Bute rêve d'affronter Pascal en plein air

Lucian Bute a procédé, jeudi, à la mise... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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Lucian Bute a procédé, jeudi, à la mise au jeu protocolaire au Tournoi pee-wee. Mathieu Desgagnés du Canadien de Montréal et Colton Huard des Ducks d'Anaheim ont eu l'honneur d'y prendre part.

Photo Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Lucian Bute caresse deux projets. Un vieux rêve, celui de se battre en plein air. L'autre visée, plus récente, affronter Jean Pascal. Pourquoi ne pas jumeler les deux? «J'aimerais le faire pour ce combat-là», confie l'ex-champion du monde. Le stade de l'Université Laval serait tout désigné.

En début de semaine, l'annonce de la réalisation prochaine d'un duel Bute-Pascal a injecté une dose d'adrénaline dans un milieu de la boxe québécoise qui en avait besoin. Bute lui-même admet que son enthousiasme à l'entraînement a grimpé d'un cran.

En fait, c'était son idée, a-t-il raconté au Soleil, jeudi soir, avant d'effectuer une mise au jeu protocolaire au Tournoi international pee-wee de Québec. Il avait fait de même plus tôt à l'International Bernières-Saint-Rédempteur, à Lévis, toujours à l'invitation de son commanditaire.

«Ça fait des années qu'il me lance le défi. J'ai toujours dit que ça se ferait au bon temps et ce temps-là est arrivé. Il n'y a plus juste de l'intérêt pour ce combat au Québec, il y en a aussi en Europe, en Roumanie et auprès des télés HBO et Showtime», fait-il valoir.

Quant à l'idée de se produire sous un ciel étoilé, Bute y songe «depuis un bout de temps». «Je n'ai jamais vécu l'expérience et j'aimerais beaucoup ça», admet celui dont l'équipe de gérance avait élaboré un plan de gala au stade extérieur du PEPS de l'UL pour l'été dernier. L'idée ne s'est toutefois pas concrétisée.

Il est au fait de l'intérêt démontré par l'homme d'affaires de Québec Jacques Tanguay, le président du club de football du Rouge et Or et des Remparts, de remettre le projet sur les rails pour Bute-Pascal. Tanguay et Bédard sont amis et parfois partenaires. Ils ont organisé le Québec Open de volleyball de plage ensemble, en 2011.

«Ce serait bien! Que ce soit à Montréal ou à Québec, je me sens chez moi. J'ai eu des très bons combats, ici», souligne Bute, qui a enfilé les gants quatre fois dans la capitale : contre Glen Johnson (2011), Librado Andrade (2009), Carl Handy (2005) et Zane Marks (2004).

«Mais ça pourrait être n'importe où. Ça va se décider entre les promoteurs», insiste-t-il néanmoins. Le PEPS dans sa version boxe, ce qui serait une première, accueillerait 25 000 spectateurs. Le Centre Bell 22 000 et le Stade olympique plus de 50 000. «Plus il y aura de monde, mieux ce sera», croit Bute.

Trop tôt le 25 mai pour un combat dehors

Si le clan Pascal convainc Chad Dawson de céder sa place dans le ring à Bute le 25 mai, ce serait trop risqué de boxer dehors, surtout le soir. Le plan initial concernait l'automne. Dans ce cas, le 15 septembre s'avèrerait la limite psychologique à ne pas franchir. Le Rouge et Or football joue à l'étranger les fins de semaine du 7 et du 14 septembre.

Depuis la défaite contre Froch en mai, sa première en carrière, Bute dit avoir retrouvé le goût de la boxe, autant physiquement que psychologiquement. Mais ce nouveau défi l'inspire encore plus. «Je n'avais pas senti autant d'enthousiasme pour un de mes combats depuis Andrade II», justement livré au Colisée de Québec.

Bute et Pascal se connaissent mieux que l'on pense. En 2003 et 2004, alors que Pascal se préparait en vue des Jeux olympiques d'Athènes et que Bute venait de débarquer au Québec, ils se sont entraînés l'un contre l'autre. «Mais c'était il y a longtemps...» glisse Bute.

Plus gros que Hilton-Ouellet

La dernière grande rivalité dans la boxe québécoise remonte à plus de 12 ans. Dave Hilton et Stéphane Ouellet se sont livré trois affrontements en novembre 1998, mai 1999 et septembre 2000. «Je ne veux pas être mal interprété, mais Bute-Pascal, c'est plus gros», assure Lucian Bute. Le Roumain d'origine n'avait pas encore immigré au Québec à cette époque, mais il a plus tard regardé les combats sur vidéo. «Hilton-Ouellet, c'était un intérêt local, au Québec. Là, il y a un gros intérêt local, mais il y a aussi un intérêt mondial.» Bute (IBF) et Pascal (WBC) sont deux anciens champions du monde. Au moment de s'affronter, ni Ouellet, ni Hilton n'avaient atteint un tel niveau de succès. Hilton est devenu champion du monde trois mois après son troisième combat contre Ouellet, sa seule défaite.

Bute assure ne pas envisager ce combat comme une fin de carrière. Celui qui aura 33 ans jeudi prochain se voit encore boxer trois ou quatre ans. Il parle déjà d'une revanche, peu importe le vainqueur. «Les gens sont divisés. Ils sont Bute ou Pascal. Il y a une rivalité!» Quant aux attaques lancées par son futur adversaire au cours des dernières années, il ne s'en formalise pas. «Ça ne m'a jamais dérangé. Il est comme ça. C'est de la promotion!»

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