Hopkins, un «Rocky» en chair et en os

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Associated Press
Philadelphie

À deux mois de son 50e anniversaire, Bernard Hopkins passera ce soir de nouveau le K.-O. au temps qui passe pour livrer un autre combat de championnat du monde, ce soir à Atlantic City. Il affrontera l'artiste du knock-out russe Sergey Kovalev pour l'unification des titres WBA, IBF et WBO des mi-lourds.

Kovalev, champion WBO, a une fiche de 25-0-1 avec 23 K.-O. Il fait figure de favori à 3 contre 1 contre Hopkins (55-6-2, 32 K.-O.).

Ce combat ferait un excellent film : un vieillissant boxeur de Philadelphie contre une machine de boxe russe de 31 ans. «Nous avons une statue de Rocky et ce n'est même pas un vrai type», a dit Hopkins au sujet du champion fictif de Philadelphie. «Ce que je fais, ils ne pourraient pas l'écrire dans un scénario. Personne ne le croirait. "Ce gars-là? Ce vieux-là? Voyons! Il ne peut pas gagner!" Cette statue est un symbole, mais moi, je suis un champion en chair et en os.»

Hopkins fait paraître des boxeurs comme Jersey Joe Walcott ou Joe Louis pour des amateurs, eux qui ne se sont battus «que» jusqu'à la fin de la trentaine. Et Hopkins ne compte pas se retirer.

Celui qui maîtrise autant l'art de l'entrevue que du direct s'est récemment amusé avec les journalistes. S'assurant qu'un enregistreur était bien en fonction, il s'est penché avant de débiter les questions qu'il a si souvent entendues au cours des 10 dernières années. «Bernard, comment te sens-tu? Bernard, pendant combien de temps comptes-tu encore te battre? Bernard, pourquoi n'es-tu pas à la retraite?»

Hopkins s'est redressé, tout sourire, satisfait de son trait d'humour. «Je ne fais qu'apprécier le voyage», a ajouté le plus vieux champion de l'histoire de la boxe.

«Après ce combat, il pourra débuter une carrière dans le théâtre ou le spectacle, car il parle bien», a souligné le Russe qui a également avoué qu'en raison de sa maîtrise imparfaite de l'anglais, il ne comprenait que 10 % de ce que disait son adversaire.

«C'est une légende de notre sport, j'ai compris qu'il avait une grosse confiance en lui, mais c'est moi qui vais gagner ce combat», a-t-il assuré.

Pas facile à mettre k.-O.

Kovalev devra travailler fort s'il veut passer le K.-O. à Hopkins. Le dernier à avoir réussi l'exploit est De La Hoya, en 2004.

Hopkins, qui aura 50 ans le 15 janvier, s'est imposé d'énormes sacrifices pour pouvoir se battre jusqu'à un âge aussi vénérable. Il s'est interdit toute boisson, tout dessert et se tient loin de la restauration rapide. «Je n'allais pas laisser des livres en trop me passer le K.-O.»

Hopkins a subi deux revers contre Jermain Taylor et n'a pas été en mesure de battre Chad Dawson en deux combats. Mais si vous lui demandez qui est l'adversaire le plus difficile qu'il a affronté, ces deux noms ne seront pas mentionnés. Pas plus que ceux d'Oscar De La Hoya, Felix Trinidad ou Antonio Tarver.

«Antwun Echols était vraiment un dur de dur», indique Hopkins. «Un cogneur solide. [...] Tavoris Cloud n'était pas un vilain cogneur. C'est simplement qu'il n'a jamais pu m'atteindre comme il faut.»

En cas de succès, le prochain objectif de Hopkins sera le titre WBC, détenu par Adonis Stevenson, 36 ans. Le Québécois d'origine haïtienne (24-1, 20 K.-O.) doit d'abord remettre en jeu sa couronne contre un autre Russe, Dmitry Sukhotsky (22 victoires, deux défaites), le 19 décembre à Québec. Avec Agence France-Presse

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