelle boxe, vieux Colisée

L'équipe de CBS a connu des problèmes techniques dès son arrivée au Colisée, mercredi, à bord de 14 camions remorques. Le promoteur Yvon Michel (photo) a préféré en rire, se disant que c'est la dernière avant l'ouverture du nouvel amphithéâtre. N'empêche qu'Al Haymon fait les choses autrement avec sa série Premier Boxing Champions (PBC). Fini les pitounes dans le ring entre les rounds, tout comme les attroupements autour des boxeurs avant et après le combat.

Fini l'annonceur entre les câbles! Les débuts de PBC pour Thurman-Guerrero, en mars, ont attiré en moyenne 3,4 millions de téléspectateurs à NBC avec une pointe de 4,2 millions. Trois fois et demie Pascal-Kovalev (moy. 980 000, pointe de 1,2 million) sur la chaîne payante HBO, la semaine suivante. Au-delà des chiffres, le premier épisode de PBC a gagné la fin de semaine dans la tranche des 18 à 45 ans, réel aimant à commanditaires. Les débours de Haymon sont toutefois beaucoup plus importants.  

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