Artur Beterbiev, le boxeur rêvé

Pour son entraîneur Marc Ramsay, Artur Beterbiev est... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Pour son entraîneur Marc Ramsay, Artur Beterbiev est le boxeur idéal : «Il est toujours très concentré sur ce qu'il a à faire. Dans sa vie, il a deux choses : sa famille et son travail. Il se donne à 100 % quand il est au boulot et il est toujours prêt quand vient le temps de monter dans le ring.»

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Au cours de sa carrière, Marc Ramsay a eu la chance de travailler avec plusieurs boxeurs talentueux. Mais quand il est question d'Artur Beterbiev, il s'enflamme.

«Artur n'a pas de limite. Il a une vitesse bien au-dessus de la moyenne et il est excessivement fort, le plus fort que j'ai dirigé à l'entraînement. Il a des mains lourdes et son jab déploie autant de puissance que bien des droites d'autres boxeurs de son niveau. On parle d'un gars très discipliné qui fait attention à tous les petits détails. Pour Artur, la technique est très importante», lance Ramsay au sujet de Beterbiev (6-0, 6 K.-O.), qui a rendez-vous avec Jeff Page Jr (15-0, 10 K.-O.), vendredi au Colisée de Québec.

«C'est un peu un rêve pour un entraîneur de travailler avec un boxeur comme lui», a ajouté Ramsay. «Il est toujours très concentré sur ce qu'il a à faire. Dans sa vie, il a deux choses : sa famille et son travail. Il se donne à 100 % quand il est au boulot et il est toujours prêt quand vient le temps de monter dans le ring.»

Ramsay sent qu'il a un boxeur particulier entre les mains. Il note toutefois qu'il est important que le mi-lourd garde les pieds sur terre malgré tout son potentiel.

Ramsay a indiqué que la préparation du Russe de 29 ans pour son combat contre Page (24 ans) avait très bien été. Il a pu compter sur la présence de deux partenaires d'entraînement, dont un qu'il n'a pas voulu nommer à des fins stratégiques, avait un classement mondial.

«Pour ce camp-là, Artur n'a pas eu peur d'investir de son propre argent. Et ça donne des résultats. Il est dans une forme resplendissante.»

Analysant le style de l'adversaire de Beterbiev, Ramsay note que Page est un boxeur complet. «Il est très bien équilibré et il ne fait pas beaucoup d'erreurs. Il est fort physiquement et il se déplace bien. Et il a un bon bagage chez les amateurs. Nous avons établi une stratégie spécifique. Il va falloir prendre les rondes une à une et demeurer concentrés sur le combat, car Page est un adversaire qui peut s'ajuster à la vitesse, à la force et à presque tous les outils qu'un gars comme Artur peut posséder.»

Sans rien vouloir enlever à Page, Ramsay mentionne qu'il ne constitue pas le plus gros défi de son protégé qui, lors de son dernier duel, avait dû se battre contre Travis Cloud, un ancien champion mondial. «Mais Page est un Américain qui n'a jamais connu la défaite. En boxe, il y a une espèce de psychologie qui fait que lorsque tu n'as jamais connu la défaite, tu mets tous tes oeufs dans le même panier, car tu n'as pas l'option de laisser aller le combat et de le perdre. On s'attend donc à avoir un gars qui va tout donner dans le ring.»

PAS UN AMATEUR DE GALA...

Le 27 septembre, Beterviev a passé le K.-O. à Cloud dès la 38e seconde du deuxième round. Ramsay a-t-il dû travailler pour le ramener sur terre? «Non», répond l'entraîneur.

«Artur n'est pas une personne qui suit beaucoup la boxe. Il peut passer plusieurs heures à se regarder boxer sur vidéo ou à analyser ses adversaires. Mais si je l'invite à aller voir un gala, il va me dire non, qu'il préfère demeurer avec sa famille. Quand il a affronté Cloud, il ne savait même pas contre qui il allait boxer. Et son premier réflexe quand on est retourné au vestiaire après sa victoire a été de me lancer : "Tu m'as dit que le gars était bon." Le fait qu'il ne suit pas beaucoup la boxe fait qu'il ne prend pas personne à la légère. Pour lui, un adversaire c'est un adversaire. Et il est toujours prêt à 100 %.»

«Le fait qu'il ne suit pas beaucoup la boxe fait qu'il ne prend pas personne à la légère. Pour lui, un adversaire c'est un adversaire.»

Marc Ramsay, entraineur d'Artur Beterbiev

Des téléspectateurs de partout

Yvon Michel s'emballe quand il est question de la retransmission en direct à la télévision des combats du gala de vendredi, à Québec. En date de samedi, les droits des quatre combats présentés sur les ondes de Showtime avaient été vendus dans 60 pays. «Un record», a indiqué le président du groupe GYM qui a expliqué que l'affrontement entre Adonis Stevenson et Tony Bellew, présenté en 2013 au Colisée Pepsi, avait été vu dans une cinquantaine de pays. «Nous avons noté une plus grande demande de l'Europe pour nos programmes depuis l'ascension d'Artur Beterbiev.» Michel a aussi précisé que c'est à la demande des gens de Showtime qu'il avait décidé de présenter l'affrontement entre Jo Jo Dan et Kevin Bizier juste avant la grande finale. Jean-François Tardif

En vitesse...

C'est sans ses valises que Dmitry Sukhotsky est débarqué à Québec, vendredi. Ayant manqué sa correspondance en Europe, il a dû prendre un vol différent et ses valises ne l'ont pas suivi. Elles devraient arriver dans deux jours. Résultat : il a dû emprunter des vêtements pour son entraînement public de samedi... Jo Jo Dan a raté son premier rendez-vous avec les amateurs de boxe de Québec. L'adversaire de Kevin Bizier devait monter dans le ring, samedi, à l'occasion d'un entraînement public. Retenu à Montréal, il brillait par son absence... Un deuxième entraînement public aura lieu, aujourd'hui, au Centre Fleur de Lys. Parmi les boxeurs qui devraient être présents, mentionnons Adonis Stevenson, Kevin Bizier et Sébastien Bouchard.

La victoire au plus talentueux

Même s'il n'a pas voulu se prononcer sur l'issue du combat entre Jo Jo Dan et Kevin Bizier, un duel revanche entre les deux hommes qui s'étaient battus au Colisée Pepsi le 30 novembre 2013 et qui s'était terminé à l'avantage du Roumain, Yvon Michel a tenu à y aller de ce commentaire : «Dans le premier combat, les deux boxeurs ne se connaissaient pas vraiment. Et ils se sont livré un duel très serré. Mais là, ce sera différent. Et c'est le plus talentueux des deux qui l'emportera. C'est celui qui aura le mieux analysé le style de son opposant et qui se sera ajusté en conséquence. On l'avait vu dans le combat revanche entre Sugar Ray Leonard et Roberto Duran. Leonard l'avait emporté par K.-O. après avoir perdu par décision unanime.»

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