Le combat Pascal-Bolonti se termine par un non-lieu

Décidémment, ce gala du 6 décembre aura été un cauchemar du début jusqu'à la... (La Presse, Bernard Brault)

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La Presse, Bernard Brault

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La Presse Canadienne
Montréal

Décidémment, ce gala du 6 décembre aura été un cauchemar du début jusqu'à la fin pour InterBox, qui a vu son combat principal entre Jean Pascal et Roberto Bolonti se terminer par un non-lieu après 2:26 d'action au deuxième round.

Pascal (29-2-1, 17 K.-O.) a assené un crochet de la droite au visage de l'Argentin, mais l'arbitre Michael Griffin avait demandé le bris, sans toutefois s'interposer entre les boxeurs, comme il doit le faire. Bolonti (35-3, 24 K.-O.) a encaissé le choc sans se protéger et il s'est immédiatement effondré, passant de longs moments visage contre canevas.

Après que deux médecins soient venus à son chevet, on a donné de l'oxygène à Bolonti, qui a quitté sur une civière, le cou immobilisé.

L'arbitre Griffin a jugé que le coup de Pascal était toutefois une faute non intentionnelle, c'est pourquoi le boxeur de Laval n'a pas été disqualifié.

À son premier combat depuis le 18 janvier - une victoire contre Lucian Bute par décision unanime - Pascal espérait livrer une bonne performance afin de convaincre Kathy Duva de lui faire affronter son protégé Sergey Kovalev, détenteur des titres WBA, WBO et IBF des mi-lourds. Un contrat est déjà signé entre les deux clans et advenant une victoire, Pascal devait affronter Kovalev le 14 mars prochain au Québec. On ne sait plus si ces plans tiennent toujours.

Ce gala aura été une saga de tous les instants pour InterBox, qui ont perdu leur tête d'affiche - Bute - à deux semaines d'avis. Le Montréalais d'origine roumaine devait affronter Bolonti en grande finale, mais après s'être blessé lors de son camp d'entraînement aux Philippines, la finale avait été confiée à Pascal et Donovan George, qui devaient assurer la demi-finale.

Mais voilà, l'Américain, maintenant en tête d'affiche, désirait une bourse plus importante et après que les négociations eurent échoué, on a offert sa place à Bolonti.

Après des ventes difficiles, cette fin en queue de poisson laissera assurément un goût amer dans la bouche des dirigeants d'InterBox, mais également des amateurs de boxe québécois.

Sous-carte

Schiller Hyppolite a remporté de brillante façon son combat face au Hongrois Norbert Nemesapati pour mettre la main sur le titre WBC International Silver chez les mi-lourds, en demi-finale du gala Pascal-Bolonti.

Hyppolite (14-1, 10 K.-O.) a fait preuve d'une belle patience face au coriace Nemesapati (15-2, 14 K.-O.) pour inscrire une victoire par arrêt de l'arbitre Alain Villeneuve à 1:26 du 11e round.

En arrière dans les cartes, Nemesapati a voulu lancer une attaque que son adversaire a clairement vu venir et c'est le Hongrois qui a encaissé le solide uppercut court du droit que lui a servi Hyppolite en contre-attaque. Ébranlé, Nemesapati a cherché à se réfugier dans les câbles, mais complètement inactif, il n'a pas laissé d'autre alternative à l'officiel, qui a réagi au bon moment.

C'est la première défaite par K.-O. subie par Nemesapati.

Hyppolite, un Montréalais d'origine haïtienne, semblait se diriger vers une victoire expéditive après qu'il eut fait visiter le plancher à son adversaire dès la troisième reprise grâce à un solide crochet de droite qui a atteint la tempe de Nemesapati. Mais le Hongrois s'est relevé avant le compte de 10 et, même s'il a mis un certain temps à reprendre tous ses esprits, il a résisté à l'assaut d'Hyppolite dans les dernières secondes du round.

Au septième, Hyppolite a de nouveau ébranlé solidement Nemesapati, sans que ce dernier ne cède. Après qu'un autre crochet du droit à la tête l'eut envoyé valser dans les câbles, Hyppolite a suivi avec une combinaison crochet de droite à la tête et uppercut de la gauche, sans réussir à mettre son adversaire hors de combat.

Après avoir résisté tant bien que mal aux attaques du Québécois, connaissant même ses meilleurs moments au début du huitième, Nemesapati aura couru à sa perte en lançant une attaque qu'Hyppolite a vu venir. Le Hongrois n'avait toutefois pas d'autre choix que d'ouvrir la machine dans cette cause qui s'annonçait perdue.

Butler demeure invaincu

Steven Butler (9-0, 8 K.-O.) a conservé sa fiche intacte contre le Français Lyes Chaibi (12-8-2, 2 K.-O.), qui a été stoppé avant la limite pour la première fois de sa carrière. Chaibi a tout de même livré une belle opposition au mi-moyen Montréalais et l'arbitre a peut-être été un peu rapide sur la gâchette en arrêtant le combat à 1:14 du cinquième, alors qu'il venait de livrer deux bons rounds au cours desquels il avait atteint Butler solidement en quelques occasions.

Butler, embêté par la position du gaucher en début de combat, a bien su s'ajuster et l'expérience acquise lui servira pour la suite de sa carrière.

À l'autre bout du spectre, Junior Ulysse (5-0, 3 K.-O.) n'a pratiquement pas eu d'opposition de la part du mi-moyen Polonais Lukasz Janik (12-8-1, 6 K.-O.) et il a par conséquent signé une victoire facile par décision unanime, les trois juges remettant des cartes de 80-72. Certains diront que ces rounds seront formateurs. Encore faut-il avoir une opposition.

En ouverture de gala, le poids lourd Bogdan Dinu (12-0, 8 K.-O.) n'a eu qu'à travailler pendant 2:49 face au Montluçonnais Mickaël Vieira (14-5, 7 K.-O.). Vieira s'est blessé au bras gauche en lançant une attaque, l'handicapant sévèrement. Dinu a saisi sa chance et l'a terrassé d'un solide crochet au corps.

À son premier combat depuis qu'il a signé un contrat de trois ans avec InterBox - et son deuxième en deux semaines! - David Théroux (5-0, 3 K.-O.) a dû livrer six rounds face au tenace Polonais Maurycy Gojko (22-45-3, 8 K.-O.). Le super-léger l'a cependant emporté par décision unanime. Les trois juges ont remis des cartes de 60-52, Gojko a été pénalisé de deux points au deuxième pour ses deux visites au tapis.

Finalement, le super-plume Joel Diaz fils (18-0, 14 K.-O.), jeune Californien de 22 ans protégé de Jean Pascal, a dominé son combat contre le Mexicain Pedro Navarrete (28-20-3, 17 K.-O.), qu'il a terrassé d'un crochet du gauche au corps à la fin du quatrième round.

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