Stevenson prêt à tout... même à des coups douteux

Adonis «Superman» Stevenson transpirait à grosses gouttes lundi,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Adonis «Superman» Stevenson transpirait à grosses gouttes lundi, lors de son entraînement public à Place Fleur-de-Lys.

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(Québec) Adonis Stevenson s'attend à tout contre Sakio Bika. Même à une pluie de coups douteux.

«Il est vraiment salaud», dit «Superman». «Il peut donner des coups de tête, des coups de coude, même des coups de genou. Des coups de poing en bas de la ceinture... Il est prêt à tout pour déranger l'adversaire. [...] Et il a la tête dure. Une tête de pierre!»

Le Québécois Stevenson affrontera l'Australo-Camerounais Bika dans un combat de championnat du monde au Colisée Pepsi, samedi après-midi. À l'enjeu, la ceinture WBC des super-moyens (175 livres) qui appartient à Stevenson.

«Je me suis préparé à tout. Peu importe ce qui va arriver, je vais avoir la clé pour le solutionner», lance le champion du monde.

Sakio Bika (32-6-3, 21 K.-O.) estime qu'un long combat pourrait l'avantager. Un vrai danger, confirme le promoteur Yvon Michel. Stevenson, lui, ne semble pas trop y croire. «Je me suis entraîné pour 12 rondes. Si on va loin dans le combat, j'ai pas de problème. Il devrait être plus fatigué que moi», prédit le boxeur de 37 ans.

N'empêche, Stevenson vise le knock-out et ne s'en cache pas. C'est dans sa nature, dit Yvon Michel. «Il ne ménage pas ses énergies. Pour lui, 12 rounds, c'est 12 combats, et il veut à chaque combat passer le K.-O. à son adversaire. Mais ça pourrait lui jouer un tour. [...] Bika est le meilleur adversaire qu'Adonis a eu jusqu'à présent dans sa carrière. Aucun doute là-dessus.»

Au tour de «Superman»

Après Bika dimanche, c'était au tour de Stevenson (25-1, 21 K.-O.) de participer à un entraînement public en centre commercial Fleur de Lys, lundi. Accompagné de son entourage, le flamboyant boxeur a fait une entrée remarquée, au son d'une musique tonitruante. À l'image d'un soir de combat. Un membre de sa garde rapprochée criait : «Superman time, baby!»

Après une longue et éreintante démonstration - il a sué à grosses gouttes sur le plancher du centre commercial -, Stevenson a répondu aux questions des journalistes, dont certaines ont porté sur... Sergey Kovalev.

Stevenson n'y échappe pas : le nom de Kovalev revient dans toutes les discussions le concernant. Le Russe et le Québécois pourraient s'affronter pour l'unification des titres dans leur catégorie. Principale condition : Stevenson doit sortir du Colisée en vainqueur, en fin de semaine. «C'est ben beau parler de Kovalev, mais j'ai un compte à régler samedi. Si je ne le règle pas, il n'y a pas de Kovalev. Je suis concentré sur Bika.»

Par ailleurs, Stevenson ne s'inquiète pas trop du nombre de billets vendus (environ 3000) en vue du programme de samedi. L'important, c'est la télé, dit-il. Et devant le petit écran, il devrait y avoir beaucoup d'amateurs, puisque les principaux combats de l'après-midi seront diffusés gratuitement sur TVA Sports et CBS.

Avec cette grande visibilité vient un grand enjeu. S'il gagne samedi, sa «valeur internationale» va encore grossir, explique Yvon Michel, et sa popularité montera en flèche. Surtout s'il en met plein la vue.

«Je crois qu'Adonis va arrêter Bika avant le huitième round.»

Fernand Marcotte, légende de la boxe à Québec, qui s’est risqué au jeu des prédictions

«The Handsome Man» négligé

Même s'il a déjà été champion du monde de la WBA, Gabriel «The Handsome Man» Campillo (25-6-1, 11 K.-O.) fait presque figure de négligé contre Artur Beterbiev, qui n'a pourtant que sept combats professionnels - sept K.-O. - derrière les gants. Mais à la fougue et à la force de frappe du Russe qui s'entraîne à Montréal, l'Espagnol compte répliquer avec son agilité et son expérience. «C'est un puissant cogneur, dit Campillo de Beterbiev. Je devrai utiliser mes mouvements et ma vitesse.» Campillo représente le plus grand défi de la jeune carrière professionnelle de Beterbiev, croit Yvon Michel. «C'est un gars qui bouge, qui est mobile, qui contre-attaque. Il va falloir qu'Artur nous démontre beaucoup d'autres facettes de son arsenal» que lors de ses autres combats. Le gagnant de ce duel deviendra aspirant numéro deux de la IBF chez les mi-lourds (175 livres).

Sébastien Bouchard met ses bandages de sa couleur... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 4.0

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Sébastien Bouchard met ses bandages de sa couleur de prédilection, le rose. 

Le Soleil, Erick Labbé

Bon défi pour Bouchard

Kevin Bizier ne sera pas le seul favori de la foule, samedi au Colisée. Sébastien Bouchard (9-1, 3 K.-O.), de Baie-Saint-Paul, affrontera le Français Denis Farias (19-6-2, 1 K.-O.) dans un combat chez les 154 livres. «C'est un gars qui a beaucoup d'expérience. Ça va être un bon défi à relever.» Bouchard (photo), 27 ans, espère un knock-out. Pour s'assurer de la victoire, bien sûr, mais aussi pour augmenter sa valeur. «Les gens aiment ça voir des K.-O. Quand on regarde un gars comme Adonis [Stevenson], qui arrête tous ses adversaires, les gens trouvent ça spectaculaire. C'est pour ça qu'on met l'emphase sur ma force de frappe, pour rendre les combats plus intéressants encore», analyse celui qui est souvent partenaire d'entraînement de Bizier. «Je réussis à le sortir un peu de sa zone de confort avec mon style peu orthodoxe», rigole Bouchard.

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